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	<title>journal • belle-isle • eu &#187; Journal</title>
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	<description>Le journal de bord de Fleur de Sel et plus encore...</description>
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		<title>Les douches tahitiennes</title>
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		<pubDate>Wed, 07 Dec 2011 07:47:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nicolas</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Derrière Moorea, Tahiti pointe le bout de son nez. Mais ce n’est vraiment que le bout du nez, parce qu’une première constatation s’impose d’emblée : Tahiti c’est grand ! De toutes les îles du Pacifique, c’est la première que nous abordons qu’il nous est impossible d’embrasser en entier du regard. Avec ses 32 milles de long sur 16 de large, et surtout ses 2'241 mètres d’altitude, Tahiti se coiffe de manière quasi-permanente d’une perruque de nuages. Evidemment, comparée à Chiloé, longue de 90 milles, ou à la Terre de Feu, qui dépasse les 200 milles de long, les dimensions n’ont rien de comparable. Mais nous sommes ici au milieu du Pacifique, et par rapport aux confettis volcaniques qui émergent ici ou là – parfois seulement à quelques mètres au-dessus de l’eau dans le cas des atolls – on comprend d’entrée de jeu l’importance de Tahiti en Polynésie. Cette importance, nous ne tardons pas à la voir en approchant, car elle se traduit par la taille démesurée de Papeete, la plus grande ville à presque 2'000 milles à la ronde.]]></description>
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		<title>Je reviendrai à Moorea…</title>
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		<pubDate>Fri, 25 Nov 2011 03:51:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nicolas</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Après la « Hawaiki », <em>Fleur de Sel</em> s’en est retournée dans le lagon des îles jumelles. Raiatea et Tahaa partagent en effet le même lagon, et vues du ciel on dirait un trou de serrure ! La course de pirogues ne nous aura laissé que peu de temps pour explorer Raiatea, et sachant que nous comptons y revenir d’ici quelques mois, nous nous contentons pour cette fois-ci d’une visite approvisionnement à Uturoa, petite ville par bien des aspects, mais aussi la plus importante et capitale des Iles Sous le Vent, la deuxième agglomération de Polynésie Française, et surtout la plus grande ville que nous avons vue depuis bien longtemps… C’est plutôt Tahaa, « l’île vanille », que nous explorons cette fois-ci.]]></description>
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		<title>Hawaiki Nui</title>
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		<pubDate>Thu, 24 Nov 2011 07:11:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nicolas</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Quatre jours après être partis de Rurutu, <em>Fleur de Sel</em> se réveille un matin en vue des Iles de la Société. Et encore, ce piètre temps de parcours pour une distance de 380 milles cache en fait deux jours quasi-entiers passés au moteur, par une mer à peine ridée. Contrairement à notre habitude, nous n’avons pas pu choisir notre météo pour cette étape. Ayant prolongé le séjour dans quelques unes des Iles Australes, il ne nous restait plus de « mou » dans notre planning, et il fallait coûte que coûte rallier Raiatea pour ne pas être en retard pour la « Hawaiki », comme on la surnomme.]]></description>
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		<title>Nouvelles rencontres à Rurutu</title>
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		<pubDate>Wed, 09 Nov 2011 22:06:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nicolas</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Une nouvelle centaine de milles sépare Tubuai de Rurutu, 117 milles exactement de Mataura à Moerai. C’est donc en toute fin de matinée que nous appareillons de Tubuai. Mais nous sommes partis un peu précipitamment, après avoir pris une nouvelle météo, qui nous annonçait l’arrivée d’une petite dépression tropicale sur zone dès le surlendemain. Pourtant, les prévisions ne sont pas idéales, et le vent est tellement mou qu’il nous aurait fallu partir dès l’aube pour avoir une chance d’arriver avant la nuit le lendemain. <em>Fleur de Sel</em> se traîne à moins de 3 nœuds sur cette étape où il fait chaud et moite, et nous atterrissons sur la côte est de Rurutu en fin de nuit. Quelques heures plus tard, bien sur l’alignement des deux amers, nous entrons dans le petit port de Moerai.]]></description>
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		<title>Retour sous les tropiques</title>
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		<pubDate>Sat, 05 Nov 2011 06:38:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nicolas</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Il y a tout juste moins de 300 milles de Rapa à sa voisine australe la plus proche, Raivavae, et nous parcourons cette distance en une soixantaine d’heures, c’est plutôt pas mal. Après avoir abandonné les falaises de Rapa dans le crépuscule, la nuit est superbe, et les étoiles veillent sur nous tandis que le vent nous porte. Il est juste un peu léger et un peu trop adonnant, ce qui nous oblige à faire route un peu plus au nord qu’il ne le faut. Dans la journée du lendemain, nous faisons un bon bord de gennaker, qui nous permet de grappiller quelques dixièmes de nœuds, mais toujours pas possible d’abattre plus. De toutes les manières, à l’approche de la nuit, il est plus sage de l’affaler. Dans la nuit, le vent fait fi des prévisions et continue à tourner au sud, ce qui nous oblige à passer les voiles en ciseaux. Nous voici au vent-arrière, ça roule, mais ça ne change pas grand-chose, car on roulait aussi avant ! En plein océan, nous passons au-dessus d’un mont sous-marin, et notre sondeur capte 30m. Pas de souci, la mer n’est pas forte et le haut-fond ne nous malmène pas. En revanche, sur la ligne de pêche ça ne mord pas mieux pour autant…]]></description>
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		<title>Le petit paradis d’en bas</title>
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		<pubDate>Thu, 20 Oct 2011 07:38:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nicolas</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Nous quittons les Gambier, l’archipel le plus à l’est de Polynésie Française, pour rejoindre Rapa, l’île la plus méridionale du pays. A croire qu’à tourner autour du pot, nous ne voulons pas entrer dans le vif du sujet. Et pourtant, ce que nous nous apprêtons à découvrir ne pourra pas être plus authentique, une fois de plus. Mais auparavant, près de 600 milles nous séparent de cette nouvelle destination, 600 milles de Pacifique bleu, en six jours de traversée.]]></description>
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		<title>Les plus précieuses perles</title>
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		<pubDate>Tue, 18 Oct 2011 07:11:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Heidi</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Après plus d'un mois et demi dans l'archipel des Gambier, nous avons finalement réussi à lever l'ancre. Pas sans une impression de ne pas avoir eu assez de temps, ni sans un pincement au cœur. Mais, celui-ci n'est pas dû à une appréhension de la semaine de navigation devant nous (les choses ont bien changé depuis notre départ d'Europe, où la traversée du Portugal aux Canaries ressemblait à un grand saut), mais de devoir laisser si rapidement des gens adorables et intéressants que nous avons à peine eu le temps de connaître.]]></description>
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		<title>Séquence coquillages et canard</title>
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		<pubDate>Sun, 09 Oct 2011 07:38:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nicolas</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Un nouvel arrivant est mouillé à Rikitea lorsque nous y arrivons de retour d’Akamaru et des motus. Mais il nous faudra plusieurs jours pour rencontrer ses occupants tant notre emploi du temps sera chargé. A peine avons-nous mouillé qu’Hélène et Tepano passent nous proposer une virée sur les motus pour le lendemain. Tôt ce dimanche-là, nous voilà donc en route, filant 20 nœuds à travers le lagon. Et c’est sur les coups de 9 heures environ que nous arrivons sur Kouaku, une centaine de mètres de large à peine pour 1km de long. Pas question de traîner, nous avons du travail, et chacun s’y attelle sans délai.]]></description>
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		<title>Vacances dans le lagon pour faible tirant d&#8217;eau</title>
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		<pubDate>Thu, 06 Oct 2011 08:09:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nicolas</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Mangareva n’est pas la seule île aux Gambier, et de Rikitea on a d’ailleurs face à nous Aukena et Akamaru. Cette dernière sera notre première destination extra-mangarévienne, lorsqu’après presque trois semaines nous levons enfin l’ancre. Oh, il ne s’agit pas d’un long voyage : cinq milles à peine seront nécessaires pour atteindre Mekiro. C’est l’îlot voisin d’Akamaru, et il domine un superbe platier de sable que parsèment ici ou là des têtes de corail. En une heure, nous voici au sein du « lagon dans le lagon » ! Moins de deux mètres de fond, une eau qui passe du bleu profond au turquoise cristallin, et un arrière-plan luxuriant, c’est presqu’un petit paradis tropical. Evidemment, les quillards trop profonds ne peuvent pas atteindre ce mouillage époustouflant, mais Fleur de Sel n’aura pas de mal à nous emmener dans aussi peu d’eau !]]></description>
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		<title>Pause à Rikitea</title>
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		<pubDate>Wed, 21 Sep 2011 22:58:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nicolas</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rikitea, nous vous l’avons déjà dit, est le village principal (le seul, en fait) de l’île de Mangareva. C’est là que nous sommes venus mouiller, dans cette baie exposée à l’est mais si bien protégée des alizés par un dédale de coraux affleurant. C’est aussi là que nous avons mis le pied en Polynésie Française, et que nous y avons découvert le « stress mangarévien », celui qu’on évoque le sourire en coin. C’est-à-dire que nous y succombons petit à petit à la douceur de vivre. Mais dans un premier temps, nous avons tout de même été pas mal actifs car c’était la fin d’une très longue traversée.]]></description>
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		<title>Tentative à Pitcairn</title>
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		<pubDate>Tue, 30 Aug 2011 00:54:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nicolas</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Peu de monde connait le nom de Pitcairn. Mais ceux qui ont déjà entendu parler de cette minuscule île perdue dans le Pacifique savent le plus souvent combien son histoire est mêlée à la célèbre mutinerie de la <em>Bounty</em>. Pour ma part, depuis que dans mon enfance Bonne-Maman m'avait offert l'incroyable récit des <em>Dix-neuf hommes contre la mer</em>, il y a toujours eu quelque part dans le sud du Pacifique l'image de la Bounty et de sa chaloupe. Or, sur la route entre Rapa Nui et les Gambier se trouve la fameuse île de Pitcairn, une escale à ne pas manquer pour tous ceux qui ont lu et relu les histoires de marins ! Seulement voilà, et sans rentrer dans le détail de l'histoire de la Bounty que vous trouverez certainement bien résumée sur Internet, ou mieux encore, racontée dans les trois romans de Nordhoff et Hall, si Fletcher Christian et les siens avaient choisi de s'y terrer pour échapper à toute recherche, c'est aussi car l'île était très difficile d'accès. Pitcairn allait donc nous donner du fil à retordre.]]></description>
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		<title>Trans-Pâques, épisode final</title>
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		<pubDate>Sat, 20 Aug 2011 05:36:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nicolas</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Nous voilà enfin sortis du piège. <em>Fleur de Sel</em> n'est plus soumise aux à-coups des aussières, et vogue au contraire maintenant sur une haute mais belle houle. Bien que nous nous faisions toujours ballotter par la mer, les mouvements sont maintenant souples et beaucoup plus normaux pour un bateau. Il nous faut encore une petite heure pour tout remettre en ordre à bord : lover tous les cordages, dégonfler et arrimer l'annexe sur la plage avant, ranger tout ce qui traîne encore dans les coffres. Tout cela afin de remettre le bateau en état de naviguer, chose qu'il n'était pas possible de faire en quittant Hanga Piko tant il fallait larguer les amarres et franchir la passe le plus vite possible. C'est donc à peu près au moment où le soleil décline que l'excitation retombe à bord, et Heidi prend le premier quart de bannette sans tarder. Car après une semaine à Rapa Nui, nous sommes tout sauf reposés. Et pourtant, la deuxième étape de cette transpac nous attend.]]></description>
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		<title>Le nombril du monde</title>
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		<pubDate>Sun, 14 Aug 2011 00:29:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nicolas</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<em>Nui</em> signifie "grand" dans les langues polynésiennes, et donc celle que nous connaissons comme l'Ile de Pâques s'appelle en fait la grande Rapa. Ce nom lui aurait été attribué au XIX° siècle seulement par les marins tahitiens qui trouvaient qu'elle ressemblait à l'île de Rapa, située au sud des Iles de la Société. A ce titre, ce serait donc un nom plus récent que celui de <em>Paasch-Eyland</em>, qui a été attribué par Jacob Roggeveen, l'explorateur néerlandais qui fut le premier européen à reconnaitre l'île, lors du dimanche pascal de 1722. Pourtant, et malgré ses dimensions relativement modestes (une vingtaine de kilomètres de long environ), grand est un épithète qui convient bien à ce bout de terre émergée. En effet, grande est la renommée de cette île, grand est son isolement géographique, grands sont les mystères quant à son histoire, et grands sont les <em>moais</em> - les statues qui la symbolisent plus que tout. Le débat reste ouvert quant au nom originel de l'île, mais l'appellation la plus probable serait <em>Te pito o te henua</em>, c'est-à-dire "le nombril du monde". Il se pourrait que ce nom signifie que l'île aurait été le cordon ombilical entre le monde des vivants et des esprits. Cela dit, pour nous qui arrivions de trois semaines en mer, la sensation d'arriver dans une toute petite cicatrice volcanique perdue au milieu d'un grand ventre océanique nous semblait appropriée !]]></description>
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		<title>Trans-Pâques, épisode second</title>
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		<pubDate>Sun, 07 Aug 2011 03:03:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nicolas</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Les jours se suivent et ne se ressemblent pas. Cela fait déjà dix jours que nous sommes en mer, et en ce 26 juillet, nous sommes maintenant à mi-distance environ de notre point de départ et de notre objectif: chacun est à près de 1'000 milles, tandis que Lima au Pérou est à 1'100 milles dans notre nord-est. Autant dire que nous sommes au milieu de nulle part, et pourtant nous atteignons maintenant l'autoroute. Enfin, théoriquement, du moins, car le fait que nous soyons en hiver apporte un peu de piment à cette traversée, car il nous faut toujours compter sur notre voisin proche, l'anticyclone du Pacifique Sud. Nous décidons de changer d'heure, en sautant directement d'UTC-4 à UTC-6, ce qui nous fait maintenant 8 heures de décalage avec l'Europe. Ainsi l'heure du bord correspondra à l'heure en vigueur à Rapa Nui. Du coup il fait jour de 7h à 18h au lieu de 9h à 20h, mais de toutes les façons, peu importe. Finalement nos seuls impératifs horaires sont pour les fichiers et les cartes météo, et c'est plus simple de penser en UTC. Pour le reste, nous faisons selon notre rythme biologique, si tant est qu'on puisse y trouver une certaine régularité au fil des quarts de veille.]]></description>
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		<title>Trans-Pâques, épisode premier</title>
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		<pubDate>Tue, 26 Jul 2011 19:01:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nicolas</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Pacifique]]></category>

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		<description><![CDATA[L'Ile Robinson Crusoé devient peu à peu silhouette dans le jour déclinant et les détails s'estompent dans le crépuscule, tandis que <em>Fleur de Sel</em> taille sa route entre quelques grains, mais surtout dans la grosse houle de SW qui agite encore l'océan. Nous sommes partis sans traîner car d'une part le mouillage au sud de l'île n'était plus vraiment bien protégé, et d'autre part il n'y a pas de temps à perdre. La fenêtre météo est là, et l'anticyclone du Pacifique Sud devrait rester au bon endroit pendant quelques jours. Il faut en profiter avant qu'il ne s'éloigne pour laisser la place à quelque dépression, ou avant qu'il ne remonte nous engluer dans la pétole. Pour nous, cet anticyclone sera un gigantesque rond-point dont il va falloir se servir avec doigté, d'autant plus car nous effectuons cette traversée à la mauvaise saison, c'est-à-dire en plein hiver. En avant pour un tour de manège, donc !]]></description>
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