Mot-clé ‘Formalités’

Ambiance pour fêter les 150 ans du Canada : des fusiliers en tenue écossaise font parler la poudre !
Les dernières nuits de la traversée vers la Nouvelle-Ecosse sont très fraîches : la température de l’eau descend jusqu’à 6° ! Mais nous bénéficions d’un temps radieux pendant la journée et le spectacle d’un bestiaire passionnant s’offre à nous. Des fulmars nous accompagnent tout du long, mais lorsque le vent est trop faible, ils s’arrêtent de voler et patientent sagement, assis sur l’eau. Un fou brun vient ensuite se poser un soir en tête de mât, et craignant pour la girouette et pour l’antenne VHF, nous parvenons à l’effrayer, ce qui l’incite ensuite à se poser sur le passavant. Il semble à bout d’énergie, et même lorsque nous devons l’approcher de très près (pour installer une retenue de bôme, ou pour aller en pied de mât), il ne bouge que très peu tant il semble exténué. Bob le booby (comme nous le surnommons en raison du nom de l’espèce en anglais) passera finalement toute la nuit à bord avant de repartir au petit matin, visiblement en meilleure forme.

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Le soleil couchant embrase le ciel à notre arrivée à Onset. Le lendemain à l'aube, nous passerons sous le magnifique pont ferroviaire qui enjambe le Cape Cod Canal.
Le courant peut être assez prononcé dans le Long Island Sound, et nous profitons donc le lendemain de notre départ de la région de New York pour bien avancer. Nous prévoyons de dormir aux Thimbles, joli amas de cailloux situés non loin de New Haven, dans le Connecticut, et hérissés de mansions typiques de la Nouvelle-Angleterre. L’endroit est effectivement pittoresque, mais voilà, le vent nous est favorable et cessera de l’être dans la journée du lendemain. Aussi choisissons-nous de pousser 25 milles plus loin, dans la baie de Niantic, que nous atteignons à la tombée de la nuit. Nous sommes ainsi bien positionnés pour parcourir le lendemain matin la dizaine de milles restante jusqu’à l’entrée de la Mystic River. Nous remontons ce magnifique ria, bordé de belles maisons, jusqu’à passer deux ponts qu’il faut faire ouvrir à la VHF. Le pont ferroviaire tourne, tandis que le pont routier se lève en basculant, et après ce double franchissement Fleur de Sel atteint Mystic Seaport, l’un des plus fabuleux musées maritimes au monde.

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Fleur de Sel remonte la Hudson River et passe au pied des buildings
Il faisait encore nuit, ce 4 juin au matin, lorsque Fleur de Sel est entrée dans la baie de New York. Du phare de West Bank, nous entendrons bien mieux l’entêtante corne de brume que nous n’en devinerons la silhouette et c’est sur quelques rares nuages rougeâtres, puis rosissant et enfin dorés, que le jour s’est levé sur Long Island, avec la skyline de Manhattan en arrière-plan. Le pont des Verrazano Narrows, lui, se dessinait auparavant en lumière depuis plusieurs heures, mais c’est maintenant sur un grand ciel bleu qu’il nous accueillait au petit matin dans la partie intérieure de ce port mythique.

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Pavillon marquisien
Drapeau néo-zélandais
Pavillon mauricien

L’eau a coulé sous la coque depuis la première salve sur les pavillons. Les barres de flèche de Fleur de Sel ont vu flotter de nombreuses couleurs supplémentaires, et nous avons fait d’autres rencontres. Comme nous ne devrions désormais plus utiliser de nouveau pavillon avant notre retour en Bretagne, nous vous proposons donc ici une revue des pavillons de notre route « retour », dans l’Océan Pacifique, dans l’Océan Indien et en Amérique du Nord principalement. En plus des pays que nous avons visité, il y a également les pavillons de bateaux que nous avons croisés, ou encore de pays qui auraient pu faire partie de notre route.

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Danse de Gombey pendant la Bermuda Day Parade
Les premiers jours de navigation après les Antilles sont plaisants. Le temps est ensoleillé, ce qui est agréable autant pour nous que pour les batteries du bord dont la charge remonte. Seule la pêche est un peu contrariante, car nous ne cessons de moissonner des sargasses. Au bout de deux jours, notre premier anticyclone nous abandonne et il nous faut subir un passage mou et pluvieux, où l’atmosphère est lourde et la mer chaotique. Le lendemain c’est enfin le front qui passe, nous accueillant sous les latitudes tempérées avec une belle pluie torrentielle ! Comme on avait quitté, peu auparavant, et pour la dernière fois, les tropiques, on se demande si c’était un adieu tropical ou une bienvenue en Atlantique Nord.

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Gustavia la belle, décidément antillaise, avec son histoire aussi colorée que le panorama
Outre le fait que Petite-Terre est l’un des endroits où le tirant d’eau de notre bateau de location nous avait empêché de nous rendre lors de notre croisière guadeloupéenne de 2008, c’est aussi une destination qui nous permet d’éviter de passer sous le vent de la Dominique, île haute connue pour son dévent. En revanche, il faut prendre soin de ne pas passer trop près au vent de la Dominique, pour ne pas se faire prendre dans le ressac. Ce qui signifie que l’on doit composer avec deux bancs de haut-fonds, dont il s’avèrera qu’il vont générer des courants pénibles provoquant à leur tour une mer très désagréable. La première moitié du trajet entre la Presqu’île de la Caravelle et Petite-Terre a donc tout d’une chevauchée infernale, où Fleur de Sel se fait malmener dans tous les sens, pour atteindre enfin des eaux à peu près claires après 40 milles de trajet. La suite de la traversée se fait à peu près sans histoire, et ce jusqu’à quelques milles de l’arrivée. Mais une fois Marie-Galante laissée sur babord et Petite-Terre étant déjà en vue, l’impensable se produit.

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La magnifique Habitation Clément, 100% pur jus de cane
Nous avions mouillé dans le noir et c’est donc après un bon repos, et surtout une fois le jour levé, que nous découvrons la baie de Ste-Anne. La météo pour notre premier jour antillais est plus que maussade, puisque nous passons la matinée à nous faire balayer sans relâche par des grains. A la faveur d’une accalmie, nous décidons toutefois de nous faufiler dans le fond du Cul-de-Sac Marin et de nous amarrer à la marina du Marin (au cas où vous n’auriez pas deviné, il y a un thème maritime dans la toponymie…) C’est là que nous prenons nos quartiers pour huit jours, sur une place tout au bout d’une ponton excentré – agréable car tranquille et à l’écart du trafic, mais peu pratique car l’aller-retour à terre demande vingt minutes ! En tous les cas, c’est l’occasion de nous reposer après nos traversées équatoriales à la vitesse de l’éclair. L’occasion aussi de faire un bon arrêt technique et logistique.

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Le choc en arrivant : la barre d'immeubles de João Pessoa !
Nous voici alors à l’orée du troisième et dernier tronçon de l’Atlantique Sud. Nous nous étions arrêtés aux deux escales possibles sur notre route vers le Brésil, et il nous restait alors précisément encore un tiers des 3’600 milles à avaler. La difficulté principale que l’on avait entrevue sur cette traversée, c’est qu’on s’élance pour 10-12 jours de mer avec très peu d’avitaillement frais (on a tout de même trouvé un peu de viande et quelques légumes), le dernier vrai plein datant de Cape Town un mois auparavant ! Il y a quelques articles qui permettent de tenir, comme le saucisson sec acheté au marché de Muizenberg et qui se conserve à merveille, et nous faisons germer des graines pour avoir de la verdure, sans parler de la viande que Heidi a mise en conserves et qui vient nous procurer de bons repas.

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Du haut de Cross Hill, magnifique vue sur Georgetown à gauche et Clarence Bay à droite. Fleur de Sel est le voilier le plus à droite et encore plus à droite on devine le pipeline évoqué plus loin, ici amarré à poste.
Une nouvelle semaine de mer nous attend, pour parcourir les 700 milles séparant Sainte-Hélène d’Ascension. Les premiers jours, et surtout les premières nuits, sont un peu plus ventées et humides qu’anticipé, mais Fleur de Sel avance bien. Et dès le troisième jour, les conditions sont de nouveau tranquilles. Elle sont même si stables et agréables, qu’on en profite pour marcher sous gennaker pendant 36 heures sans interruption. Ce n’est qu’à la tombée de la seconde nuit qu’on décide d’affaler, les conditions devenant plus variables. Pendant ces belles nuits étoilées, on peut admirer la Grande Ourse qui s’élève de plus en plus sur l’horizon nord, tandis que la Croix du Sud se rapproche de plus en plus de l’horizon sur l’autre bord.

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Heidi pause et pose à mi-chemin de la Jacob's Ladder
Nous avions 1’700 milles à parcourir pour ce premier tronçon en Atlantique Sud, et tout commença de manière fort variable, puisque après nous être dégagés du dévent de Table Mountain, le vent forcit dans l’après-midi jusqu’à dépasser la trentaine de nœuds en soirée : le fameux effet thermique de la pointe sud-africaine, exacerbé par la froideur de l’eau, nous permet de tester les nouvelles voiles arisées dans la brise. Mais à partir du lendemain, et à mesure que nous nous écartons du continent, nous avons droit à plusieurs jours de conditions plus clémentes dans un début d’alizés, ce qui permet une entrée en matière un peu plus agréable. Les quelques bancs de brume se dissipent, les pêcheurs se font très rares et il n’y a plus alors que quelques cargos pour partager l’horizon avec nous.

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C'est par une journée immaculée et ventée au possible que nous visitons la péninsule du cap, si spectaculaire
L’entrée de St. Francis est assez étroite et un pneumatique de la capitainerie nous a guidé jusqu’à notre place. Le port n’est pas très grand mais il abrite quelques dizaines de bateaux de pêche dans le premier bassin, et encore un peu plus de bateaux de plaisance (la plupart à moteur) dans le second bassin, entouré d’appartements de vacances, un peu une version sud-africaine de Nusfjord. L’ambiance y est un peu surréaliste, car nous sommes à la mi-janvier, en plein été, et pourtant seuls quelques logements sont occupés. Nous réalisons qu’ils ne doivent servir que 15 jours par an, sans doute lorsque des familles de Johannesbourg viennent y passer Noël. Il n’empêche, il y a un petit côté sympa à ce lieu de villégiature, surtout après notre escale à Durban. Mis à part un passage à la capitainerie (très sympa), pas de formalités à faire ici, c’est l’avantage d’un petit port. Et puis nous côtoyons les résidents permanents du port : les phoques et otaries, qui nous rappellent que nous sommes maintenant en eaux froides, ainsi que les cormorans, l’un d’entre eux ayant élu domicile chaque soir en tête de mât et tapissant chaque nuit le pont de l’inévitable cortège de déjections.

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Coucher de soleil alors que Fleur de Sel fait route plein sud-ouest en configuration océanique : retenue de bôme sur la GV et écoute de largue sur le génois sont à poste.
Et voilà, la réunion est terminée ;-) Après encore 10 jours de merveilleuses rencontres et superbes découvertes au départ de St-Pierre (et notamment l’ascension du volcan, le Piton de la Fournaise), nous avons largué les amarres ce matin. Comme prévu la houle a baissé suffisamment pour nous laisser franchir l’entrée du port, autrement barrée par des rouleaux de surf. Et comme la météo semble aussi bonne qu’elle pourra l’être, vogue la galère et advienne que pourra.

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