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Nous découvrons les orages de la côte est : fréquents, humides et violents !
A l’origine, nous avions choisi de ne passer en Australie que rapidement, voire pas du tout. Il y avait plusieurs raisons à cela, la première étant le fait qu’il faut inévitablement consacrer à la découverte de ce pays-continent un temps certain. Mais notre arrêt en Nouvelle-Calédonie nous ayant permis de rallonger un peu notre séjour dans le Pacifique, nous étions maintenant en mesure de passer moins vite qu’en lance-pierre. L’autre raison principale concernait les formalités australiennes, dont il est de notoriété publique qu’elles sont exigeantes. L’Australie a fait couler beaucoup d’encre et fait enrager plus d’un navigateur par le passé. A juste titre, puisqu’on entend encore parler des histoires de saisies de toute la nourriture à bord, même de boites de conserves pourtant « Made in Australia » ! Difficile de savoir jusqu’à quand cela a été le cas, mais toujours est-il que les Australiens ont fini par comprendre que de telles pratiques ne pouvaient que leur donner mauvaise presse, et ils ont largement assoupli les règles de biosécurité (encore appelée familièrement « quarantaine »), peut-être en se calquant sur les procédés moins dogmatiques de leurs voisins néo-zélandais. Les formalités d’immigration et de douane, elles, restent l’affaire de processus stricts, mais qui ont le mérite d’être clairs et d’autant plus faciles aujourd’hui que tout est électronique. Venant d’arriver à Coffs Harbour, il serait toutefois inexact de dire que tout stress était absent, car nous allions inaugurer notre séjour par la séquence officielle, en espérant qu’on finirait bien par nous laisser rentrer !

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Juste avant de regagner l'abri du lagon, et malgré la grisaille, on voit bien l'usine de Vavouto
Malheureusement le temps n’aura pas été extraordinaire ces derniers jours, mais Fleur de Sel a malgré tout progressé à bonne allure. Hier jeudi, tout d’abord, le réveil s’est fait sous le crachin. Il a fallu chercher la motivation pour se mettre en marche, après avoir compulsé le fichier GRIB, les bulletins de prévisions, les cartes radar et les photos satellites. On y croit, ça doit être faisable, on se lance. En début de matinée, même au-dehors de la passe de Gouaro, le vent est faible. Mais après avoir été chercher la bande nuageuse au large, il monte ensuite progressivement pour bien souffler dans nos voiles. Fleur de Sel taille au large, car sur 80 milles le lagon n’est pas navigable. Alternant les bords de grand-largue, nous passons au large de Poya et de Népoui pour atteindre notre objectif une heure avant le coucher du soleil : la passe de Goyeta. Encore une bonne heure et nous atteignons l’Ile Koniène, pratiquement le seul abri entre Népoui et Voh.

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La nostalgie qui nous habitait était évidente lorsque nous avons tourné le dos à l’Irlande. Nous étions encore sous le charme de ses baies profondes, entourées de hauteurs majestueuses. Mais d’autres rivages nous attendaient de l’autre côté de la mer. Une mer qui porte le nom de Celtique seulement depuis peu, et que beaucoup de gens nomment erronément Mer d’Irlande. Contrairement à cette dernière, qui sépare la Grande-Bretagne de l’Irlande, la Mer Celtique n’est pas fermée et a des contours plutôt flous. Elle baigne les eaux irlandaises, galloises, cornouaillaises et nous mène jusqu’à la pointe de Bretagne. A l’exception du Pays de Galles, c’est le programme de notre route retour.

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