Mot-clé ‘Argentine’

Nous serons au menu de la Cruising Topics Night de ce mois-ci !
Pour s’éviter un mea culpa, rien de mieux qu’une bonne diversion, n’est-il pas vrai ? Notre acte de contrition concernant notre silence prolongé attendra donc encore un peu. Grâce à la carte présente en haut à droite de nos pages, vous savez déjà que nous avons atteint avec succès la côte ouest australienne, et vous vous douterez que le rythme soutenu mené le long de la côte sud du continent nous a non seulement laissé peu de temps mais il nous a aussi lessivés. Nous vous conterons donc une autre fois ces contrées très peu courues.

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Les dauphins, mais aussi les oiseaux, et bien d'autres encore sont identifiés dans le guide
Chaque année plus nombreux, les voiliers se mesurant aux rudes éléments du Grand Sud viennent y rechercher le grand bol d’air d’une Nature vierge et grandiose. C’est notamment car les conditions d’une croisière dans ces hautes latitudes australes s’améliorent, en particulier au niveau de l’information disponible. C’est la raison pour laquelle nous partageons ici notre expérience sans chercher toutefois à se substituer aux guides plus spécifiques. Voici donc seulement de quoi faciliter la tâche de ceux qui organisent leur voyage à la voile en Patagonie et en Terre de Feu. Car avant de profiter des glaciers, des oiseaux, des canaux, des montagnes et des grands espaces, il faut un peu de préparation…

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Pendant que Fleur de Sel se repose – du moins on l’espère – son équipage est en « vacances », loin de là. Vu le temps imparti, nous avons décidé de ne pas pousser jusqu’au Pérou, ce qui aurait imposé de voyager sans relâche. Le Lac Titicaca et Macchu Pichu seront pour une autre fois, et nous nous sommes contentés du sud de la Bolivie, dont voici le carnet de voyage.

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Le jour se lève sur le Cerro Siete Colores
Pendant que Fleur de Sel se repose – du moins on l’espère – son équipage est en « vacances », loin de là. Voici le carnet du début de notre parcours andin, principalement en Argentine.

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Entre réparation de guindeau, réapprovisionnement et visites dans les terres, quelques instants volés ici ou là nous ont permis de trouver une connexion internet pour mettre en ligne quelques photos. Des clichés du Beagle essentiellement, mais aussi plusieurs panoramas en format QuickTime VR. Installez QuickTime si vous ne l’avez pas encore, et déplacez-vous ensuite dans les vues à 360° avec les flèches ou la souris. Shift pour zoomer, et Ctrl pour dézoomer.

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Parcours de Fleur de Sel en Terre de Feu
Après un mois d’autonomie, nous voici arrivés à Puerto Natales, bien à l’intérieur des terres. Il faudra encore patienter pour pouvoir voir les photos de ces semaines magiques, mais en attendant, vous pouvez d’ores et déjà nous suivre sur le tracé mis à jour, ou directement sur cette page. A bientôt pour la suite !

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8 jours, c’est le temps que nous avons passé à l’Ile des Etats, au bout du monde comme l’a si bien dit Jules Verne. Nous avons profité de la nature vierge qui nous entoure, alors que Fleur de Sel est sagement amarrée par son mouillage et 3 lignes à terre au fond de Puerto Hoppner. De temps en temps, le temps se gâte et le passage d’une dépression fait monter le vent. Quelques rafales font giter le bateau, mais rien de bien méchant, et le lendemain il fait de nouveau beau. Le cycle se répète quelques fois, mais la fenêtre météo n’est jamais bonne pour traverser le détroit de Le Maire, et nous attendons donc, en compagnie d’Intrepid. Oh, cela ne nous déplait pas, car nous en profitons pour travailler sur le bateau, pour aller marcher alentour, ou pour nous initier au Coréen en compagnie de Yoon.

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Il y a un peu de nervosité dans l’air en quittant la Caleta Horno. Un peu de nervosité et d’excitation. En effet, nous entamons sans doute l’un des tronçons les plus risqués de notre tour d’Amérique du Sud. Le climat y est rude et musclé, les vents d’ouest soufflant souvent avec violence. Il faut ajouter à cela la marée et le courant, phénomènes bien connus, mais qui compliquent un peu la navigation, le marnage atteignant plus de 12 mètres du côté de Santa Cruz et Rio Gallegos, et le courant plus de 8 nœuds à l’entrée du Détroit de Magellan. Mais tout cela n’en serait pas si stressant s’il n’y avait autre chose : l’absence quasi-totale de bon abri tout au long de cette côte déjà inhospitalière. Sur les 700 milles qui séparent la Caleta Horno du Détroit de Le Maire, il n’y a que très peu d’abris, et ce sont de mauvais abris. Dans l’entrée de Puerto Deseado, le moins pire d’entre eux, il y a jusqu’à 6 nœuds de courant. Le mouillage côté ville est exposé aux tempêtes d’ouest et sud-ouest, et le débarquement impose de faire confiance au moteur hors-bord, sans lequel l’annexe et ses infortunés occupants se retrouveraient incapables de rejoindre le rivage ou le bateau. En cas de tempête, donc, nous aurions le choix entre ce type de réjouissance ou un coup de tabac en mer, et c’est pourquoi nous redoutons ce tronçon avec tout le respect qui se doit. Nervosité, donc…

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Une trentaine d’heures après avoir quitté Mar del Plata, nous franchissons une ligne imaginaire mais combien symbolique : le quarantième parallèle sud. Nous naviguons dans des contrées hostiles, et cette fois c’est pour de vrai. Les albatros commencent d’ailleurs à devenir plus nombreux. Pas les petits que l’on avait vus déjà le long du sud brésilien. Maintenant nous en voyons qui font une taille moyenne, peut-être 1m50 d’envergure, mais c’est difficile à estimer.

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Faisons une analogie avec l’alpinisme (auquel je ne connais pas grand-chose !). En quittant Buenos Aires le vendredi soir, nous avons quitté la plaine, pour réaliser notre marche d’approche. Celle-ci nous mènera à notre camp de base, au terme d’un premier parcours d’acclimatation. Il nous a d’abord fallu redescendre le Rio de la Plata, aux eaux toujours limoneuses (on ne s’y habitue pas), et surtout clapoteuses (on ne s’y habitue pas non plus !).

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Ca aurait sans doute pu nous faire peur, mais une fois assis, au contraire, cela nous parait tout confort. 18 heures de trajet en bus, c’est le temps qu’il nous faudra pour rallier Puerto Iguazú au départ de Buenos Aires. C’est long, certes, mais c’est le grand luxe : sièges vraiment inclinables, repas servis à bord, films projetés. Bref, c’est évidemment un peu fatigués que nous arrivons dans l’extrême nord-est de l’Argentine, mais étonnement peu tout de même. Après avoir pris possession de l’appart-hôtel qui nous accueillera quelques nuits, les premières loin de Fleur de Sel depuis longtemps, nous voici déjà à pied d’œuvre, direction las cataratas. Car c’est bien elles que viennent voir tous les voyageurs que l’on trouve dans cette localité un peu far-west.

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En quelques mots, Buenos Aires, c’est une agglomération de 13 ou 14 millions d’habitants dans un pays qui en compte 40. Autant dire qu’il s’agit d’un véritable pays dans le pays. Inutile de préciser que le nom ne fait pas référence aux « bons airs » du monoxyde de carbone rejeté par les millions de voitures, bus et camions chaque jour dans la capitale argentine. A l’origine nommée Santísima Trinidad y Puerto de Nuestra Señora del Buen Ayre, ce qui signifie « Sainte Trinité et Port de Notre-Dame du Bon Vent », le nom a été raccourci, comme souvent en Amérique Latine.

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