Les premiers jours de navigation après les Antilles sont plaisants. Le temps est ensoleillé, ce qui est agréable autant pour nous que pour les batteries du bord dont la charge remonte. Seule la pêche est un peu contrariante, car nous ne cessons de moissonner des sargasses. Au bout de deux jours, notre premier anticyclone nous abandonne et il nous faut subir un passage mou et pluvieux, où l’atmosphère est lourde et la mer chaotique. Le lendemain c’est enfin le front qui passe, nous accueillant sous les latitudes tempérées avec une belle pluie torrentielle ! Comme on avait quitté, peu auparavant, et pour la dernière fois, les tropiques, on se demande si c’était un adieu tropical ou une bienvenue en Atlantique Nord.

Et puis, le ciel se dégageant, Fleur de Sel a retrouvé un souffle de vent bien doux, sur une mer devenue belle et plate, et qui a perdu sa couleur gris acier pour redevenir bleue. Le clapot se lève ensuite, ce qui fait sautiller le bateau, avant que le vent ne mollisse à nouveau à mesure que nous approchons de l’anticyclone assis en plein sur les Bermudes. Mais avec ses voiles récentes, et même en serrant le vent, Fleur de Sel parvient tout de même à faire 4 nœuds dans 7 à 8 nœuds de vent, ce qui est assez incroyable. Nous sommes alors presque en fin de parcours, et l’arrivée est à moins de cent milles quand nous devons lancer le moteur pour avancer dans le calme plat pendant la nuit. Malheureusement en matinée le vent choisit de revenir pile dans le nez sur les derniers milles, ce qui nous oblige à louvoyer, les maisons à toits blancs ne se rapprochant alors que lentement. Et finalement, ce n’est qu’en toute fin de journée que nous franchissons le Town Cut, la passe d’entrée menant au port de St-George.

Le phare de St-David's, entouré de maisons au toit blanc, nous accueille à l'arrivée

Le phare de St-David’s, entouré de maisons au toit blanc, nous accueille à l’arrivée

Il nous faut d’abord passer par le quai des douanes, où l’on doit attendre que le précédent voilier ait fait tamponner tous ses papiers pour pouvoir enfin accoster et faire à notre tour les formalités. Heureusement, celles-ci ne sont pas trop compliquées, si bien qu’on est libérés juste après la tombée de la nuit et nous allons mouiller dans le Powder Hole, un mouillage plus tranquille au sud de la ville. Après une bonne nuit de sommeil, nous débarquons le lendemain pour découvrir St-George, ancienne capitale de l’archipel, et petite ville classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. Le lieu est clairement touristique, et l’afflux de visiteurs (américains pour la plupart) nous surprend un peu. Les prix s’en ressentent également, aussi bien les tarifs d’entrée dans les divers monuments ou musées payants que la valeur des denrées alimentaires (en grande majorité importées).

Cependant, la ville est intéressante, aussi bien historiquement qu’architecturalement, et nous l’arpentons en long et en large. Sur le port se trouve une réplique de la Deliverance, bateau construit sur place par les naufragés de l’expédition de ravitaillement de la première colonie anglaise de Jamestown (Virginie), une histoire tout simplement incroyable et sans laquelle la colonisation anglaise du continent américain aurait pu se dérouler bien différemment. La place principale, qui donne sur le port, est flanquée par l’élégant Town Hall, dont le mobilier intérieur vaut le coup d’œil. L’édifice qui nous plait le plus est situé quelques rues en arrière : il s’agit de l’église St-Peter, la plus ancienne église anglicane bâtie hors des îles britanniques, à la magnifique charpente en « cèdre » des Bermudes, et qui laisse entrevoir les tuiles typiques en calcaire.

La belle église de St-Peter's

La belle église de St-Peter’s

Chaque maison bermudienne est en effet traditionnellement couverte de telles briquettes de roche locale et chaulées pour les étanchéifier. Les toits ont ainsi une forme en escalier, et ils sont tous blancs, ce qui permet de faciliter leur entretien : chaque maison bermudienne doit assurer 80% de sa consommation par la collecte d’eau de pluie, celle-ci étant ensuite stockée en énormes citernes individuelles situées sous les maisons. Chaque toit a donc tout intérêt à être propre car l’eau de boisson en dépend !

Nous découvrons ensuite plusieurs maisons d’anciens notables ou marins (capitaines, pilotes, et autres), les uns ayant fait fortune comme corsaires, d’autres comme gouverneurs de l’île. L’histoire d’autres personnages importants nous rappelle le rôle particulier et le positionnement stratégique de l’île, et la manière dont elle commerça pendant les guerres américaines. Tout d’abord pendant « l’American Revolution », la guerre d’indépendance américaine : certains Bermudiens traitaient avec « l’ennemi » (c’est-à-dire les rebelles américains), tandis que d’autres, corsaires à la solde de la couronne anglaise, capturaient aussi bien les bateaux américains que les bateaux bermudiens évoqués précédemment.

Pendant la Guerre de Sécession ensuite, où les Bermudes servirent de plateforme tournante du commerce pour les confédérés sudistes. En effet, afin de forcer le blocus continental imposé par les fédéraux nordistes, le seul moyen était de disposer de bateaux plus petits et plus rapides, mais donc moins marins et inaptes à effectuer une traversée océanique entière. Ces bateaux sudistes venaient donc relâcher aux Bermudes où leur cargaison de coton était transbordée à bord de bateaux plus gros. Les commerçants des Bermudes firent ainsi fortune pendant les quatre années que dura la « Civil War », tandis que l’archipel accueillait également des esclaves ayant réussi à s’enfuir.

La seconde église que l’on voit est particulière : elle est inachevée, le chantier de l’édifice néogothique ne s’étant jamais terminé par manque de fonds et/ou de motivation. Et le lendemain, lorsque l’on pousse un peu plus loin dans la même direction, nous atteignons le Fort St-Catherine, l’une des multiples fortifications construites sur l’île par les Britanniques, toujours obsédés par l’idée que les Français allaient les attaquer.

C’est le surlendemain de notre arrivée que nous partons explorer d’autres parties de l’île. Il est 11h lorsque nous sommes enfin assis dans le bus, le temps de s’organiser avec les transports, qui sont en horaire jour férié, l’horaire étant de plus interprété de manière « souple ». Le 24 mai est en effet la fête nationale, Bermuda Day, et c’est traditionnellement ce jour-là que les Bermudiens se baignent pour la première fois de l’année, l’eau étant auparavant trop froide, c’est-à-dire à moins de 24°. Par ailleurs, à partir de ce jour-là également, la tenue formelle (et donc de bureau) des Bermudiens devient les fameux « Bermuda shorts », inévitablement accompagnés des chaussettes hautes, dans le plus pur esprit colonial britannique.

Après un trajet pittoresque et une correspondance quelque peu chaotique à Hamilton, la capitale, nous nous faisons déposer au-dessus de Horseshoe Bay, l’une des baies les plus célèbres de l’île, et dont la réputation n’est pas usurpée. Cela dit, ses voisines ne sont pas mal non plus, et nous admirons de la route les magnifiques plages de sable blanc baignées d’eau turquoise, et enchâssées par des pointes rocheuses du plus bel effet (mais toutes payantes). Derrière nous se dresse le Gibbs Hill Lighthouse, phare installé sur la colline du même nom. Après une petite grimpette, l’achat de deux billets et une nouvelle ascension en colimaçon, nous admirons cette fois-ci le panorama vu du ciel, ou presque. L’île elle-même s’étire vers l’est et vers l’ouest, parsemée de toits blancs plus ou moins denses selon les zones. Au sud, l’Océan Atlantique, bleu profond, et ourlé par les plages susmentionnées. Et au nord, le Little Sound puis le Great Sound, et des dizaines d’îles éparpillées ici ou là. Un point de vue d’ensemble magnifique sur le futur terrain de jeu de la Coupe de l’America.

Vue sur le Great Sound, du haut de Gibbs Hill Lighthouse

Vue sur le Great Sound, du haut de Gibbs Hill Lighthouse

En fait, les éliminatoires de la compétition (la plus vieille du monde) sont sur le point de débuter, et le phare lui-même est paré aux couleurs de la coupe, tandis que des affiches sont tapissées un peu partout. En ce qui nous concerne, cela signifie encore plus de bateaux et moins de place que d’habitude, des prix plus élevés pour tout et notamment l’avitaillement, de la bande-passante Internet limitée, et des transports publics à la limite de leur capacité. On pourrait croire que c’est un spectacle auquel nous nous empresserions d’assister, mais ce serait oublier le montant prohibitif qu’il faut débourser pour avoir accès, avec notre propre bateau, au plan d’eau ! Bref, nous avons décidé de ne rien en faire et de fuir aussi vite que possible, car le seul moyen que nous aurons pour voir les courses, ce sera sur Internet et encore, en payant, autant dire pas du tout.

Mais après avoir gagné l’arrêt de bus en contrebas du phare, côté lagon cette fois-ci, notre planning de la journée va se trouver un peu modifié. Le bus tarde à venir et des Bermudiens arrivant là nous demandent où l’on va; réponse Hamilton. Ca tombe bien, ils y vont aussi, et ils peuvent nous emmener, mais en bateau ! Nous sautons sur l’occasion, et nous voici à bord du voilier de Jane et Ross. Nous avions contemplé l’idée de venir naviguer jusque dans le Great Sound, mais la météo n’avait pas été très engageante ; comme expliqué, nous ne pourrons pas voir les régates, et nous voilà en train d’admirer (très au loin) un bolide volant qui s’avère être Groupama ; et nous voulions nous rendre à Hamilton pour assister à la parade du Bermuda Day, et nous y arrivons par le front de mer, que du bonheur. Au passage, nous passons des moments conviviaux avec eux et ils nous donnent un aperçu très intéressant du mode de vie des Bermudiens, de leur histoire, et de la manière mitigée dont ils perçoivent l’organisation de l’America’s Cup chez eux.

La parade dure la plus grande partie de l’après-midi, et nous n’assistons qu’à la seconde moitié, ce qui est bien suffisant tant le rythme est plutôt tranquille. Et de toutes les façons le spectacle est autant dans le public que dans le cortège, car les Bermudiens sont installés de part et d’autre du parcours avec leurs tentes, leurs fauteuils, leurs glacières, etc. et nous apprenons que certains sont là depuis la veille pour réserver leur emplacement ! Le défilé lui-même est constitué de groupes et associations costumés mettant parfois en scène leurs réussites de l’année écoulée (par exemple les clubs sportifs ayant gagné un championnat). D’autres exhibent leur savoir-faire, comme les troupes de danseuses, et les plus attendus sont les derniers, les groupes de Gombey. Il s’agit de danseurs accompagnés de percussionnistes et dont la performance musico-théâtrale est très clairement d’inspiration africaine. Car il est une chose que l’on n’avait que peu réalisé avant de venir aux Bermudes, c’est la proportion importante de la population noire ou métisse, descendant d’esclaves déplacés sur l’île par les Anglais pour la cultivation des fermes locales.

Danse de Gombey pendant la Bermuda Day Parade

Danse de Gombey pendant la Bermuda Day Parade

Notre retour à St-George se fait sans autre encombre qu’un nouvel embrouillamini de bus annulé, mais nous arrivons à bon port et nous regagnons notre bateau que l’on va préparer au cours des jours à venir. La météo est en effet très mauvaise pendant les deux jours qui suivent, ce qui nous fait retarder notre départ tout en ne nous incitant que peu à la visite. Nous profitons alors de la connexion Internet (quand elle fonctionne) autant pour avancer le blog et les photos que pour régler divers points administratifs. Comme nous avons décidé de modifier notre parcours prévu et de faire un crochet par les Etats-Unis et le Canada avant de rejoindre les Açores, il nous faut obtenir les assurances nécessaires, aussi bien en terme de santé que de responsabilité civile.

Et puis, une fois le beau temps revenu, il est temps de faire un dernier avitaillement (volontairement limité, en raison du prix astronomique des denrées fraîches). Nous appareillons ensuite après un séjour à la fois plus long que ce qu’on avait prévu, mais pour autant très court pour vraiment découvrir ces îles assurément singulières, originales, intéressantes et pour autant dispendieuses comme diraient nos amis Québecois. En fait nous ne parvenons à quitter le port de St-George que vers 9h ce jour-là, alors que s’il n’avait tenu qu’à nous nous aurions franchi la passe à 5 ou 6h. Mais il fallait obtenir notre clearance de départ, que les Bermudiens refusent de délivrer la veille. Et le bureau n’ouvrant qu’à 8h, nous n’étions pas moins d’une douzaine de bateaux à faire la queue pour tenter d’attraper la fenêtre météo. Ayant anticipé cet embouteillage potentiel, nous avions réussi à venir amarrer Fleur de Sel en second sur le quai des douanes, et à passer donc relativement vite.

C’est que c’est un peu la course contre la montre : le vent d’ouest incessant doit revenir dès l’après-midi, et nous longeons au moteur la côte sud de l’île, ce qui nous permet à la fois d’admirer les belles plages et surtout de gagner de précieux milles vers l’ouest, afin de mieux nous positionner pour la suite. Les toits blancs et le lagon turquoise mettent donc un peu de temps à disparaître dans le sillage, et l’on devine en milieu d’après-midi une certaine frénésie sur le plan d’eau intérieur (grâce à l’AIS, mais aussi en raison du ballet d’hélicoptères) alors qu’ont lieu les premiers matchs de la Coupe de l’America au moment même où nous nous éloignons.

Très vite, nous retombons dans le rythme de la navigation au large, et il y a très peu de trafic sur la route que nous prenons, ce qui n’est pas pour nous déplaire. Même si nous serrons bien le vent, le premier jour nous gratifie de conditions agréables dans un premier temps. Puis une petite dépression mal prévue par les modèles vient sensiblement renforcer le vent, si bien que nous nous battons ensuite au près dans une brise bien fraîche. Cela signifie que nous nous faisons bien secouer, mais d’une part Fleur de Sel se démène admirablement (on pense que cette performance est due au nouveau génois ayant une forme bien meilleure que l’ancien), et d’autre part grâce à cette quinzaine d’heures de vent musclé mais bien orienté, nous réussissons à bien gagner dans l’ouest.

Pourquoi cette obsession avec l’ouest ? Eh bien nous savons que non loin par la suite, nous allons devoir traverser un mastodonte des mers, le Gulf Stream, et que celui-ci nous entraînera inexorablement vers l’est lorsque nous serons dans son flux. Il nous faut donc non seulement tenter de compenser cette perte dès que possible, mais aussi parvenir à le traverser au meilleur endroit, c’est-à-dire le plus à l’ouest possible, là où il nous déviera plus vers le nord-est que vers l’est. Enfin, il faut faire avec les tourbillons qu’il provoque dans son sud, et cela n’est pas une mince affaire. C’est dans cette zone que nous nous situons, et nous travaillons assidûment sur les fichiers météo pour choisir la meilleure trajectoire d’un gyre à l’autre, et d’un courant d’air à l’autre. Nous faisons alors un peu de moteur ici ou là pour maintenir la cadence ou pour nous sortir d’une zone peu ventée ou bien d’une veine de courant défavorable. Lorsque les conditions deviennent plus maniables, c’est aussi l’occasion de pouvoir concocter des plats un peu moins basiques que ce qu’on était parvenu à cuisiner au près.

L’approche du Gulf Stream se fait sentir par sa météo particulière. Le fort contraste de température y est propice à la cyclogénèse, aux orages, et à bien d’autres spécialités, et c’est ce qui fait la renommée du difficile Cape Hatteras. Après une journée de temps gris, maussade et à la visibilité moyenne, nous subissons dans le coin le passage d’une petite ligne frontale impromptue. Les vents de nord-ouest dont nous sommes gratifiés ne nous arrangent pas pour aller au… nord-ouest, mais cet épisode ne dure heureusement que quelques heures. Puis, alors que nous pensions avoir échappé aux orages tonnant une fois loin sur notre babord, une fois loin sur notre tribord, il devient manifeste que certains se dirigent droit sur nous. Pendant les dernières heures de la nuit, le radar tourne sans relâche pour tenter de repérer les grains, et nous essayons de nous frayer notre chemin entre les éclairs, ralentissant parfois pour laisser passer devant nous une tâche sur l’écran radar.

Le jour se lève enfin, et d’une part les grains cessent progressivement d’être orageux, et d’autre part on parvient mieux à anticiper leur trajectoire, même si la pluie reste à chaque fois diluvienne. Les éclaircies deviennent plus larges, et nous avons bon espoir, après un dernier grain à venir, de récupérer du beau temps. Ce qui nous surprend, c’est la violence de la rafale l’accompagnant. Fleur de Sel est quasiment couchée sur l’eau pendant plusieurs minutes, pendant qu’un torrent de pluie s’abat sur nous et que l’eau de mer disparaît sous une nuée d’embruns. Les voiles claquent, et pendant que nous nous cramponnons, nous regrettons de ne pas avoir pris un ris de plus ! Le bateau tient le choc, nous aussi. Nous n’avons aucune idée de la force de la rafale qui nous est tombée dessus, mais on l’estime à 50 nœuds au moins. Et puis, ensuite, comme anticipé, un grand ciel bleu bien nettoyé prend le dessus et un bon vent régulier d’une vingtaine de nœuds nous propose une navigation nettement plus sereine. Ouf !

Magnifique lever de soleil, une fois le temps redevenu serein

Magnifique lever de soleil, une fois le temps redevenu serein

C’est ainsi que nous allons attaquer la traversée du Gulf Stream. La température de l’eau bleue, stable à 24° environ depuis les Bermudes, grimpe en quelques milles à 28°, tandis qu’on subit un courant de 2-3 nœuds environ par le travers. Malheureusement, le vent mollit très vite, et c’est au moteur que nous devons terminer la traversée du tapis roulant (large d’une cinquantaine de milles environ), car nous ne voulons pas traîner là-dedans et perdre des milles vers l’est. Sur la rive nord de ce véritable fleuve, la température de l’eau fait un plongeon spectaculaire, passant de 28° à 16° en quelques milles. Il faut s’habiller, car le fond de l’air devient frais !

Mais c’est ensuite le bonheur total, car le vent reprend doucement et nous naviguons alors avec une douce brise sur eau plate, ce qui nous permet successivement à l’un et à l’autre de bien nous reposer pour nous remettre de ces émotions. Nous savons que le Gulf Stream franchi, nous avons fait le plus difficile. Il n’y a maintenant guère plus de houle, et la météo se montre très docile (voire trop calme) jusqu’à l’arrivée. Nous sommes alors au large de la Chesapeake puis de la Delaware, et même à 150 milles en mer il y a un sacré trafic VHF, l’eau froide contribuant sans doute à la propagation inhabituellement lointaine des ondes. Nous apprenons ainsi que nous avons évité un tir de missile de la marine américaine qui fait des essais !

Chaque jour voit le vent faire le tour du cadran, et nous grappillons des milles les uns après les autres (franchissant au passage le 40ème parallèle) sur une eau désormais plus grise et fraîchissant à 14°. Et puis nous apercevons enfin la terre en fin d’après-midi. C’est le New Jersey, non loin de là où la famille maternelle de Heidi s’était installée il y a soixante ans. Ce soir là le vent nous abandonne, et il nous faudra faire une quarantaine de milles au moteur pendant la nuit, pour nous présenter au lever de soleil à l’entrée de New York. Une entrée dans ce port mythique sous le soleil, un dimanche matin, mais qui a peut-être plus sa place dans le prochain article où nous vous raconterons cette escale dans la ville qui ne dort jamais.

2 commentaires

  1. Schnaps écrit :

    Joli titre … et jolie dernière ligne de mise en bouche ! On a aussi lu ce qu’il y avait entre, maintenant qu’on a rattrapé notre retard sur tous vos articles.

    On espère que vous avez pensé à prendre un dernier bain à température décente avant de sortir du Gulf Stream !

    Incroyable – et décevant – d’apprendre que l’accès au plan d’eau de la Cup était payant … Nous qui, les yeux bouffis de sommeil à 5h du matin, guettions Fleur de Sel à l’arrière plan !!

    Schnaps@Whangarei

    25 juin 2017, 9 h 27 min
  2. Aurélien écrit :

    En sas de décompression à Houat ?
    Welcome back !

    J’ai eu une pensée pour vous en passant le travers des Açores vers Buenos Aires, mais vous étiez sans doute déjà en Bretagne.
    Vous avez fait vite !

    Bon repos et bon retour.

    A bientôt,

    Aurélien

    27 août 2017, 13 h 21 min

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