Grand évènement en cette fin d’année : la famille de Nicolas au grand complet venait nous retrouver et passer les fêtes. Pour pallier aux éventuels aléas d’une traversée de deux semaines (et en particulier la météo), nous avions pris de la marge – tant et si bien qu’une fois arrivés à Richards Bay, nous avions plus de deux semaines d’avance. Une fois installés au Zululand Yacht Club, nous avons donc pu vaquer à nos occupations sans urgence. D’une part nous avons pu faire pas mal d’entretien à bord. Les claquements dans la houle avaient soumis le bateau à rude épreuve pendant la traversée, et il a fallu réparer une des poulies ouvrantes cassée. Le génois, lui, commençait à se découdre ou à se déchirer en plusieurs endroits, et il a fallu l’affaler, le recoudre et le rehisser. La grand-voile, elle aussi, commençait à se déchirer sur le guindant au point d’attache d’un coulisseau, ce qui commence à être embêtant, mais plus embêtant encore, la têtière commençait à s’arracher, et l’on a réparé comme on a pu. La perche IOR avait rompu son support – Heidi l’avait rattrapée in extremis en mer – et nous l’avons donc refixée de manière plus permanente. Le moteur, lui, avait besoin qu’on en fasse la vidange, ce qui fut fait sans tarder. Enfin, nous avons décidé qu’après l’exigeante traversée de l’Océan Indien, le vérin du pilote auto avait besoin d’une révision complète. Ce faisant, nous avons trouvé les roulements dans un état peu reluisant, mais nous l’avons requinqué autant que possible.

Carénage à l'ancienne, facile, pratique et rapide.

Carénage à l’ancienne, facile, pratique et rapide.

Par ailleurs, nous avons réalisé sur Internet les dernières commandes de pièces que nos visiteurs allaient nous apporter, tandis que localement nous trouvions quelques autres bricoles maintenant que nous étions de retour dans un endroit relativement bien achalandé et à des prix très corrects. Mais le plus gros du travail fut sans aucun doute le carénage du bateau. Les tarifs de sortie au sec le long de la côte sud-africaine nous ont paru, eux, très chers (souvent plus qu’en Nouvelle-Zélande, voire qu’à Nouméa ou à la Réunion !) Et le grill de carénage que proposait le yacht-club nous a plutôt effrayés tant il était délabré. En revanche, nous avons avisé la petite plage située juste au sud du club-house, et flanquée par la jetée des sauveteurs en mer. Après avoir demandé la permission d’utiliser l’endroit, nous sommes venus y accoster Fleur de Sel à marée haute, et nous avons pu commencer le travail.

Les restrictions d’eau dues à la sécheresse nous interdisaient de caréner à l’eau douce, mais peu importait car de toutes les façons il n’y avait pas de robinet à cet endroit. Nous avons donc utilisé notre pompe de désalinisateur, transformée en nettoyeur haute pression, karcherisant ainsi à l’eau de mer la coque qui en avait bien besoin. Sous une chaleur accablante (aux alentours de 37°), et après plusieurs heures de dur labeur à se relayer pendant que l’autre se trempait dans l’eau de mer à peine rafraîchissante, nous avons ensuite pu simplement rincer la coque avec un peu d’eau de nos réservoirs. Le séchage fut presque immédiat et nous avons commencé à peindre, toujours en plein soleil, et alors que la marée commençait à remonter – seule une toute petite partie de la coque n’avait pas émergé. A marée haute, Fleur de Sel flottait à nouveau et malgré les coups de soleil, nous étions contents de notre journée qui ne nous avait coûté rien d’autre que de l’huile de coude. Journée qui avait surtout redonné au bateau un aspect plus présentable et surtout une meilleure glisse dans l’eau une fois débarrassée des algues, berniques, pousse-pieds et autres saletés.

Un caracal, petit mais carnassier

Un caracal, petit mais carnassier

D’autre part, nous avons pu profiter d’avoir du temps lors de cette escale pour faire pas mal de tourisme dans la province du KwaZulu-Natal. Nous avons loué une voiture et nous en avons profité pour aller passer une journée à Hluhluwe-Imfolozi, la plus importante des réserves animalières de la région. C’est ainsi qu’à moins d’une heure et demie de Richards Bay, nous avons pu admirer, dans leur cadre sauvage, des éléphants, des buffles, des girafes, des zèbres, des antilopes (gnous, impalas et nyalas), des crocodiles et les stars du parc : de nombreux rhinocéros. Les gros chats – lions, guépards et léopards – se sont montrés plus discrets. C’est pour cela qu’un autre jour nous avons été rendre visite à un sanctuaire de félins, où nous avons pu admirer et approcher des guépards, mais aussi des servals et des caracals – plus petits mais étonnants – ainsi que simplement des chats sauvages.

Rencontre au sommet entre rhinocéros

Rencontre au sommet entre rhinocéros

Nous en avons aussi profité pour nous rendre dans le Drakensberg, à quelques centaines de kilomètres à l’ouest de Richards Bay. Traversant à l’aller de magnifiques paysages de collines tapissées de villages zoulous, et entre lesquelles serpentait la route et le fleuve Tugela, nous avons atteint la majestueuse chaîne de montagne, hautes comme les Pyrénées, et qui séparent l’Afrique du Sud de son petit voisin enclavé, le Lesotho. Nous avons séjourné trois nuits dans cette région classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, ce qui nous a permis d’aller randonner aussi bien du côté de Champagne Castle que de Cathedral Peak, dans des paysages verdoyants au milieu desquels coulent des torrents qui cascadent depuis les cimes étagées. Enchantés (et fourbus), nous sommes ensuite rentrés par une autre route, apercevant au bord de la route un majestueux kudu, et découvrant une région fertile et baignée de soleil, et constellée de champs de bataille.

Magnifique paysages du Drakensberg, qui culmine tout de même à plus de 3'000m !

Magnifique paysages du Drakensberg, qui culmine tout de même à plus de 3’000m !

En effet, titillés par quelques premiers indices saisis à Richards Bay, cette excursion fut aussi l’occasion de découvrir une histoire si méconnue, celles de la guerre Anglo-Zouloue, et de deux Guerres des Boers – terme qui se prononce « bourg » et non pas « beurre », qui signifie simplement « paysan » en Afrikaans, et qui fait référence aux Afrikaners qui ont refusé l’occupation anglaise de la colonie du Cap et qui suite à de longs « treks » sont donc allés s’établir plus à l’intérieur des terres pour se faire annexer malgré tout quelques décennies plus tard. Pêle-mêle parmi nos lectures, nous avons ainsi découvert l’histoire de la professionnalisation de l’armée zouloue par son roi Shaka; la duplicité d’Albion, jouant les Zoulous contre les Boers pour mieux les vaincre les uns puis les autres; la vaillante résistance anglaise à Rorke’s Drift et la belle propagande victorienne qui s’ensuivit, visant à faire oublier l’incroyable défaite qui l’avait précédée à Isandlwana (propagande qui s’est trouvée amplifiée par Hollywood en 1964 avec le film Zulu); l’incroyable inconscience des « red-coats » qui partirent en guerre contre les Boers dans un uniforme rouge vif en 1880, le résultat étant dix fois plus de victimes côté anglais que chez les défenseurs.

C’est aussi de la sorte que l’on a réalisé que les camps de concentration, que l’on pensait une atrocité imaginée par les Nazis, avaient en fait été mise en œuvre par nos chers Anglais contre les familles boers – à Richards Bay, un chauffeur de taxi nous a même expliqué qu’ils ne pouvaient pas voir les « Anglais » après ce qu’ils avaient fait à leurs femmes et enfants, bien que cela date de plus d’un siècle. Mais notre découverte la plus surprenante a été suscitée en apercevant dans une station service une voiture dotée d’un pavillon français, et sur laquelle était écrit « Alliance Française, Prince Impérial, French presence in KwaZulu-Natal ». C’est ainsi que nous avons appris que c’était ici, dans le Zululand, qu’avait trouvé la mort Louis-Napoléon, fils de Napoléon III – dans des circonstances inutilement téméraires, irréfléchies et imprudentes, le prince déchu servant dans l’armée victorienne ayant certainement à la fois quelque chose à prouver et plus rien à perdre.

C’est alors que nous avions ainsi pris nos marques, parcouru déjà plus de 1’500km sur les routes sud-africaines, et appris de telles anecdotes sur notre nouveau pays d’accueil qu’est arrivé le moment des retrouvailles. Dans un impressionnant ballet logistique qui s’est déroulé sans anicroche, nous avons retrouvé les premiers à bord lorsqu’ils sont venus nous chercher, et les suivants directement à Mkuze, à deux heures de route dans le nord, là où nous serions basés pour les fêtes. Quel bonheur de retrouver les uns et les autres en provenance de Genève, de Copenhague, de Paris, de Bruxelles ou de New York, même si évidemment tous étaient assommés autant par le long voyage que par la chaleur pesante (40° !) Les huit jours qui ont suivi ont été l’occasion de célébrer ensemble Noël et le Nouvel An, dans un cadre certes très inhabituel pour tous, mais toutefois agréable et dépaysant.

Magnifique grimace d'un hippopotame dominant

Magnifique grimace d’un hippopotame dominant

Pendant notre séjour ensemble, nous avons visité la réserve de Mkhuze, où nous avons vu des guépards ainsi que la panoplie complète des autres animaux. Nous avons aussi visité Hluhluwe-Imfolozi tous ensemble, et certains d’entre nous y sont retournés une nouvelle fois au lever du jour. Une autre excursion nous a menés à St. Lucia, à l’extrémité sud de l’iSimangaliso Wetland Park, où nous avons pu admirer de nombreux hippopotames avant d’aller nous baigner tous ensemble dans l’Océan Indien déchaîné. Le lendemain (ce qui faisait beaucoup de voiture notamment pour les enfants, que nous remercions ici de leur patience), nous nous sommes rendus non loin de Kosi Bay, à l’extrémité nord d’iSimangaliso, presque à la frontière avec le Mozambique, où la baignade était de nouveau à l’ordre du jour. Mais l’objectif était de voir des tortues de mer venir pondre, et là il faut avouer que ce fut décevant, avec une seule tortue aperçue après des heures de marche et d’attente, tandis que le pauvre animal était pris d’assaut par une horde innombrable de touristes surgis d’on ne sait où.

Famille d'éléphants avec la femelle, le petit et le patriarche

Famille d’éléphants avec la femelle, le petit et le patriarche

Toujours est-il que nous avons vu de magnifiques animaux, comme ce troupeau d’éléphants qui est passé de part et d’autre de notre voiture, tandis que d’autres nous ont pris au dépourvu, comme les scorpions qui ont atterri dans le lit de Marine, Sarah et Jérôme, qui se rappelleront longtemps de leur frayeur bien compréhensible. Et quel n’a pas été notre plaisir, peu avant de tous nous quitter, d’accueillir tout le monde à bord de Fleur de Sel, dans la marina du Zululand Yacht Club ! Nous remercions donc nos visiteurs d’être venus si loin, et d’avoir bravé les dangers de l’Afrique pour en découvrir certains délices.

Un beau-frère et un neveu dans le cockpit : c'est jour de fête !

Un beau-frère et un neveu dans le cockpit : c’est jour de fête !

Nous retrouvant donc seuls début janvier, nous avons rapidement réarmé le bateau, afin d’être prêts à saisir la première fenêtre météo, qui se profilait trois jours plus tard. Après un peu d’avitaillement, de nettoyage et quelques menus travaux, sans oublier les fastidieuses formalités, nous nous mettions en route après le passage d’un premier front. Le trajet n’est pas long, 90 milles seulement, d’autant plus que nous étions aidés par le courant des Aiguilles, mais nous attaquions alors la redoutable et redoutée descente de la côte sud-africaine. La mer résiduelle pénible a rapidement mis en exergue deux problèmes persistants qui allaient devenir le fil rouge des semaines à venir. D’une part dès la sortie du port, le pilote automatique a déclaré forfait, la vis sans fin à billes du vérin étant hors-service comme on l’avait précédemment constaté. Nous avons donc fait avec le régulateur d’allure et avec notre pilote de secours, moins puissant, moins rapide et moins pratique, mais évidemment bien utile dans de telles circonstances. D’autre part, à l’arrivée à Durban, on avait dénombré pas moins de 4 déchirures supplémentaires sur le génois fraîchement recousu.

Toute la famille vous souhaite la bonne année depuis l'Afrique du Sud !

Toute la famille vous souhaite la bonne année depuis l’Afrique du Sud !

Concernant nos deux avaries, les solutions durables allaient rapidement être hors de notre portée, surtout si l’on souhaite repartir d’Afrique du Sud avec un bateau capable de traverser l’Atlantique Sud puis l’Atlantique Nord. Nous avons donc commencé à chercher un vérin de remplacement pour le pilote, craignant même d’abord qu’il ne se fasse plus. Finalement disponible, il restait le problème du prix, car pour l’obtenir en Afrique du Sud il nous fallait débourser deux fois plus que ce qu’on trouve en Europe ou aux US – vexant si l’on se dit qu’on venait d’avoir de la visite !

Quant au génois, il fallait se rendre à l’évidence : à l’achat du bateau, nous nous étions déjà demandé s’il fallait le remplacer ou pas. Nous étions désormais 8 ans et 50’000 milles plus tard. Il avait fait son temps, et raisonnablement il fallait le remplacer. Peut-être était-ce un signe du destin, car l’Afrique du Sud est justement le pays idéal pour refaire faire des voiles, avec une production de qualité, adaptée à la croisière hauturière, et à bon prix – environ 30% moins cher qu’en Europe. Et quitte à faire faire une voile, et à l’attendre, autant en faire faire deux, la grand-voile qui commence aussi à vieillir pouvant également être remplacée si le prix est intéressant. Un moment nous envisageons de faire prendre les cotes à Durban pour nous faire livrer à Cape Town. Mais nous abandonnons vite cette idée, la météo en ayant décidé autrement.

En effet, durant notre escale à Durban, il ne cesse de pleuvoir, ce qui ne fait que renforcer l’aspect grisâtre de ce grand port industriel. Pour effectuer l’infernal ballet des formalités, nous arpentons la ville dans laquelle nous nous sentons peu à l’aise, chaque personne que nous rencontrons nous mettant de plus en garde contre toutes sortes de dangers – de l’employée de la marina au tenancier du copy shop, qui nous accueille derrière une double porte avec des barreaux en nous recommandant de ne pas circuler dans le quartier dans lequel il faut bien pourtant qu’on se rende pour aller à la douane, à l’immigration, au bureau du port, etc. Entrevoyant la possibilité de repartir le dimanche soir, nous préférons faire notre entrée et notre sortie afin d’avoir la liberté de manœuvre si nécessaire, si bien que nous devons passer deux fois dans chaque bureau – passionnant !

En bref, nous n’accrochons pas du tout avec Durban. C’est certainement une perception personnelle, car il y en a d’autres qui y ont trouvé une vie culturelle intéressante. Et pour leur donner raison, nous avons aussi rencontré des personnes adorables, comme le commodore du Point Yacht Club, qui nous a repérés dépités de voir la cuisine de son restaurant fermée avant 20h, et qui nous a proposé de nous servir à volonté du buffet que n’avaient pas terminé les convives d’une soirée qui se terminait, tout en nous payant sa tournée. Et puis il y a Markus, le chef-cuistot qui s’avère être suisse, baroudeur, marié à une Fidjienne, installé à Durban depuis plus de 15 ans, et avec qui nous sympathisons – le jour de notre départ, il nous offre des paquets de spätzlis qu’il prépare lui-même, délicieux !

Le stade de Durban, l'un des rares édifices qui n'est ni gris ni rectangulaire.

Le stade de Durban, l’un des rares édifices qui n’est ni gris ni rectangulaire.

La fenêtre météo envisagée est inhabituelle, tant et si bien que nombreux sont les voiliers qui attendent à Durban (certains depuis plusieurs semaines) et qui jettent l’éponge encore une fois. Nous décidons de nous lancer malgré tout, n’ayant aucunement l’intention de nous éterniser, même si cela veut dire que nous repartons avant d’avoir pu faire prendre les cotes pour les voiles – l’idée est désormais d’avancer le plus vite possible jusqu’à Cape Town, afin d’y régler au plus tôt nos problèmes de voiles et de pilote. D’après les prévisions météo provenant aussi bien des modèles américains que des modèles européens, la fenêtre météo est courte à première vue, c’est-à-dire que nous n’avons aucunement le temps d’atteindre East London, premier arrêt possible, à 260 milles, avant le « southwest buster » suivant. Même si celui-ci n’est pas si violent (environ 20-25 nœuds, comptons 30 par prudence), et plutôt court (12 heures environ), il est hors de question de prendre cela dans le courant des Aiguilles, ce serait chercher les ennuis. La tactique habituelle est d’avancer dans le courant pour descendre la côte le plus vite possible. Et lorsqu’on se fait piéger de la sorte il convient de sortir du courant en venant à la côte, ce qui veut dire à cet endroit là une bande de 2 milles de large au maximum – autant dire très peu de place pour évoluer entre les grosses vagues et la côte.

Mais à y regarder de plus près, le coup de vent de sud-ouest doit être très localisé, car il est provoqué par une dorsale de l’anticyclone et non pas par un front, et il ne devrait souffler que sur une bande côtière de 50 milles de large environ, si bien qu’en sortant du courant au large et non à la côte, nous devrions sortir du vent contraire également. C’est ce que nous décidons de tenter, et c’est ce qui se produit effectivement. Fleur de Sel ne rencontre alors pas de vent contraire et cela double la durée de notre fenêtre météo, si bien que nous dépassons aisément East London en restant au large, ne revenant dans le courant qu’au niveau de ce port. Nous poursuivons ensuite sur le tapis roulant – qui ajoute souvent deux nœuds à notre vitesse fond, faisant alors des pointes à 11,6 nœuds ! – jusqu’aux abords de Port Elizabeth, où nous quittons subitement le courant.

Aidée par le Courant des Aiguilles, Fleur de Sel s'adonne à des glissades endiablées, ici à 11,3 nœuds.

Aidée par le Courant des Aiguilles, Fleur de Sel s’adonne à des glissades endiablées, ici à 11,3 nœuds.

Malgré le soleil, l’air devient alors brumeux et la température de l’eau effectue un plongeon de 26° à 17° en quelques milles ! Port Elizabeth est un port industriel très peu engageant, et nous pensons pouvoir atteindre St. Francis une cinquantaine de milles plus loin avant la nuit et avant le front froid suivant, si bien qu’après avoir reconnu le Cape Recife, nous poursuivons en appuyant au moteur pendant quelques heures alors que le vent mollit – bien nous en prend car les amis passés ensuite à Port Elizabeth ne tariront pas d' »éloges » sur la saleté atroce qui a tapissé leur bateau en raison du minerai de manganèse charrié par le vent. Les fous du Cap sont désormais nombreux et nous rappellent leurs cousins les fous australs et les fous de Bassan. Les pêcheurs sont également en nombre, mais il ne s’agit presque plus de vedettes de pêche sportive mais bien maintenant de caseyeurs et de chalutiers de pêche professionnelle. Et puis il y a cette sensation de fraîcheur intense qui irradie depuis la mer. Bref, avant même d’accoster, nous réalisons bien que nous venons d’entrer dans un autre monde…

1 commentaire

  1. Christian Bickert écrit :

    Quelle joie de vous retrouver après cette longue période sans nouvelles. Votre narration des parcs des environs de Richards Bay m’a particulièrement plu, j’y avais été avec des Québécois pour leur faire visiter l’usine d’Alusaf construite avec notre technologie Péchiney !
    Bon vent et bonne poursuite de votre grande aventure ! A bientôt

    Christian

    5 mars 2017, 22 h 46 min

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