Année 2017

Un aperçu de ce que pourrait donner notre livre à paraître d'ici quelques mois.

Trois mois déjà que nous sommes arrivés !

Et voici donc quelques nouvelles… Tout d’abord, nous serons samedi 17 février 2018 au programme du 2ème Festival des Globe-Trotters de Morlaix (si, si !). Et nous espérons pouvoir dévoiler à cette occasion, ou tout au moins durant les premiers mois de 2018, notre beau-livre qui évoquera le voyage de Fleur de Sel en une petite centaine de photos. A ce sujet, nous avons besoin de votre aide : merci à ceux qui répondront à notre petit sondage…

Continuer à lire ‘Trois mois déjà, et quelques nouvelles’ »

Fin de partie pour l'équipage de Fleur de Sel
Après encore une belle traversée des Açores à la Bretagne, Fleur de Sel a été accueillie royalement à La Trinité-sur-Mer et elle est désormais amarrée sagement sur son ponton. Bien-sûr nous continuerons à naviguer, mais la grande boucle est bouclée et cette aventure prend fin ici. Les mots sont difficiles à trouver pour exprimer ce que l’on ressent. Aussi, en attendant que l’on retrouve la parole, avons-nous rassemblé quelques chiffres qui diront ce voyage à leur manière.

Continuer à lire ‘Ca y est’ »

La belle Igreja da Misericórdia vue du haut du mât pendant le contrôle du gréement
Fleur de Sel a tellement bien avancé depuis que nous nous sommes dégagés du dévent de Pico que nous décidons d’aller le plus loin possible. Plutôt que de nous contenter de l’île de São Miguel, nous visons Santa Maria, que nous atteignons sans problème avant la nuit, au terme d’un parcours de plus de 180 milles effectué en 29 heures. Bien nous en prend. Il est vrai qu’initialement nous découvrons une île moins haute et moins spectaculaire que ses consœurs, mais elle dégage une atmosphère quelque peu différente. Est-ce parce qu’elle semble plus plate, plus aride, plus ensoleillée ?

Continuer à lire ‘Açores encore’ »

Magnifique Ponta dos Capelinhos, où l'on distingue bien le "rajout" volcanique récent et l'ancien phare.
C’est à une belle nuit de navigation que nous avons droit pour rallier Faial au départ de Flores. Une nuit où l’on doit serrer le vent de près, puisque le vent de sud choisit d’y ajouter une composante est, mais comme il ne souffle pas trop fort et que la mer est calme, c’est presque une partie de plaisir. Lorsque les oscillations du vent le permettent, on grappille un peu au vent et lorsque le vent refuse à nouveau, nous suivons la rotation pour ne pas perdre en vitesse. Durant toute la nuit, nous réussissons à tenir tête à nos amis hollandais de Kairos et de Schorpioen, dont l’AIS nous révèle la position quelques milles sur notre tribord arrière (tandis que eux ne savent pas que nous sommes là !) Au lever du jour, nous subissons le passage d’une petite ligne de grains inattendue mais relativement inoffensive, et nous commençons ensuite notre approche sur l’île de Faial. Tout en sachant qu’en laissant porter nous devrons par la suite nous battre contre le vent le courant, nous décidons néanmoins de ne pas faire du près serré et de passer au pied de la Ponta dos Capelinhos, la pointe ouest de l’île et site de l’éruption volcanique de 1957-58.

Continuer à lire ‘Géométrie colorée dans le triangle des Açores’ »

Des tapis d'hortensias bleus viennent souligner la magnifique Rocha das Bordões
Déjà près de deux jours après le départ de Halifax, lorsque l’Ile de Sable s’estompe dans le sillage, il reste encore 1’300 milles à parcourir et donc encore une bonne dizaine de jours de mer. Nous nous surprenons nous-mêmes à nous engager de la sorte dans cette traversée, sans réellement y penser. Il est vrai que ce sera la troisième transat du voyage : la première date d’il y a 7 ans déjà et nous avait menés du Cap-Vert au Brésil, au travers du Pot-au-Noir, et la seconde nous avait menés il y a quelques mois d’Afrique du Sud au Brésil, via Ste-Hélène et Ascension. On pourrait penser que nous sommes blasés, et pourtant, la transat que nous commençons désormais a tout d’une nouveauté : c’est la première que nous effectuons hors des tropiques et dans le sens ouest-est. L’Atlantique Nord, ce n’est pas une mince affaire, et nous resterons jusqu’à la fin bien au-dessus des 40°N. Et pourtant, notre état d’esprit nous parait différent : nous sommes tranquilles, malgré une météo pas tout à fait facile. Dans les jours à venir, le vent va refuser et forcir, si bien que nous subirons quelques jours avec un vent costaud sur l’avant du travers, une situation qui vous nous faire danser.

Continuer à lire ‘Complètement à l’ouest’ »

Ambiance pour fêter les 150 ans du Canada : des fusiliers en tenue écossaise font parler la poudre !
Les dernières nuits de la traversée vers la Nouvelle-Ecosse sont très fraîches : la température de l’eau descend jusqu’à 6° ! Mais nous bénéficions d’un temps radieux pendant la journée et le spectacle d’un bestiaire passionnant s’offre à nous. Des fulmars nous accompagnent tout du long, mais lorsque le vent est trop faible, ils s’arrêtent de voler et patientent sagement, assis sur l’eau. Un fou brun vient ensuite se poser un soir en tête de mât, et craignant pour la girouette et pour l’antenne VHF, nous parvenons à l’effrayer, ce qui l’incite ensuite à se poser sur le passavant. Il semble à bout d’énergie, et même lorsque nous devons l’approcher de très près (pour installer une retenue de bôme, ou pour aller en pied de mât), il ne bouge que très peu tant il semble exténué. Bob le booby (comme nous le surnommons en raison du nom de l’espèce en anglais) passera finalement toute la nuit à bord avant de repartir au petit matin, visiblement en meilleure forme.

Continuer à lire ‘Nouvelle-Ecosse : Joyeux 150ème Canadiversaire !’ »

Le soleil couchant embrase le ciel à notre arrivée à Onset. Le lendemain à l'aube, nous passerons sous le magnifique pont ferroviaire qui enjambe le Cape Cod Canal.
Le courant peut être assez prononcé dans le Long Island Sound, et nous profitons donc le lendemain de notre départ de la région de New York pour bien avancer. Nous prévoyons de dormir aux Thimbles, joli amas de cailloux situés non loin de New Haven, dans le Connecticut, et hérissés de mansions typiques de la Nouvelle-Angleterre. L’endroit est effectivement pittoresque, mais voilà, le vent nous est favorable et cessera de l’être dans la journée du lendemain. Aussi choisissons-nous de pousser 25 milles plus loin, dans la baie de Niantic, que nous atteignons à la tombée de la nuit. Nous sommes ainsi bien positionnés pour parcourir le lendemain matin la dizaine de milles restante jusqu’à l’entrée de la Mystic River. Nous remontons ce magnifique ria, bordé de belles maisons, jusqu’à passer deux ponts qu’il faut faire ouvrir à la VHF. Le pont ferroviaire tourne, tandis que le pont routier se lève en basculant, et après ce double franchissement Fleur de Sel atteint Mystic Seaport, l’un des plus fabuleux musées maritimes au monde.

Continuer à lire ‘Nouvelle-Angleterre : Mystic, Newport et Boston’ »

Fleur de Sel remonte la Hudson River et passe au pied des buildings
Il faisait encore nuit, ce 4 juin au matin, lorsque Fleur de Sel est entrée dans la baie de New York. Du phare de West Bank, nous entendrons bien mieux l’entêtante corne de brume que nous n’en devinerons la silhouette et c’est sur quelques rares nuages rougeâtres, puis rosissant et enfin dorés, que le jour s’est levé sur Long Island, avec la skyline de Manhattan en arrière-plan. Le pont des Verrazano Narrows, lui, se dessinait auparavant en lumière depuis plusieurs heures, mais c’est maintenant sur un grand ciel bleu qu’il nous accueillait au petit matin dans la partie intérieure de ce port mythique.

Continuer à lire ‘Fleur de Sel croque la Big Apple’ »

Pavillon marquisien
Drapeau néo-zélandais
Pavillon mauricien

L’eau a coulé sous la coque depuis la première salve sur les pavillons. Les barres de flèche de Fleur de Sel ont vu flotter de nombreuses couleurs supplémentaires, et nous avons fait d’autres rencontres. Comme nous ne devrions désormais plus utiliser de nouveau pavillon avant notre retour en Bretagne, nous vous proposons donc ici une revue des pavillons de notre route « retour », dans l’Océan Pacifique, dans l’Océan Indien et en Amérique du Nord principalement. En plus des pays que nous avons visité, il y a également les pavillons de bateaux que nous avons croisés, ou encore de pays qui auraient pu faire partie de notre route.

Continuer à lire ‘Pavillons nationaux et de courtoisie (suite)’ »

Danse de Gombey pendant la Bermuda Day Parade
Les premiers jours de navigation après les Antilles sont plaisants. Le temps est ensoleillé, ce qui est agréable autant pour nous que pour les batteries du bord dont la charge remonte. Seule la pêche est un peu contrariante, car nous ne cessons de moissonner des sargasses. Au bout de deux jours, notre premier anticyclone nous abandonne et il nous faut subir un passage mou et pluvieux, où l’atmosphère est lourde et la mer chaotique. Le lendemain c’est enfin le front qui passe, nous accueillant sous les latitudes tempérées avec une belle pluie torrentielle ! Comme on avait quitté, peu auparavant, et pour la dernière fois, les tropiques, on se demande si c’était un adieu tropical ou une bienvenue en Atlantique Nord.

Continuer à lire ‘Escale un peu short aux Bermudes’ »

Gustavia la belle, décidément antillaise, avec son histoire aussi colorée que le panorama
Outre le fait que Petite-Terre est l’un des endroits où le tirant d’eau de notre bateau de location nous avait empêché de nous rendre lors de notre croisière guadeloupéenne de 2008, c’est aussi une destination qui nous permet d’éviter de passer sous le vent de la Dominique, île haute connue pour son dévent. En revanche, il faut prendre soin de ne pas passer trop près au vent de la Dominique, pour ne pas se faire prendre dans le ressac. Ce qui signifie que l’on doit composer avec deux bancs de haut-fonds, dont il s’avèrera qu’il vont générer des courants pénibles provoquant à leur tour une mer très désagréable. La première moitié du trajet entre la Presqu’île de la Caravelle et Petite-Terre a donc tout d’une chevauchée infernale, où Fleur de Sel se fait malmener dans tous les sens, pour atteindre enfin des eaux à peu près claires après 40 milles de trajet. La suite de la traversée se fait à peu près sans histoire, et ce jusqu’à quelques milles de l’arrivée. Mais une fois Marie-Galante laissée sur babord et Petite-Terre étant déjà en vue, l’impensable se produit.

Continuer à lire ‘Les Petites Antilles en pointillé [2] : Petite-Terre et St-Barth’ »

La magnifique Habitation Clément, 100% pur jus de cane
Nous avions mouillé dans le noir et c’est donc après un bon repos, et surtout une fois le jour levé, que nous découvrons la baie de Ste-Anne. La météo pour notre premier jour antillais est plus que maussade, puisque nous passons la matinée à nous faire balayer sans relâche par des grains. A la faveur d’une accalmie, nous décidons toutefois de nous faufiler dans le fond du Cul-de-Sac Marin et de nous amarrer à la marina du Marin (au cas où vous n’auriez pas deviné, il y a un thème maritime dans la toponymie…) C’est là que nous prenons nos quartiers pour huit jours, sur une place tout au bout d’une ponton excentré – agréable car tranquille et à l’écart du trafic, mais peu pratique car l’aller-retour à terre demande vingt minutes ! En tous les cas, c’est l’occasion de nous reposer après nos traversées équatoriales à la vitesse de l’éclair. L’occasion aussi de faire un bon arrêt technique et logistique.

Continuer à lire ‘Les Petites Antilles en pointillé [1] : Madinina’ »