Fin septembre, et ce depuis quelques jours ou semaines déjà, nous avions une activité principale et favorite à bord, plus encore que d’habitude : la météo. Certes, une fois arrivés à Oyster Bay, nous nous sommes occupés d’aller faire des courses à Luganville et de faire la lessive. Nous avons aussi fait un peu de tourisme, remontant une rivière en annexe sur un mille et demi pour atteindre le « Blue Hole » de Matevulu. Un endroit superbe, à l’eau douce cristalline, dans laquelle nous nous sommes baignés et lavés, jetés même avec une liane installée dans un gigantesque banyan par le chef local. Et surtout dans laquelle nous avons rempli tous nos bidons, car depuis que nous sommes arrivés au Vanuatu il n’a plu qu’une seule fois. Nos réservoirs sont en petite forme et nous venons prendre tout ce que nous pouvons.

Le climat, donc, est capricieux, cette saison en période El Niño générant des vents très forts et très constants mais sans apporter d’eau au Vanuatu pourtant réputé pour sa pluie. Notre problème à nous est bien moins grave que celui des Ni-Vanuatu qui en sont réduits à se laver dans l’eau de mer, leurs citernes et sources étant souvent sèches. Mais en ce qui nous concerne, nous sommes au nord-ouest du Vanuatu, c’est-à-dire sous le vent, et nous souhaitons regagner Nouméa, plein sud. Cela fait des semaines que nous gardons un oeil ouvert pour saisir une fenêtre météo favorable, quitte à écourter notre séjour vanuatais. Mais le schéma météo qui se présente habituellement toutes les quelques semaines ne veut pas entrer en scène. Il s’agirait d’une rotation à l’est ou au nord-est, ou d’un calme, et ce lors du passage d’un front un peu plus au sud, ou d’un thalweg autour du Vanuatu. A la place, les anticyclones puissants (plus de 1035 hPa) se succèdent dans le sud, générant des alizés renforcés sur toute notre zone.

Cependant, durant notre séjour à Oyster Bay, nous entre-apercevons une lueur d’espoir, une lègère rotation vers l’est pouvant se produire pendant plusieurs jours, ce qui ne serait cependant pas suffisant pour atteindre Port Vila. Lorsque nous effectuons les quelques dizaines de milles vers Luganville, nous avons donc en tête une autre idée : traverser vers la Calédonie directement au départ de Luganville, ce qui demande moins de gain à l’est. Notre objectif, après quelques compléments d’avitaillement, est donc d’y faire nos formalités de sortie. Las, le temps que nous y arrivions, le thalweg en question a décidé de se montrer un tout petit peu plus loin, et à la place des vents d’est soutenus, nous aurons des vents plus mous, certes, mais de sud-sud-est. Nos projets tombent à l’eau, mais il faut néanmoins profiter de cette accalmie, et nous nous mettons en route, au moteur directement dans le vent. Après un passage bien mouvementé du côté de Malo et du détroit de Bougainville, la mer se tasse et le vent aussi. Une nuit durant, en longeant la côte de Mallicolo, nous gagnons bien au sud-est. Petit bonus, nous parvenons même à faire quelques heures de voile, utilisant à notre profit les brises de terre ! Au petit matin, alors que Fleur de Sel se présente à l’entrée de Port Sandwich, nous avons déjà gagné 65 milles.

Ce bras de mer, sans doute ce qui se rapproche le plus d’un fjord au Vanuatu, va nous abriter une semaine durant, une semaine pendant laquelle l’alizé musclé de sud-est (toujours lui) rendrait toute progression pénible au possible. Nous nous sommes rabattus sur Port Sandwich également car c’est l’un des endroits que nous n’avions pas vu à l’aller, et dont on nous avait dit beaucoup de bien. Pendant les premiers jours, nous mouillons au niveau du hameau de Leuvis, dans la première baie en entrant, un joli mouillage suffisamment protégé lorsque le vent vient bien du sud et qu’il n’y a pas trop de houle. Mais au bout de trois jours, nous nous sommes déplacés plus au fond, là où se situe l’ancien wharf, dans un endroit complètement protégé. Quitte à être forcé d’attendre, autant ne pas rouler ! Nous en avons de plus profité pour faire un tour jusqu’au fond du ria, pour y admirer le paysage un peu encaissé mais tapissé de végétation luxuriante.

De Leuvis, nous avons débarqué pour nous rendre au village de Lamap, à la pointe. Nous avons découvert une communauté de taille importante, fortement francophone et catholique, et très sympathique. Alors que nous allions nous rembarquer après une première promenade d’orientation, un petit garçon est venu nous demander si nous voulions du pain. Intrigués (et intéressés !), nous avons fait quelques pas jusqu’à l’une des cases qui n’était autre que le fournil. David, le boulanger, y prépare tous les jours un pain qui s’avérera délicieux, le meilleur que nous ayons trouvé au Vanuatu. Du coup, nous papotons un bon moment avec les riverains de notre mouillage, qui nous montrent une roussette perchée dans un arbre tout proche. Le lendemain, une famille du coin vient nous rendre visite en pirogue et nous offrir des légumes. Nous faisons naturellement don de quelques t-shirts en échange, mais il est vite évident que ce que l’un des garçons, Roni, souhaite plus que tout, c’est de monter à bord. Le voilà donc en train de faire le tour du pont, enchanté, tandis que sa mère fait mine de l’abandonner à bord pour le taquiner.

Le dimanche, nous nous rendons à la mission du village pour assister à la messe, et nous ne serons pas déçus. Si le prêche est d’un fade typique du catholicisme d’influence française, en revanche la ferveur des fidèles est bien océanienne. Nous assistons donc à une succession de chants à plusieurs voix, qui sont repris à tue-tête par l’ensemble de l’assemblée. L’église, qui est remplie de leurs voix, déborde d’ailleurs aussi en termes d’occupants, nombreux étant ceux qui sont installés sur l’herbe au-dehors.

Mais nous ne passerons finalement que peu de temps à terre, même si notre séjour durera une semaine, car nous décidons de mettre à profit ce temps-mort pour avancer notre liste de choses à faire, à commencer par la réalisation de rabats latéraux pour notre capote de descente. Cela nous prendra bien trois jours de couture, de montage, de démontage, de couture à nouveau, et ainsi de suite, pour avoir quelque chose de fonctionnel et d’esthétique. L’objectif pour nous est de pouvoir mieux protéger la descente des embruns ou de la pluie lorsque le vent vient du travers, mais aussi de mieux protéger le cockpit du vent lorsqu’on est au mouillage. Nous commençons aussi l’installation des panneaux solaires latéraux, en réalisant le câblage intérieur et la pose du régulateur. Et mille autres petits travaux viennent évidemment aussi s’ajouter à la liste.

Nous rencontrons aussi à Port Sandwich l’équipage écossais de Lochmarin, Phil et Sara. Eux remontent le Vanuatu, en provenance de Nouvelle-Zélande et comptent poursuivre assez rapidement vers les Iles Salomon et l’Indonésie, tandis que nous redescendons vers la Calédonie et l’Australie. Nous ne faisons que nous croiser, mais nous passerons néanmoins une très bonne soirée. Et puis, le lendemain du départ de nos nouveaux amis, nous levons l’ancre à notre tour. De nouveau, il ne s’agit pas d’attraper un vent favorable, mais seulement de profiter d’une accalmie, et nous faisons donc route au moteur, gagnant initialement bien au sud-est. Mais c’était trop beau pour durer, nous ferons la seconde partie du parcours au louvoyage motorisé, pour arriver sur Epi en milieu d’après-midi. C’est là que nous découvrons les dernières prévisions météo. Mauvaise surprise, alors que nous pensions pouvoir passer la nuit à Lamen Bay, il nous faut repartir sans tarder si l’on veut profiter d’une légère rotation du vent. Il faut dire qu’on peut espérer naviguer à la voile jusqu’à Efaté, alors nous sommes motivés ! Nous prenons cependant encore le temps d’une baignade, car on peut admirer des dugongs et des tortues dans Lamen Bay. Les dugongs resteront timides, mais nous pourrons admirer de nombreuses tortues pas farouches sur les fonds d’herbiers. Encore le temps d’un repas pour prendre des forces, et nous voici de nouveau en route, n’ayant pas vu grand-chose de l’île d’Epi.

Nous parviendrons effectivement à réaliser les trois-quarts de la traversée vers Efaté sans faire appel au moteur, le vent ayant suffisamment d’est pour nous permettre de gagner au sud. A l’approche d’Efaté en ce vendredi matin, nous sommes subitement surpris par la densification du traffic : nous avons l’impression que tous les petits caboteurs inter-îles, les « trading ships », reviennent à Port Vila à temps pour le week-end ! Ils se succèdent les uns après les autres, nous escortant alors que nous passons Devil’s Point. Et puis, en début d’après-midi, devant le centre-ville de Port Vila, nous prenons l’un des corps-mort de Yachting World, que nous connaissons maintenant. Grande joie, cependant, nous avons au préalable mis le bateau au quai et rincé le bateau à grande eau pour le débarrasser du sel qui ne voulait plus le lâcher depuis des semaines. Le réservoir est également rempli, et il était temps, car le matin même nous en avions consommé la dernière goutte (il nous restait des jerrycans de secours et quelques bouteilles d’eau minérale, tout de même).

Inutile de préciser quelle fut notre préoccupation principale à Port Vila : il nous fallait trouver une fenêtre météo favorable pour atteindre Nouméa. Dès le début de la semaine suivante, une situation relativement favorable se dessinait. Relativement car si la direction du vent tournait à l’est, ce qui nous permettait d’envisager de faire le cap, en revanche, il s’agissait de vents forts (20 à 25 noeuds), ce qui sur l’avant du travers nous promettait une traversée sportive. Mais n’ayant que le choix entre cela et attendre une semaine de plus une hypothétique situation plus modérée, nous avons donc pris le parti de préparer Fleur de Sel à une descente de ski acrobatique. En plus de terminer l’installation des panneaux solaires latéraux, en les fixant dans les filières, nous arrimons donc tout à bord. Nous effectuons nos derniers achats, nous faisons le plein de gazole (nous sommes presque à vide après tout le moteur que nous avons fait, et nous profitons au passage du duty free), et nous sommes prêts le lundi pour faire nos formalités. Pas de chance, nous réalisons ce jour-là qu’il s’agit du Constitution Day, férié, et qu’il nous sera donc impossible de faire les formalités avant le mardi. Heureusement, la visite aux douanes et à l’immigration sera de courte durée, et dès le début d’après-midi, après avoir englouti un bon repas, nous voilà en route.

Dès que nous avons passé Pango Point, et pendant les deux jours qui vont suivre, Fleur de Sel attaque au bon plein ou au petit largue la mer formée haute de 2 à 3 mètres. Heureusement, elle n’est pas trop courte, alors nous passons relativement bien, mais souvent en soulevant de gros paquets de mer qui viennent balayer le pont. Ca faisait d’ailleurs longtemps que nous n’avions pas eu droit à une telle navigation à la lance à incendie. La question qu’Heidi se posera d’ailleurs à l’arrivée est la suivante : « A quoi cela sert-il de faire 48 heures de machine à laver si c’est pour ne même pas ressortir propres ? »

En attendant, vague après vague, Fleur de Sel aborde déjà Lifou, car pendant cette traversée il y a eu une bonne et une mauvaise nouvelle : la bonne, c’est que de manière incompréhensible nous avons été aidés par un noeud, parfois deux noeuds de courant portant ! La mauvaise, c’est qu’évidemment, un tel courant avec un tel vent ne font pas bon ménage, et la mer en était d’autant plus bosselée. Mais de toutes les manières cela allait être inconfortable, alors un peu plus ou un peu moins, autant aller plus vite, non ? C’est donc au bout de 36 heures que nous passons entre Lifou et Maré, le courant ayant subitement cessé sur le talus continental. Il faisait nuit noire, et mis à part le phare du Cap des Pins, nous n’avons rien vu. L’heure n’était pas au tourisme, il nous restait alors une quinzaine d’heures pour atteindre le lagon avant que le vent ne forcisse encore. Ce fut chose faite le lendemain, et après avoir embouqué le Canal de la Havannah avec la marée favorable, nous sommes venus mouiller dans la Baie Iré que nous connaissons bien, juste au nord de l’Ile Ouen. Ne restait plus qu’à rejoindre Nouméa, une promenade de santé dans ce sens. Mais non, le temps à grains du lendemain nous a gratifié d’une bonne trentaine de noeuds tournicotant sans cesse, si bien qu’il a encore fallu se démener pour emmener Fleur de Sel franchir les passes de la Petite Rade.

Notre dernière brève halte nouméenne commence alors. Dix jours pendant lesquels nous allons presque devoir nous scinder en plusieurs morceaux, une première partie de nous s’occupant de réaliser les paperasses administratives nécessaires pour clôturer toutes nos activités calédoniennes : radier l’entreprise individuelle, résilier les assurances et couvertures sociales, clôturer les comptes en banque, récupérer nos permis de conduire, etc. Une autre moitié de nous-même se charge de vider méthodiquement tous les compartiments et équipets du bateau, de jeter ou donner le superflu accumulé qui ne nous sert plus ou pas, de nettoyer les fonds, les parois, les plafonds, de désinsectiser ce qui est possible, et ce de manière à ce que le bateau soit le plus propre et présentable possible pour l’arrivée en Australie. Quant à la troisième moitié de nous, elle réalise la troisième mi-temps, en cette période de coupe du monde de rugby. Nous enchaînons les mondanités, dînant (et trinquant !) chaque soir avec les amis que nous voyons pour la dernière fois. Nous nous retrouvons même à douze dans le carré à l’occasion de l’apéro commun que nous réalisons le vendredi soir, histoire de parfaire notre cirrhose.

Mais pendant que nous sommes occupés de la sorte, nous voyons encore la météo nous jouer un bon tour. Deux jours après notre arrivée se présente la fenêtre parfaite pour rejoindre l’Australie, que saisit d’ailleurs notre bateau-ami Hana Iti. Après que nous ayons joué au remorqueur avec notre annexe, histoire d’assurer la sortie de place un peu serrée, la traversée vers Brisbane se fera visiblement au portant tout du long, par beau temps, et avec seulement deux heures de moteur. Parfait ! Parfait, sauf qu’évidemment nous ne sommes pas prêts, c’est une semaine trop tôt pour nous. Une semaine plus tard, la situation n’est plus du tout la même. En soignant l’affaire, il y a moyen de faire quelque chose avec la situation qui nous est proposée. Elle n’est pas idéale, car elle comporte un passage de front au milieu, mais le contraire eût été trop beau. Et surtout, rien ne dit que la situation sera meilleure par la suite, bien au contraire. Alors, ne faisant ni une ni deux, encore une fois le lundi matin, nous enchaînons les visites à l’immigration, aux douanes et à la capitainerie du port pour réaliser nos formalités. Derniers achats, derniers au-revoirs, et on largue les amarres en ce 19 octobre.

La Calédonie s’estompe vite dans le sillage, d’une part car Fleur de Sel fonce dans le vent portant soutenu. D’autre part car il fait assez bouché et que les averses se succèdent. Si bien qu’après avec salué une dernière fois l’Ilot Larégnère, nous franchissons avec l’aide du jusant la Passe de Dumbéa, alors que la Grande-Terre n’est déjà plus que silhouettes. Un bateau pilote vient encore accueillir un cargo, puis le paquebot Diamond Princess sort du lagon en route pour Sydney, et la nuit tombe ensuite. Nous sommes alors seuls au monde, de nouveau, après cette semaine en tornade à Nouméa. Fleur de Sel trace sa route, aidée par un important courant portant et le lendemain, nous réalisons que nous avons battu notre record de distance en 24 heures, avec 170 milles ! Les journées suivantes seront du même acabit, quoique progressivement moins rapides, mais sans croiser qui que ce soit. Au bout de deux jours et demi à nous enfoncer doucement dans l’anticyclone migrateur dans notre sud, le vent a suffisamment tourné pour qu’il nous faille empanner, et le vent poursuit ensuite sa rotation. De sud-est et d’est jusqu’à cette dorsale, il tourne maintenant au nord et au nord-ouest. Nous avançons au travers d’un bord puis de l’autre, ce qui garantit de bonnes moyennes.

Et puis, dans l’après-midi du 23, nous touchons le front sur lequel s’est développée une petite dépression secondaire. Nous en sommes suffisamment loin pour qu’elle ne soit pas trop hargneuse pour nous, mais la rotation du vent, plutôt que d’être rapide, en sera très progressive. Nous avons bien droit à la belle ligne de grain avec fortes averses et rafales, mais le vent reste ensuite à l’ouest et au sud-ouest quelques heures, ce qui ne fait pas nos affaires. Mais Fleur de Sel connait cette allure serrée qu’elle pratique maintenant un peu trop depuis des semaines. Et finalement le vent adonne et nous pouvons recommencer à gagner de l’ouest dans un bon vent de sud bien frais. La température de l’eau, qui était de 22° ou 23° en quittant la Calédonie, a maintenant chuté à 20°, et l’air nous arrive droit du Grand Sud. La dorsale suivante est malheureusement plus rapide et plus importante que prévu. Cela signifie beau temps, certes, mais aussi pétole, et nous nous retrouvons vite encalminés. Il nous faut mettre le moteur pour avancer, mais surtout pour stabiliser le bateau et éviter d’abîmer les voiles vieillissantes.

Nous sommes alors à moins de 100 milles du continent australien, et il nous reste alors moins de 150 milles à faire jusqu’à Coffs Harbour, le port d’entrée vers lequel nous nous dirigeons. Avec Newcastle, bien plus au sud, ce sont les deux seuls ports d’arrivée autorisés entre Brisbane et Sydney. Nous sommes en contact depuis plusieurs jours déjà avec les autorités australiennes, à qui il faut impérativement donner au minimum 96 heures de préavis (sous peine d’amende salée et de poursuites pénales). Une petite brise de nord s’établit alors doucement, et c’est elle qui nous mènera jusqu’au bout du trajet. Mais elle va recevoir de l’aide pour nous convoyer à bon port, en la personne du East Australian Current. Ce courant chaud, qui descend des tropiques vers le sud de l’Australie longe la côte à distance, et vient par moments ajouter deux noeuds à notre vitesse. On note aussi que lorsque nous sommes dedans, la température de la mer remonte à 23°, et que lorsque nous en ressortons en arrivant à Coffs Harbour, le thermomètre chute subitement à 18° en l’espace de quelques milles ! Autre observation notable à l’approche de la côte : nous retrouvons un traffic commercial important, avec toujours plusieurs cargos montant et descendant le long de la côte. Merci l’AIS qui les détecte maintenant jusqu’à 20 milles !

Il faut bien dire que les instruments, l’AIS, les feux et la VHF sont nos seules observations possibles, car au coucher du soleil nous ne voyons pas encore la côte. C’est donc avec l’aide de ces appareils seulement que nous atterrissons sur ce nouveau continent. Nous doublons encore les deux phares de North Solitary Island et de South Solitary Island, puis un dernier alignement, pour franchir le brise-lame de Coffs Harbour, et nous venons jeter l’ancre. D’autres aventures nous attendent le lendemain, à commencer par les célèbres formalités australiennes, puis la découverte de cet environnement nouveau. Mais pour l’instant, après une traversée malgré tout rapide et sans encombre, en dépit d’une météo pas toujours facile, nous venons ainsi de terminer la traversée de l’Océan Pacifique, plus de quatre ans après avoir quitté les côtes sud-américaines. Et puis nous avons couvert plus de 1’400 milles de distance en un mois, alors il est temps d’aller prendre quelques heures de sommeil…

2 commentaires

  1. Bertrand écrit :

    Bienvenue chez les kangourous… et joyeuse cirrhose ;) !

    Amitiés,
    Thérèse & Bertrand

    1 novembre 2015, 11 h 16 min
  2. Jean écrit :

    Bravo pour la traversée du Pacifique !

    Bientôt l’Indien :)

    Jeannot

    2 novembre 2015, 10 h 08 min

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