Année 2015

Les dunes du Cape Howe apparaissent sans crier gare !
Il y aurait de nombreux arrêts à faire sur la côte du New South Wales (NSW), et la portion au sud de Sydney, même si elle est plus exposée, mériterait son lot d’attention. Cependant, il faudrait du temps pour ce faire, en particulier car la majorité des abris possibles sont derrière une barre à l’estuaire d’une rivière, et qu’après avoir réussi à y rentrer il faut encore réussir à en sortir (ce qui peut demander des jours, voire des semaines d’attente). Pour nous, plutôt que d’être une destination, ce tronçon de côte sera le chemin vers la suite, pris que nous sommes par les impératifs saisonniers. En quittant la région de Sydney, nous ne savons pas encore en détail où nous ferons une pause. Nous pensons éventuellement nous arrêter dans la grande Jervis Bay (où la Royal Australian Navy a une base), mais assez vite la météo nous incite à pousser un peu plus loin.

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Wombat à Maria Island (Tasmanie)

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Encore un franchissement mémorable pour <em>Fleur de Sel</em> et pour son équipage ! Notez que nous sommes alors le 16 novembre 2015 et que le drapeau français flotte sur le Harbour Bridge au lendemain des attentats...
Trois semaines à Sydney, ça semble beaucoup. D’ailleurs, c’est beaucoup, si l’on songe que nous avons consacré la période du 4 au 27 novembre à cette ville et ses environs, et ce d’autant plus si l’on se rappelle qu’en moins de 8 mois nous souhaitons faire une grosse moitié de la côte du continent. Et pourtant, ces trois semaines, si vite envolées, ne nous auront permis que de faire le strict minimum ! La ville est grande, et comme toute métropole elle regorge d’attractions, mais surtout nous n’avons pas fait que du tourisme. Voici donc un aperçu de l’escale de Fleur de Sel dans la plus vieille et la plus célèbre des villes australiennes.

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Nous découvrons les orages de la côte est : fréquents, humides et violents !
A l’origine, nous avions choisi de ne passer en Australie que rapidement, voire pas du tout. Il y avait plusieurs raisons à cela, la première étant le fait qu’il faut inévitablement consacrer à la découverte de ce pays-continent un temps certain. Mais notre arrêt en Nouvelle-Calédonie nous ayant permis de rallonger un peu notre séjour dans le Pacifique, nous étions maintenant en mesure de passer moins vite qu’en lance-pierre. L’autre raison principale concernait les formalités australiennes, dont il est de notoriété publique qu’elles sont exigeantes. L’Australie a fait couler beaucoup d’encre et fait enrager plus d’un navigateur par le passé. A juste titre, puisqu’on entend encore parler des histoires de saisies de toute la nourriture à bord, même de boites de conserves pourtant « Made in Australia » ! Difficile de savoir jusqu’à quand cela a été le cas, mais toujours est-il que les Australiens ont fini par comprendre que de telles pratiques ne pouvaient que leur donner mauvaise presse, et ils ont largement assoupli les règles de biosécurité (encore appelée familièrement « quarantaine »), peut-être en se calquant sur les procédés moins dogmatiques de leurs voisins néo-zélandais. Les formalités d’immigration et de douane, elles, restent l’affaire de processus stricts, mais qui ont le mérite d’être clairs et d’autant plus faciles aujourd’hui que tout est électronique. Venant d’arriver à Coffs Harbour, il serait toutefois inexact de dire que tout stress était absent, car nous allions inaugurer notre séjour par la séquence officielle, en espérant qu’on finirait bien par nous laisser rentrer !

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Vue mythique du mouillage de Farm Cove
Vue mythique du mouillage de Farm Cove

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Fin septembre, et ce depuis quelques jours ou semaines déjà, nous avions une activité principale et favorite à bord, plus encore que d’habitude : la météo. Certes, une fois arrivés à Oyster Bay, nous nous sommes occupés d’aller faire des courses à Luganville et de faire la lessive. Nous avons aussi fait un peu de tourisme, remontant une rivière en annexe sur un mille et demi pour atteindre le « Blue Hole » de Matevulu. Un endroit superbe, à l’eau douce cristalline, dans laquelle nous nous sommes baignés et lavés, jetés même avec une liane installée dans un gigantesque banyan par le chef local. Et surtout dans laquelle nous avons rempli tous nos bidons, car depuis que nous sommes arrivés au Vanuatu il n’a plu qu’une seule fois. Nos réservoirs sont en petite forme et nous venons prendre tout ce que nous pouvons.

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Pendant deux jours le vent s’est évanoui, une situation d’autant plus étrange que depuis que nous sommes au Vanuatu les alizés n’ont cessé de souffler sans relâche ou presque. Revoyant notre programme, nous avons décidé d’en profiter pour gagner à l’est, au moteur certes, mais c’est toujours cela de gagné. Quittant Santo, notre première escale fut l’île-volcan d’Ambae, qui a surgi de la brume de chaleur à une dizaine de milles seulement. A noter que vous ne trouverez Ambae que sur les cartes récentes (et donc sur aucune carte marine), où c’est le nom d’Aoba qui est mentionné systématiquement (de même que dans les instructions nautiques américaines pourtant récentes). Nous mouillons à la pointe est, dans une petite baie de sable noir et nous débarquons presque aussitôt après avoir mouillé, car nous ne resterons pas longtemps. Après un atterrissage humide en annexe, nous rencontrons James, qui habite là avec sa famille et celle de son frère. Il nous offre des papayes et des tomates (délicieuses), et nous donne bien-sûr l’autorisation de nous baigner, ce que nous nous empresserons de faire avant la fin de l’après-midi.

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Malheureusement, nous n’avons pas vu grand-chose de l’île de Paama. A notre arrivée, il restait moins d’une heure avant la tombée de la nuit, et nous avons opté pour le premier mouillage, le plus au sud de l’île, en face de l’école du village de Lehili. L’île s’estompait de temps à autre sous un nuage chargé de crachin, et nous espérions que le récif détaché à notre sud-ouest protègerait quelque peu le mouillage. Las, la nuit fut animée par le clapot contournant la pointe sud et par les rafales nombreuses au passage de chaque grain. Au matin, le temps grisâtre et humide ne se prêtait guère à une exploration à terre. Et surtout, les prévisions nous proposaient encore une journée de navigation viable avant une nouvelle détérioration accompagnée d’une rotation du vent le lendemain. C’est donc sans aller à terre que nous avons levé l’ancre, en longeant la côte de l’île vers le nord en guise de compensation. Nous avons au passage remarqué que le mouillage en face du village de Liro aurait peut-être été plus protégé du clapot contournant l’île, mais qu’a contrario une petite houle de sud-ouest y entrait. Difficile de savoir si nous aurions mieux dormi là ou pas. Mais déjà Paama s’évanouissait dans une nouvelle averse.

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En arrivant à Efaté la mer est toujours bien haute, le vent ayant soufflé à 25 nœuds toute la nuit. Nous avons du réduire la voilure pour freiner Fleur de Sel et éviter une arrivée trop matinale. Et puis, passée Pango Point, l’eau devient plate, et subitement le temps se met au grand beau. C’est donc sous un soleil radieux que nous parcourons les derniers milles vers Port Vila. Le bord de mer n’est alors qu’une succession de luxueuses villas et de quelques resorts, exposées au nord-ouest sur le bord de mer, donc face au soleil couchant de l’hémisphère sud. Nous prenons alors un corps-mort juste derrière Iririki Island, chez Yachting World, la base d’accueil des yachties.

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Seuls 35 milles séparent Aneityum de Tanna. Mais on se rappellera que la raison principale de notre départ du mouillage d’Anawamet est le roulis. Le vent souffle donc fort et il fait un temps à grains, avec un air bien humide. Le pont aussi, d’ailleurs, ne va pas tarder à être mouillé, aussi bien par les embruns que par les averses. Les lignes de traîne vont rester désespérément inertes, malgré les 6 nœuds de moyenne. Et une heure ou deux après le départ, on pourrait presque se croire loin au large, non seulement car la houle est bien formée et haute, mais aussi car Aneityum a disparu dans les nuées. Tanna, elle, ne se montrera que quelques heures plus tard, alors que nous sommes à moins de 10 milles, et nous n’aurons évidemment jamais aperçu la haute île de Futuna que nous laissons 30 milles dans l’est (à noter qu’il ne s’agit pas de l’île sœur de Wallis mais d’une autre île homonyme, cependant également peuplée de gens d’origine polynésienne).

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Ne vous fiez pas aux apparences, les deux sont des citrons !
L’ancre de Fleur de Sel repose maintenant dans la baie d’Anelcauhat (ou Anelgowhat, il faut s’habituer aux orthographes multiples et variées), et sous ses barres de flèche flottent le pavillon de courtoisie vanuatais et le pavillon jaune de quarantaine. Nous abordons le pays par un port qui n’est pas un port d’entrée officiel. Mais nous ne sommes pas hors la loi pour autant : avant de partir nous avons demandé à la douane du Vanuatu la permission d’aborder à Anelcauhat, et nous avions reçu en retour (et dans les 3 heures !) un beau document officiel nous donnant l’autorisation demandée. On nous demande juste d’appeler la police d’Anelcauhat sur VHF 16 pour faire les formalités, ce que nous faisons. Mais aucune réponse. Nous attendons, et cela nous arrange bien, car le mouillage est très protégé et tranquille et on peut se reposer avant d’aller à terre. Le lendemain matin, toujours aucune réponse, et nous mettons donc l’annexe à l’eau pour débarquer. La station de police est simple et spartiate (aucune trace de poste VHF…), et l’officiel en short et t-shirt nous délivre le permis de navigation jusqu’à Port-Vila en échange des frais de douane et de quarantaine. Pas d’inspection phytosanitaire, la seule contrainte est de ne débarquer aucun aliment frais provenant d’ailleurs, et nous réalisons alors que nous aurions pu apporter bien plus de fruits, légumes et viande.

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Terre à l'horizon ! Un nouveau pays, un grand moment...
Nous nous étions fixés la date du 30 juin pour terminer de travailler, et en programmant la sortie pour carénage au 1er juillet, cela nous obligeait quelque peu à respecter le timing (en fait il y a quand même eu un peu de retard). Fleur de Sel a donc été hissée au sec sur le travelift de Nouville, et nous avions devant nous une semaine pour gratter la coque et la nettoyer au karcher (une journée qui nous a permis d’ajouter « Brut de Corail » à notre gamme de parfums), la poncer (une autre journée), et la peindre en passant 2 à 4 couches d’antifouling selon les endroits (une journée à chaque fois). Comme nous avons fait recaler le bateau pour pouvoir peindre les endroits préalablement inaccessibles et que la pluie s’est immiscée dans le jeu (ce qui nous donnait le temps de nous occuper des passe-coques à revoir), la semaine prévue a tout juste suffi. Le 8 juillet, Fleur de Sel retrouvait enfin son élément, tandis que Port Moselle nous retrouvait une place pour quelques jours.

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