Changement de conditions après être arrivé à Gatope : tout d’abord notre nuit n’a pas été des plus reposante car nous avons vite compris que la plage de Gatope est la boite de nuit de la commune de Voh. Heureusement Fleur de Sel était mouillée relativement loin du rivage. Mais le samedi matin, lorsque nous avons débarqué, des fêtards étaient encore attablés devant leur pile de canettes et de bouteilles. Pour notre part, nous filions vers notre rendez-vous d’un genre particulier : à 7h50, nous prenions le deuxième départ des journées portes ouvertes organisés par l’usine de Koniambo Nickel (où travaille Heidi). Sans rentrer dans les installations, nous avons néanmoins pu faire le tour du site, que Heidi connaît bien mais que je n’avais encore jamais pu voir. Je découvre donc l’imposante usine pyrométallurgique et sa centrale électrique, le convoyeur de minerai, le port et le belvédère d’où l’on admire l’ensemble. Ainsi pourrai-je mieux m’imaginer le cadre de travail (et de vie) de Heidi. Puis après avoir été pris en stop par deux fois – de Vavouto à Voh, puis jusqu’à Gatope – car nous avons laissé la voiture à l’usine, nous retrouvons Fleur de Sel sagement au mouillage et l’annexe sur la plage où on l’avait laissée.

L'impressionnante usine de Vavouto où travaille Heidi

L’impressionnante usine de Vavouto où travaille Heidi

Nous partons alors que la brise thermique s’installe, et nous naviguons maintenant en équipage et dans le lagon – qui recommence ici à être navigable. De plus il fait grand beau, ce qui change des conditions très maussades que j’ai eues toute la semaine – un peu rageant, mais c’est ainsi. Profitons désormais du soleil qui rend au lagon son turquoise, et qui révèle le corail autrement si difficile à voir. Le vent se lève progressivement et nous atteignons l’Ile Deverd juste au moment où le soleil se couche. Nous décidons de mouiller là plutôt qu’au fond de la Baie de Gomen, car le cadre est joli et nous espérons nous baigner le lendemain. Le vent tourne comme prévu au nord-est pour la nuit, mais il est relativement fort encore ce matin, si bien que la baignade est de courte durée. Le paysage, en revanche, est magnifique. La côte et la chaîne s’étalent devant nous du plateau de Tia (au sud de Pouembout) jusqu’à l’Ile Yandé (au-delà de Poum), sur plus de 170 km. C’est donc toujours sous le soleil que nous remettons en route et c’est alors que le vent… tombe ! C’est alors la lente progression sur le lagon, et nous nous installons à l’ombre des voiles, avant que le thermique ne se lève que très timidement. C’est peu après que s’achève cette remontée, car Koumac est devant l’étrave.

Sur les coups de 14h, Fleur de Sel vient trouver sa place dans la petite Marina de Pandop, située à la pointe du même nom et à 2km de la petite ville. Mais pourquoi être venus ici, nous demanderez-vous peut-être ? Tous nos lecteurs ne le savent peut-être pas encore, mais nous partons prochainement pour une virée en Europe ! (par avion) Si Heidi ne dispose que de deux semaines tout au plus – et encore, en prenant des congés sans solde – pour ma part je profite du luxe d’être indépendant, ce qui me permettra de rester presque deux mois sur place. Nous serons donc séparés plus qu’un moment, mais j’aurai ainsi le temps de rendre visite plus sereinement aux amis et à la famille, alors qu’un court séjour imposerait un rythme de marathonien. Le voyage aller se déroulera prévu le 21 juin, via Nouméa, Tokyo, Helsinki et Bruxelles. Heidi redécollera pour le retour de Genève le 4 juillet, et Nicolas de Roissy CDG le 13 août. Pendant ce temps, Fleur de Sel nous attendra sagement à Koumac. Seule la marina ici a pu nous proposer une place pendant mon absence, celles de Nouméa étant pleines. Il a donc fallu s’organiser un peu sur le plan logistique, mais c’est un changement de décor agréable, et c’était aussi l’occasion de faire cette navigation – un bien sympathique retour dans le bain après trop longtemps à l’arrêt !

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