Mois de novembre 2012

Un océan de possibilités s’offre à nous. Maintenant que nous sommes arrivés en Nouvelle-Zélande, il nous faut envisager l’avenir sous un œil différent. Jusqu’ici nos efforts s’étaient concentrés vers le fait d’atteindre Opua, le port d’entrée le plus au nord du pays, au fond de la Bay of Islands. Désormais, qu’allons-nous faire ? Quand, comment ? Ce sont les questions qui viennent doucement se glisser dans notre esprit tandis que nous sombrons dans un long sommeil récupérateur. Cette traversée n’aura pas été de tout repos, surtout durant les trois jours où nous avons fait « usage », peut-être de façon un peu cavalière, d’une dépression quasi-stationnaire, pour gagner au sud-est. Mais au final, nous sommes contents d’avoir atteint la Nouvelle-Zélande sans autre encombre qu’un inconfort passager.

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La journée a commencé tôt : le vent a soufflé fort cette nuit et depuis qu’il a tourné vers le S, la Baie de Kanuméra où nous sommes mouillés n’est plus aussi bien protégée. Encore un coup d’œil (prolongé) aux prévisions météo et notre décision de la veille est confirmée. On se lance. Il faut se motiver pour partir alors qu’on voit la houle briser avec vigueur sur le récif et qu’on n’a pas beaucoup fermé l’œil de la nuit… Derniers rangements, nettoyage, cuisine pour préparer quelques plats d’avance. Dégonflage de l’annexe et rangement du moteur hors-bord, une petite sieste, un dernier bain et une bonne toilette. En milieu d’après-midi, juste après l’arrivée du dernier fichier GRIB, on lève l’ancre, exactement deux mois après être arrivés en Nouvelle-Calédonie.

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Il y a mille et un trésors à découvrir le long de la soixantaine de milles qui séparent l’Ile des Pins de Nouméa. Et comme la météo ne semble pas nous donner de signes nous intimant de nous presser à partir pour la Nouvelle-Zélande, nous profitons des conditions idylliques pour traîner en chemin. L’ambiance est un peu à la fin des grandes vacances, et nous en profitons donc encore au maximum pendant les derniers jours de notre séjour calédonien. Notre premier arrêt sera en Baie du Prony, que nous atteignons après une quarantaine de milles de portant dans un lagon animé par un vent juste suffisant pour nous pousser, sans trop nous secouer. En fin de journée, nous franchissons donc la passe qui nous fait entrer dans cette gigantesque baie du sud de la Grande Terre. On y trouve de tout : aussi bien un grand complexe minier où viennent charger les cargos que des parcs naturels qui protègent la flore et la faune terrestres et marines.

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