Etrangement, rapidement après être arrivés en Nouvelle-Calédonie, nous nous sommes précipités dans les îles. La Grande-Terre en est une, assurément, mais vu ses dimensions elle prendrait presque des allures de continent, surtout pour nous qui naviguons dans le Pacifique depuis plus d’un an maintenant. La Grande-Terre, plus longue que la Suisse ou la Belgique, est de très loin la plus grande île que nous avons vue depuis que nous avons quitté les côtes chiliennes… Faut-il y voir quelque besoin inconscient de renouer avec ce qui nous est devenu familier, c’est possible. Mais c’est surtout pour découvrir quelques petits bijoux que nous avons décidé de faire un tour aux Iles Loyauté et à l’Ile des Pins.

Arrivés à Ouvéa deux heures avant la tombée du jour, c’est sous un radieux soleil que nous découvrons le lagon de cet atoll un peu particulier. Les Loyautés se sont soulevées au passage d’une « bosse » dans le magma terrestre, et si sa voisine Lifou est complètement sortie de l’eau tandis que son autre consœur Maré commence tout juste à se renfoncer dans les abysses, Ouvéa est encore en phase de sortie de l’eau. Elle est donc penchée, avec l’un des côtés de l’atoll bien émergé – et même bien plus large que les motus des atolls polynésiens, puisqu’elle atteint trois milles de large au maximum. L’autre côté, au nord-ouest, est encore submergé, tandis que le nord-est et le sud-ouest sont une succession d’îlots bas émergeant entre une série de passes. Ce sont les îlots des Pléiades du Nord et du Sud.

Et puis il est grand cet atoll, énorme, même. Avant la nuit, nous avons tout juste le temps d’atteindre un mouillage entre Mouly (le village le plus au sud) et Lékiny (situé au niveau de la fausse passe entre le grand îlot de Mouly et l’île d’Ouvéa proprement dite). Sur toute sa moitié sud, la côte intérieure du lagon est une immense plage du sable le plus fin et le plus blanc qui soit. Une carte postale de rêve (et c’est d’ailleurs non loin que se trouve l’Hôtel Paradis), mais pour nous ce sera une nuit médiocre car si le vent ne souffle pas exactement perpendiculaire à la plage, des vaguelettes viennent descendre ou remonter le lagon sur toute la longueur de la plage pour venir vous secouer par le travers pendant toute la nuit.

Laissant tomber la visite des falaises de Lékiny, qui enserrent une baie de fonds blancs (1m environ) et qu’on devine en passant, nous poursuivons dès le lendemain matin vers Fayaoué, par un vent bien frais. Nous y trouvons un magasin pour ravitailler un peu (nous n’avons pas vu d’épicerie depuis Nouméa). Et dans ce cadre enchanteur nous étalons une « poussée d’alizé », qui montent bien au-dessus de 25 nœuds. Dans ce petit paradis, nous avons la chance de voir de très belles lumières, avec le lagon éternellement turquoise sur fond de ciel noir noir noir. Mais sinon, c’est vent, pluie et en bref, un temps à ne pas faire grand chose si ce n’est un peu d’entretien à bord et de nettoyage de coque.

A l’arrivée, nous avons été « faire la coutume », c’est-à-dire nous présenter à la chefferie de la tribu et y apporter un petit présent (une boite de corned-beef et un petit bracelet tressé par Heidi), le tout enrobé dans une longueur de tissu à paréo). Les habitants de Fayaoué sont très reconnaissants de ce geste traditionnel dans leur culture et qu’il convient de faire pour être bien vu en Mélanésie. Le lendemain, nous faisons connaissance avec Onora, vieux retraité des mines, et qui passe son temps à pêcher. Il nous invite chez lui à déguster des papayes. A son arrivée il rameute sa femme, Elisabeth, qui sort de la case avec de petits yeux. Et pour cause elle faisait tranquillement la sieste, mais elle a l’habitude, nous dit-elle : « Parfois, il me ramène des touristes japonais ! » Et puis Myriam, leur dernière fille, qui est chargée de nous trouver d’autres papayes à emporter.

Nous rencontrons aussi nos voisins de mouillage, Juliette et Jeff sur Harmattan, qui poursuivront leur installation à Nouméa après 3 mois de break à bord, et Cristína, Pascal et Luna à bord de A Velas Vir, qui habitent à Lifou et profitent des vacances scolaires. Un bon barbecue sur la plage le soir, c’est le moyen idéal pour faire connaissance. Myriam, qui était là à notre arrivée sur la plage, se joint à nous. Comme elle a 12 ans, elle demande à Heidi de l’accompagner chez ses parents pour demander la permission de dîner avec nous. En revenant, elle explique à Heidi : « C’est ma première soirée avec des blancs ! » En fin de soirée, alors que nous terminons bières et grillades, Myriam s’est endormie et c’est les yeux petits que Juliette et Heidi la ramènent chez elle. Mais, lors de notre retour à bord, trente secondes après avoir quitté la plage avec l’annexe, notre hélice se prend dans la senne d’Onora ! A la lumière des frontales, nous sommes obligés d’y aller au couteau pour nous dégager. Confus, nous retournons le lendemain saluer Onora et sa famille avant de partir, mais en leur apportant quelques muffins au chocolat pour nous faire pardonner.

Nous remettons effectivement en route. Le temps s’améliore, la pluie a cessé, et il nous semble possible d’aller visiter un petit paradis encore bien plus merveilleux. Du moins les quelques jours à venir seront-ils ce que nous aurons de mieux comme temps avant une nouvelle dégradation de la météo. Pour nous rendre à l’atoll de Beautemps-Beaupré, juste au nord-ouest d’Ouvéa, il faut d’abord monter à St-Joseph, dans le nord d’Ouvéa. Là, le lendemain matin, nous débarquons pour « faire la coutume » et pour demander l’autorisation de nous rendre à Beautemps-Beaupré. Chaque îlot est attribué à une tribu et il faut donc faire la demande expresse auprès de l’autorité coutumière appropriée. Nouveau présent, avec un petit billet car nous demandons une faveur, un nouveau bracelet qu’Heidi a tressé pour l’occasion, et nouvelle boite de corned beef. Il s’agit de boites argentines que nos amis d’Imaqa nous avaient donné en désarmant leur bateau, que nous n’utilisons finalement pas. Et comme la population d’Ouvéa est à moitié d’origine wallisienne, donc polynésienne, ils raffolent de cela, mais ils ont du mal à en trouver en Nouvelle-Calédonie. C’est donc bien pour tout le monde !

Nous passons un long moment avec le chef de St-Joseph, qui nous semble un peu gâteux et finalement peu charismatique. Au fil de la discussion, nous apprenons qu’en fait deux langues sont parlées à Ouvéa, le iaai, langue mélanésienne, et le faga-uvea, variante du wallisien (langue polynésienne, donc) et parlée par les descendants des Wallisiens venus à Ouvéa avant le XVIème siècle. On se mélange peu et on ne se comprend pas entre les deux communautés. L’île est grande, mais tout de même, il n’y a que 4’000 habitants. Eh bien imaginez que ce n’est qu’en parlant français qu’ils parviennent à se comprendre. Il en est souvent de même avec leurs voisins de Maré et de Lifou, qui parlent chacun une langue distincte – mais une seule par île, c’est déjà plus rationnel. Le chef nous parle aussi des problèmes d’alcoolisme, chose qui ne nous étonne pas, puisque c’est partout pareil dans le Pacifique. Lorsque la loi ou les prohibitions religieuses interdisent aux habitants de se procurer des alcools forts, ils s’en fabriquent ou ils boivent même de l’alcool à brûler. Résultat, c’est l’hécatombe parmi les jeunes. Mais nous sommes surpris par l’attitude du chef qui semble d’une mollesse presque coupable. Plutôt que de donner aux jeunes un cadre de vie, des structures morales, et un exemple à suivre, il nous semble que dans ce cas là, l’autorité coutumière ne fait rien pour enrayer ce fléau. On pourrait en venir à se demander, finalement, à quoi sert-elle alors ? Heureusement, ce n’est pas partout pareil, mais une fois libérés après une matinée de monologue, nous avons vite quitté St-Joseph, dont l’ambiance ne nous convenait pas.

N’ayant pas prévu de passer tant de temps à faire la coutume, c’est à la voile et au moteur que nous avons foncé vers l’ouest. Pas d’arrêt à Agneü, deux îlots des Pléiades qui ont un récif prometteur pour le snorkeling : la météo semble correcte pour Beautemps-Beaupré, alors allons-y. Nous arrivons peu avant la nuit, alors que le temps se couvre qui plus est, et c’est donc avec une extrême prudence que nous nous faufilons entre les patates de corail. Je grimpe dans les barres de flèche pour y voir plus clair et nous trouvons finalement l’un des deux passages qui permettent de rejoindre un semblant de lagon juste sous le vent du seul îlot de taille respectable de l’atoll. A marée basse, et par vent d’est, l’abri est parfait : nous sommes à quelques mètres d’une confidentielle plage de sable blanc, au bord de laquelle ondoient les cocotiers et les pandanus. Mais à marée haute, qui a lieu le matin et le soir lorsque nous y sommes, il s’agit d’une affaire un peu plus dansante, et pour la première nuit nous mettons en place un mouillage arrière pour limiter le roulis.

En contrepartie à ces inconvénients, le snorkeling est fabuleux, et dès le lendemain matin nous sommes à l’eau pour profiter du beau temps revenu : nous nous rendons sur certaines patates de corail qui ferment le lagon et nous admirons ces récifs en très bonne santé : coraux à l’état virginal et quantités de poissons, petits et grands. Evidemment, quelques requins aussi, qui nous surprennent toujours, mais ce sont des ailerons blancs du lagon, donc a priori pas de souci. Revenus à bord le temps de nous réchauffer (eh oui, elle est à 24°, seulement !) et nous voilà repartis vers le tombant extérieur. Poissons, coraux. Coraux, poissons. Des centaines de variétés de chaque s’offrent à nos yeux. Un vrai bonheur pour les amateurs pas du tout spécialistes que nous sommes. Nul doute que la plongée bouteille serait aussi merveilleuse dans ce coin… Et puis, c’est alors que nous sommes dans l’eau que nous voyons arriver Forty-two, voilier allemand à bord duquel se trouvent Mercedes et Carsten.

Nous faisons rapidement connaissance avec eux dans l’après-midi, mais ils sont fatigués car ils sont partis tôt d’Ouvéa. Nous remettons donc apéro et grillade sur la plage au lendemain, météo permettant évidemment. C’est qu’on ne sait pas très bien à quoi s’en tenir. Le temps n’est pas très stable, d’autant plus qu’un col barométrique doit passer non loin dans la soirée. Le vent devrait faire le tour du cadran, mais en restant faible. Donc a priori pas trop de souci, il devrait reprendre ensuite de la vigueur au sud-est, mais nous serons alors correctement protégés par l’îlot. Mais tout cela est de la théorie. Car si le vent tombe bien après être monté au nord, et s’il y a vaguement quelques bouffées d’air venant de l’ouest alors que le jour tombe, les choses se passent nettement moins bien lorsque le vent revient au sud. Il monte à une bonne vingtaine de nœuds vers 20h, pour atteindre trente nœuds une heure plus tard. Nous savions qu’une queue frontale évoluait dans le coin, mais ni Météo France, ni les services météo néo-zélandais, australiens et américains n’avait prévu cela. En fait, la carte météo néo-zélandaise du moment, et que nous recevrons quelques heures plus tard, montre l’extrémité du front à 300 milles au sud de la Grande-Terre, soit à 600km de notre position ! Nous ne l’attendions pas avant le lendemain ou le surlendemain, si tant est qu’elle devait nous affecter. Abandonnons donc la théorie – la météo tropicale a ceci de passionnant qu’elle est encore très imparfaitement comprise – car dans l’immédiat nous avons d’autres soucis à gérer.

Nous sommes à la limite du coup de vent de secteur sud, dans un mouillage protégé de l’est essentiellement. Les patates de corail qui enferment notre mini-lagon à l’ouest et au sud nous procurent pour l’instant une certaine protection, d’autant meilleure au fur et à mesure que la mer descend, pour quelques heures encore (ouf !). Mais alors que nous espérons que ce « grain » sera de courte durée, une mauvaise nouvelle tombe : le projecteur de pont de Forty-two s’allume, et sans tarder Carsten nous annonce à la VHF que leur ancre chasse (vive le GPS qui permet de suivre notre position avec précision !) Les pauvres, qui aspiraient à une nuit paisible, se retrouvent à manœuvrer sur le pont, sous une pluie battante. Remonter l’ancre, moteur à pleine puissance pour étaler le vent dont les rafales atteignent 35 nœuds, et surtout s’orienter dans la nuit noire pour tenter de remouiller. Nous nous trouvons dans une zone non-cartographiée, et notre mini-lagon est un peu trop mini ! Mercedes et Carsten manœuvrent dans un mouchoir de poche, sans savoir où se trouvent les têtes de corail qui doivent être à moins d’une centaine de mètres sur leur avant, sur leur travers, et sur leur arrière… Les lunettes aveuglées par la pluie, les yeux éblouis par l’écran du GPS, qui est leur unique outil d’orientation, ils ne parviennent à manœuvrer que grâce à notre projecteur de pont, qui éclaire Fleur de Sel comme un arbre de Noël, et qui leur donne finalement leur seul point de repère – évidemment ce genre d’aventure se passe toujours la nuit et par nouvelle lune. Par trois fois nous les verrons revenir à pleine puissance droit sur nous pour virer à une longueur de bateau. Et à un moment donné leur ligne de mouillage file par le fond, tandis que, miracle, l’ancre croche !

L’adrénaline est à son maximum, et nos voisins surveillent anxieusement leur position. Ca ne bouge plus, heureusement, mais nous ne pouvons nous empêcher d’avoir des doutes. Eux car ils avaient pourtant plongé sur leur ancre pour vérifier la bonne tenue dans le sable, et nous car nous avons une ancre assez similaire à la leur. Heureusement, et malgré nos quarts de mouillage de part et d’autre, le restant de la nuit se passera sans autre ennui. Et si le vent a soufflé bien fort jusque vers 4h du matin, heureusement il s’est tassé et a tourné avec l’arrivée du jour, avant que la mer ne soit bien haute. Le lendemain matin, le soleil brille, et le lagon est redevenu paradisiaque. Pourtant, épuisés que nous sommes tous, aussi bien nerveusement que physiquement, personne ne bouge vraiment à bord avant la mi-journée, alors que la chaleur nous pousse hors du lit. Finalement, Carsten et Mercedes décident de quitter dans la foulée ce mouillage qui leur est devenu sans doute quelque peu désagréable. Dommage, nous ne ferons pas plus ample connaissance avec nos compagnons de fortune. Un peu de baignade pour nous, et de lessive avec l’eau tombée pendant la nuit. Et ce n’est que le lendemain, après une bon repos, que nous en profiterons de nouveau pour nous promener à terre. Ramassage de noix de coco, prélèvement de cœurs de palmier, et ensuite nouveau snorkeling pour profiter encore un peu des merveilles sous-marines de ce dédale de corail.

Puis, afin de profiter de la fenêtre météo des jours à venir, avant que le soir n’approche et que la lumière ne tombe, nous nous frayons de nouveau un chemin entre ces récifs, et nous attaquons la remontée au vent. Le vent est encore maniable, mais il faut remonter l’alizé, heureusement pas sur une trop grande distance : nous décidons de revenir déjà à Fayaoué. Louvoyage pendant toute la nuit, avec quelques grains, mais au moins nous sommes rapidement protégés dans le lagon d’Ouvéa. Nous connaissons le mouillage et nous savons que l’approche est faisable sans heurts. C’est là que nous passons surtout les 24h suivantes. C’est à ce moment là qu’une petite dépression approche, et le vent d’est se renforce sensiblement en tournant progressivement vers le nord. La fin de nuit est inconfortable et au petit matin il est l’heure de partir : nous profitons alors de la suite de la rotation du vent. C’est la parfaite fenêtre météo, une comme il ne s’en produit que tous les 8 à 15 jours dans le coin, et encore pas toujours aussi pratiques. Il faut donc en profiter, car on peut alors gagner au sud et à l’est, même s’il faut pour cela naviguer sous les grains. Malgré la pluie c’est mieux que le louvoyage, car au plus fort du vent de nord-ouest, Fleur de Sel trace à 8 nœuds. Au vu des prévisions pour les jours à venir, le choix est vite fait. On ne s’arrête pas à Lifou, la plus grande des Iles Loyauté. Nous ne faisons que longer cette île, plus grande que Tahiti ou que la Martinique. Nous nous trouvons alors dans le centre de la dépression (qui n’a heureusement rien de l’œil d’un cyclone). Le vent est tombé et il nous faut bien la puissance du moteur pour faire route dans la mer totalement hachée avec des trains de vagues venant de toutes parts.

Et puis au petit matin, c’est la troisième des Loyauté que nous découvrons : Maré. Nous venons jeter l’ancre juste derrière le Cap Roussin, dans un semi-lagon de toute beauté. Quelques patates viennent fermer la baie déserte à l’ouest, et feront un bon objectif de plongée, avec ici encore de jolis poissons et de jolis coraux. A terre se trouve vaguement une petite cahute abandonnée, mais nulle autre trace de présence humaine. De jolies petites plages apparaissent à marée basse entre des blocs rocheux, et nous allons faire une courte promenade dans la brousse. Un chemin pas toujours évident à suivre nous mène de l’autre côté de la péninsule, au vent du cap. La végétation en chemin est superbe, et la vue sur la baie de l’Allier battue par les vagues est toute aussi spectaculaire. Nettement moins appréciable, en revanche : la quantité de déchets jetés à terre par le vent et la mer dans ce cul-de-sac. Le plastique, évidemment, se fait la part belle parmi tous ces détritus, puisqu’il ne se décompose pas. Bouteilles, chaussures, cordages, le spectacle est hallucinant tant sont nombreux ces articles qui trahissent, eux, la présence des hommes aussi bien en Nouvelle-Calédonie que dans les multiples autres îles du Pacifique.

Et puis, après n’avoir fait finalement que survoler les deux plus orientales des Iles Loyauté, nous pouvons profiter d’une bascule à l’est de l’alizé. Le temps qui passe nous impose d’être stricts sur le timing, et d’avancer vite lorsque le temps nous est favorable. Alors en route, cap au sud. Là-bas nous espérons nous rattraper et pouvoir profiter un bon moment de l’Ile des Pins, un autre joyau de la couronne d’île qui ceinture la Grande-Terre. La mer est agitée (comme toujours dans ce passage entre les îles), le vent souffle d’abord encore assez fort, surtout en contournant Maré. Et puis dans la nuit cela s’assagit et nous arrivons finalement au lever du soleil face à l’Ile des Pins, Kunié de son nom mélanésien. A ce stade, nous savons que la suite sera plus facile : nous nous trouvons à l’extrémité au vent de l’archipel, et l’île possède plusieurs baies relativement éloignées les unes des autres, mais pour la plupart bien abritées. Et nous allons vite découvrir, ce qu’un écrivain japonais avait déjà écrit, qu’il s’agit de « l’île la plus proche du paradis ». Mais afin de laisser retomber l’adrénaline due au mauvais temps, patientons un peu avant d’évoquer ce séjour beaucoup plus tranquille qu’aux Loyauté.

3 commentaires

  1. montez écrit :

    Nous vous suivons tj avec grand intérêt ! l’émotion de vos aventures en Nouvelle Calédonie !
    Nous vous souhaitons tj de bons vents et que tout se passe bien comme jusqu’à maintenant.
    João et Claire on une petite fille Alice – elle apprend déjà à « nager » dans la piscine. Ils sont tj à LOndres.
    amicalement Maria Santa et Carlos Montez (Portugal)

    8 octobre 2012, 13 h 44 min
  2. François JULIENNE écrit :

    J’espère que mon commentaire passera cette fois-ci car le précédent est resté dans la boîte. C’est un bonheur de lire votre relation de voyage d’autant qu’elle est bien écrite. Nous avons l’impression d’y être,de subir les coups de vent mais aussi de faire la sieste sur la plage ou de regarder les poissons à travers notre masque.24° c’est le paradis terrestre et dire que vous trouvez l’eau un peu froide, j’aimerai vous y voir ici au mois de septembre avec de l’eau à 18° que Bonne Maman trouve encore acceptable. On n’arrête pas les bretonnes d’adoption.Il aura plu aujourd’hui toute la journée, de quoi vous mettre le baume au ooeur. Continuez bien votre périple, nous vous suivrons toujours par la pensée. Je vous embrasse. BP

    8 octobre 2012, 14 h 38 min
  3. Yves écrit :

    Bonjour Heidi et Nicolas.
    Chapeau pour ce que vous faites, on est plus tranquille sur les canaux bourguignons.
    Et quelle joie de voir Fleur de Sel continuer la route.
    C’est toujours un plaisir de vous lire, il y a déja un bon moment que je voulais vous le dire, mais aujourd’hui étant un grand jour ( pour moi), j’en profite. ( oui, je déprimais depuis quelque temps, dans l’attente d’une chimio, mais la progression s’est calmée, et un médecin rencontré hier connait bien ce problème et va m’aider à stabiliser l’affaire. Youpi!).
    Est-ce que vous pêchez à la traine quand vous naviguez? (je me souviens des thonidés remontés à bord, dont un ne voulant pas mourir et étant passé par le hublot rectangulaire du cockpit,et tombé bien sûr sur le lit, et là, comme aurait dit Achille:joie bonheur, félicité.)
    Pascale et moi nous voyageons un peu avec vous en vous lisant, et on vous envoie toutes nos amitiés.
    Yves

    12 octobre 2012, 11 h 05 min

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