Mois de avril 2011

Ce qui n’était encore qu’un début en arrivant à Puerto Aguirre s’est par la suite accentué. Les salmoneras et les bateaux de pêcheurs, premiers signes de la présence des hommes, ont été suivis de petits villages, de bateaux plus nombreux, d’exploitations aquacoles toujours plus imposantes, sans parler du trafic incessant à la radio. Clairement, nous étions de retour dans la civilisation, avec ses bons côtés – comme la proximité des hommes – et ses mauvais côtés – comme la proximité des hommes… Malheureusement, même dans ces régions relativement isolées par rapport à d’autres plus intensément colonisées (la baie de Rio, les côtes européennes, etc.), nous avons relativement vite commencé à croiser des signes de pollution, qu’il s’agisse de flotteurs à la dérive, de tuyaux de ferme aquacole perdus, on encore d’irisations d’hydrocarbures à la surface des eaux portuaires. Après la relative communion que nous avons vécue pendant des semaines avec la Nature, ce fut inévitablement un choc.

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Parcours de Fleur de Sel en Patagonie
C’est un mois et demi après avoir quitté Puerto Natales que nous avons atteint la grande île de Chiloé. Nous vous proposons déjà quelques unes des photos de ces derniers mois, mais également vous pouvez nous suivre grâce à Google en regardant le tracé mis à jour sur la page parcours, ou plus directement ici en plein écran. A bientôt !

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Arrêtés devant le passage à niveau, barrières fermées, à attendre que le train (de dépressions) passe, nous avons patienté presque six jours. C’est long, et dans ce laps de temps, alors que Fleur de Sel était amarrée bien sagement dans la jolie Caleta Lamento del Indio, pas moins de quatre fronts nous sont passés dessus, tour à tour. Evidemment, nous trépignions d’impatience, le train prenait des allures de convoi de marchandises interminable, et suspendus à la réception des cartes météo et des fichiers GRIB, chaque jour nous nous faisions la même réflexion : c’est déjà l’automne, et on se dit que plus on attend, moins il y aura d’occasions de franchir ce passage difficile. Il ne faudra pas louper l’occasion lorsqu’elle se présentera, même si évidemment elle ne sera jamais idéale. Nous avions déjà connu pareils cas aux Iles Féroé ou en Ecosse, alors que nous étions tard en saison. Alors on s’occupe comme on peut : il y a toujours du bricolage à faire, et notre combiné déporté de VHF fonctionne maintenant à nouveau. On en profite pour se mitonner de bons petits plats. On se repose en bouquinant ou en regardant des films. La station du phare de San Pedro nous appelle chaque jour pour savoir quelles sont nos intentions, et pour nous donner les prévisions météo pour les heures à venir.

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