Qui dit voyage en bateau à voile évoque implicitement le vent pour faire avancer notre Fleur de Sel. Les courants océaniques jouent aussi un rôle, portant notre coque au gré de leur dérive, et ils sont souvent liés aux vents, aussi il semble approprié d’en parler conjointement. Enfin, lorsqu’on prévoit un voyage, les saisons ont une importance cruciale, puisqu’elles imposent des fluctuations climatiques, dont il faut tenir compte dans la planification du voyage. Les bateaux de croisière, et surtout leur équipage, préférant de loin le portant au près, il faut donc se renseigner un minimum pour savoir où et quand naviguer, car en mer plus qu’ailleurs, la ligne droite est souvent loin d’être la plus rapide ! C’est tout cet ensemble atmosphérico-océanique que je vous propose d’aborder succinctement pour le domaine atlantique que nous parcourons depuis de nombreux mois maintenant, en rentrant au cœur des préoccupations du navigateur : la météo. Vous pourrez ainsi comprendre certains de nos choix de route et de timing.

 

Les vents dominants

L’Océan Atlantique est principalement divisé en deux bassins, l’Atlantique Nord et l’Atlantique Sud, qui couvrent à eux deux des latitudes allant schématiquement de 60°N à 60°S. Dans chaque bassin on peut donc distinguer à chaque fois deux zones : la zone tempérée, qui s’étend à peu près du 30ème au 60ème parallèle, et la zone tropicale, de l’équateur au 30ème parallèle. Entre elles se trouvent une zone de hautes pressions, le célèbre Anticyclone des Açores dans l’hémisphère nord, et son pendant austral, l’Anticyclone de Ste-Hélène. Enfin, à l’interface entre les deux zones tropicales se trouve une zone de plus basses pressions, dont nous avons déjà parlé il y a quelques mois : le Pot-au-Noir (ou ZCIT = Zone de Convergence Intertropicale). Voilà pour le décor.

De manière générale, les vents dominants soufflent plutôt du secteur ouest dans les zones tempérées, et du secteur est dans les zones tropicales (ce sont les alizés). Il faut cependant garder en tête que ce ne sont que des vents dominants, et que même dans l’Atlantique, où les alizés sont réputés pour leur régularité, il peut y avoir des perturbations, allant de la panne d’alizé à la dépression tropicale, phénomène qui peut dégénérer en cyclone. Sur les versants est des anticyclones, les alizés sont orientés plus vers l’équateur, ce qui fait qu’on préfère rejoindre le soleil en longeant les côtes d’Afrique, le long de la Namibie et de l’Angola via Ste-Hélène dans le sud, des Canaries au Cap-Vert dans le nord. Sur le versant ouest des anticyclones, au contraire, le vent s’éloigne plutôt de l’équateur, ce qui explique que la route retour des Antilles en Europe passe plus volontiers par les Bermudes. L’Atlantique possède ceci de particulier que le bassin nord est situé nettement plus à l’ouest que le bassin sud. Cette asymétrie entraîne notamment un débordement des alizés de l’hémisphère sud dans l’hémisphère nord. Pendant l’hiver austral, le vent souffle ainsi du sud-est le long de la côte nord brésilienne. Du côté africain, entre juillet et octobre, un phénomène de mousson amène des vents de sud-ouest dans de Golfe de Guinée.

Dans les zones tempérées, le temps est plus changeant que sous les tropiques, car le régime des vents y est dominé par le passage de dépressions frontales, et par les intervalles (de beau temps) entre ces perturbations. Ces dépressions se forment le plus souvent juste au large du continent américain pour ensuite traverser l’océan en se déplaçant vers l’est. La rotation cyclonique se fait dans le sens antihoraire autour des dépressions de l’hémisphère nord, et dans le sens horaire dans l’hémisphère sud. Ainsi, les vents soufflent du secteur ouest du côté tropical des perturbations, tandis qu’ils sont de secteur est du côté polaire. A noter cependant que le passage d’une dépression entraîne classiquement une rotation importante du vent en un endroit donné : du sud-ouest au nord-ouest dans l’hémisphère nord, et inversement dans le sud. La deuxième caractéristique de ces dépressions extratropicales, c’est la présence de fronts, et notamment de fronts froids, qui sont souvent les plus violents et peuvent s’étirer sur des milliers des kilomètres. Près des côtes d’Amérique du Sud, ce sont par exemple les pamperos, dont on se méfiera.

Les courants océaniques

Les courants océaniques n’ont rien à voir avec les courants de marée. Ces derniers oscillent sur une période essentiellement semi-diurne en Atlantique, tandis que les courants océaniques sont permanents ou pour le moins saisonniers. Ce sont un peu comme de grands fleuves, charriant des masses d’eaux différentes de celles qui les entourent (plus froides ou plus chaudes, plus salées ou plus douces). Ils sont principalement mis en mouvement par les vents dominants, ce qui explique que l’on retrouve une circulation océanique qui ressemble d’une certaine manière à la circulation atmosphérique.

Dans l’Atlantique Nord, le plus célèbre de tous les courants, le Gulf Stream (chaud), remonte le long de la côte des Etats-Unis, pour décoller du continent lorsqu’il rencontre le Courant du Labrador (froid), venu du nord. Il se prolonge alors vers l’ouest en devenant la Dérive Atlantique Nord. La boucle continue avec le Courant des Canaries (froid), qui descend le long de l’Afrique, et revient vers les Antilles avec le puissant Courant Equatorial. Au sud, ce dernier est prolongé par le Courant du Brésil (chaud) que l’on connait maintenant plutôt bien, bifurquant vers l’ouest lorsqu’il rencontre le Courant des Falkland (froid), venu du sud. Il se joint alors au très vaste Courant Austral, qui porte à l’est. Une branche remonte alors le long de la côte Africaine, le Courant du Benguela (froid), pour retrouver la circulation équatoriale. Les océans sont donc animés par deux grandes boucles accolées, dont certaines branches atteignent ou dépassent parfois les deux ou trois nœuds, ce qui est loin d’être négligeable à l’échelle d’un voilier. Il faut donc essayer d’en faire bon usage, ou du moins limiter leur effet néfaste lorsque c’est le cas.

Vue schématique et grossière des principaux courants et des vents dominants de l'Atlantique. Attention, ce schéma ne sert qu'à vous faire une idée générale, mais beaucoup de choses n'y sont pas représentées afin qu'il reste lisible. Cliquez sur l'image afin de la voir en grand.

Vue schématique et grossière des principaux courants et des vents dominants de l’Atlantique. Attention, ce schéma ne sert qu’à vous faire une idée générale, mais beaucoup de choses n’y sont pas représentées afin qu’il reste lisible. Cliquez sur l’image afin de la voir en grand.

Variabilité saisonnière

Les centres d’action atmosphériques (anticyclones subtropicaux, dépressions extratropicales, ZCIT) oscillent en latitude selon les saisons. Ils ont tendance à suivre le Soleil avec environ un ou deux mois de retard (phénomène d’inertie thermique), si bien que tout l’ensemble atteint son extension la plus au nord fin juillet, et la plus au sud fin janvier. Ainsi, le Pot-au-Noir se trouve plutôt aux alentours de 7°N en juillet (période à laquelle nous l’avons traversé), alors qu’il est très proche de l’équateur en janvier. Les zones soumises au régime pluvieux et orageux de la ZCIT fluctuent donc au cours de l’année, ce qui donne lieu aux saisons humides et aux saisons sèches sous les tropiques. Les alizés sont souvent plus soutenus en hiver qu’en été, période où ils peuvent souvent être perturbés, notamment par des ondes tropicales, voire des cyclones. Ceux-ci affectent le bassin Caraïbe de juillet à novembre, avec un maximum en septembre, et il faut donc impérativement prendre ce facteur en compte lorsqu’on navigue dans la moitié ouest de l’Atlantique Nord. L’Atlantique Sud, en revanche, n’est pas affecté par les cyclones, car l’eau y est trop fraîche ! Par ailleurs, les dépressions des zones tempérées sont généralement plus prononcées en hiver qu’en été.

La circulation océanique, elle, ne subit pas de variations saisonnières aussi importantes. Les courants restent grosso modo les mêmes, mais ils circulent avec plus ou moins d’intensité. Dans certains cas, ils peuvent laisser la place à un contre-courant côtier, le long de la côte brésilienne en hiver, par exemple. Il est cependant important de se rappeler que vent et courant en sens contraires ne font pas bon ménage, et il faut donc éviter de se faire surprendre par un coup de vent dans un courant en sens inverse. Les bateaux ayant rencontré un ouragan dans le Gulf Stream ont ainsi rencontré des mers dantesques.

Pièges à éviter

Passons maintenant de la théorie à la pratique, en cherchant à exploiter toutes ces informations. Nous naviguons à bord d’un petit voilier de croisière, qui préfère de loin le portant au près, qui avance lentement, suffisamment du moins pour se soucier des courants. Il faut donc accepter que l’on ne puisse pas tout faire n’importe quand. Voici tout d’abord ce qu’il faut absolument ne pas faire :

  • Naviguer en période cyclonique demande de rester à proximité d’un abri sûr dans la zone. Se lancer dans une traversée au large à cette époque-là relève de l’inconscience : on est alors quasiment certain de rencontrer un ouragan, particulièrement durant une transat. Certains en ont même rencontrés plusieurs coup sur coup…
  • La traversée de l’Atlantique Nord entre novembre et avril est une affaire plutôt musclée, la hauteur moyenne des vagues étant supérieure à 4m, tandis qu’à la belle saison elle est de 2m ou moins. A moins de le faire en course, on évite donc de traverser l’Atlantique en plein hiver. N’est-ce-pas, Jérôme ? ;-)
  • La saison des glaces s’étend en Atlantique Nord jusqu’au mois de juin dans les parages de Terre-Neuve et du Groenland. Il vaut mieux éviter de jouer au Titanic ! La navigation dans les hautes latitudes attendra sagement l’été…

Et maintenant ce qu’il est également préférable d’éviter :

  • Les anticyclones sont de vastes individus, dont la partie centrale est très peu ventée. De plus, ils se déplacent plutôt lentement, et on cherche donc à les contourner plutôt que de les traverser (à moins d’avoir de sérieuses réserves de gazole !) Evidemment, si on veut se rendre aux Açores, c’est une autre histoire !
  • De même, le Pot-au-Noir est lui aussi connu pour ses brises évanescentes, ainsi que ses grains aux pluies diluviennes et parfois violemment orageux. Son déplacement est plus erratique, mais il est en tous les cas plus étroit à l’ouest qu’à l’est. La bonne stratégie est de le traverser le plus perpendiculairement possible, et non pas dans le sens de la longueur, comme nous l’avons entendu faire par un équipage ayant manifestement préféré la ligne droite, mais arrivé au Brésil lessivé dans tous les sens du terme !
  • Le Golfe de Guinée présente un régime de mousson du sud qui s’étend bien au large, et afin d’éviter les vents contraires, on évitera de traverser d’Afrique occidentale au Brésil entre mi-juillet et octobre. C’est pour cette raison que nous nous sommes empressés de quitter le Cap-Vert fin juin.
  • Enfin, on évitera de remonter contre les alizés et les courants associés. Si l’on souhaite rallier l’Amérique du Sud au départ des Antilles, on va être confronté au puissant Courant Equatorial, en plus des vents contraires, ce qui n’est pas une mince affaire. A moins de vouloir jouer au rusé le long de la côte, ou de devoir faire le grand tour, et il vaudra mieux prévoir une autre route ! De manière similaire, remonter la côte d’Afrique de l’Ouest vers le nord veut dire faire face au vent et au courant. Et descendre la côte africaine dans l’hémisphère sud est quasiment impossible pour la même raison. Plutôt à éviter, donc.

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Choix de route

Enfin, maintenant que nous avons évoqué les principaux écueils, et sans vouloir se substituer à certains ouvrages bien plus complets en la matière, parlons maintenant des routes que l’on est conduit à prendre lorsque l’on voyage à la voile. Pour plus de détails, je vous recommande particulièrement la lecture de Routes de Grande Croisière, par Jimmy Cornell, ouvrage incontournable de votre bibliothèque de bord. Dans les grandes lignes :

  • D’Europe en Amérique du Nord ou aux Antilles, la route traditionnelle passe par le sud de l’Anticyclone des Açores, au portant dans les alizés de nord-est. C’est l’occasion de passer aux Canaries et au Cap-Vert, mais il ne faut pas se lancer avant novembre pour ne pas risquer de croiser un ouragan en route.
  • Des Antilles (ou d’Amérique du Nord) vers l’Europe, on contourne ici aussi l’Anticyclone des Açores, mais par le nord cette fois-ci, par exemple en passant aux Bermudes et pourquoi pas aux Açores même. En tous les cas, on peut faire bon usage du Gulf Stream. Il vaut mieux attendre la belle saison, mais on évite de partir après début juin, toujours en raison des cyclones.
  • D’Europe vers l’Amérique du Sud, il n’y a pas de problème d’ouragan, et la route est quasiment directe. Mais la saison idéale pour franchir le Pot-au-Noir est plutôt pendant l’été austral, les alizés de l’hémisphère nord étant favorables plus longtemps et ceux de l’hémisphère sud contraires moins longtemps.
  • D’Amérique du Sud vers les Antilles, la route sera tout d’abord moyennement favorable en remontant la côte est brésilienne, car le courant y porte au sud. Mais une fois passé Recife, ce sera l’autoroute vers les Guyanes.
  • D’Amérique du Sud vers l’Afrique méridionale, il faut ici encore contourner l’anticyclone, et venir flirter avec les quarantièmes. En été, il faudra peut-être descendre plus au sud pour trouver des vents portants qu’en hiver, mais on aura en moyenne 2m de vagues, contre 4m en hiver…
  • Inversement, d’Afrique vers l’Amérique du Sud, il faut contourner l’anticyclone, mais par le nord, donc de préférence en été. On fait bon usage des très réguliers alizés de l’Atlantique Sud, en passant par exemple par Ste-Hélène. Cela signifie que si l’on souhaite se rendre dans le sud du continent américain, il faudra de toute manière viser d’abord l’est du Brésil avant de redescendre.

Evidemment, à moins de disposer d’un temps illimité, il faut réussir à combiner tous ces éléments pour enchaîner les destinations de la manière la plus optimale qui soit. Pour paraphraser Jean-François Deniau, il faudra éviter de faire ce qu’il ne faut pas, faire ce qu’il faut, et enfin avoir de la chance avec le vent et la mer. Tout est ici affaire de compromis, d’autant que nous sommes également soumis à d’autres contraintes, administratives celles-ci. Mais c’est une autre histoire, nettement moins passionnante qui plus est. Car le marin préfère toujours être soumis aux aléas de la nature qu’aux humeurs des hommes…

52 commentaires

  1. gilles maccagnan écrit :

    très intéressant, je pense traverser en novembre vers les Antilles.
    Merci a plus, gilles

    30 août 2011, 22 h 19 min
  2. Bernard (winch Poivre et Sel) écrit :

    Vraiment très clair et très bien écrit. Merci !

    15 janvier 2012, 21 h 47 min
  3. Guillem Foucault écrit :

    Bonjour,

    Pourrai-je vous contacter pour un doute que j’ai sur mon TPE:
    Pourquoi y a-t-il plus de vent l’hiver dans l’hémisphère nord et plus de vent l’été dans l’hémisphère Sud?
    On aurait également besoin de savoir pourquoi est-ce qu’il n’y a pas de vent au pot au noir et quel serait le meilleur endroit pour passer.

    Merci d’avance,

    Cordialement,

    Guillem Foucault

    29 janvier 2012, 17 h 49 min
  4. Paskalo écrit :

    Bonjour,

    Suite à la découverte de votre exposé ci-dessus, je me permets de vous contacter pour vous demander des renseignements supplémentaires. Ne connaissant absolument rien à la navigation maritime, je suis en effet à la recherche de personnes pouvant me conseiller pour la rédaction d’une nouvelle (pour un concours littéraire) se déroulant en grande partie sur un bateau à voile, dans l’Atlantique Nord.
    Si vous êtes volontaire pour ce petit coup de main, ce serait avec plaisir que je vous exposerais plus en détails la situation.
    D’avance merci,
    Très cordialement,
    Paskalo.

    17 janvier 2013, 9 h 07 min
  5. FAURE écrit :

    Je voudrais savoir quel est le bonne période de l’année pour venir en bateau à voiles des USA vers les açores ?

    25 mai 2013, 9 h 02 min
  6. Nicolas

    Nicolas écrit :

    @FAURE : La bonne période se déduit des contraintes évoquées : éviter la saison cyclonique, qui va de juin à novembre, et éviter la saison hivernale, qui va de novembre à avril. Idéalement, il faut donc partir au mois de mai, voire tout début juin, pour se trouver hors d’atteinte des cyclones en deuxième partie de traversée.

    25 mai 2013, 23 h 30 min
  7. niederlender écrit :

    bonjour, je desire remonter un voilier de la guinee a toulon en partant debut fevrier de konacry, je pense que cela se fera contre vent et courant apparemment, est ce quand meme envisageable et d’apres vous en combien de temps ? ca sera sur un voilier acier de 16m ! Merci.

    20 novembre 2013, 0 h 07 min
  8. Llusa écrit :

    Ma question je dois convoyer un voilier de 15 m acier de seattle en République dominicaine , ou puis je trouver tous renseignement nécessaire , vent dominent , courant , période la plus favorable pour descendre la cote ouest des États Unis . Éventuellement les pièges au passage du canal de panama . Je vous serais éternellement reconnaissant de votre aide …

    25 septembre 2014, 11 h 26 min
  9. Nicolas

    Nicolas écrit :

    @Llusa : Seattle-République Dominicaine, c’est un trajet qui ne s’improvise pas !

    Pour s’informer, et comme mentionné dans l’article, un bon ouvrage de référence : Routes de Grande Croisière, par Jimmy Cornell. A compléter avec les Pilot Charts américains, évidemment. Mais à noter que le plugin « Climatology » d’OpenCPN (http://opencpn.org/ocpn/downloadplugins) est une petite merveille pour se faire une idée des conditions auxquelles s’attendre.

    Pour la canal de Panama, nous ne connaissons pas, mais il y a de nombreux voiliers de voyage qui racontent leur passage du canal sur Internet.

    5 octobre 2014, 22 h 21 min
  10. TERRASSE écrit :

    Bonjour,
    je suis journaliste en Guadeloupe. J’ai trouvé très intéressant votre article ci-dessus. c’est pourquoi, et parce que nous sommes en pleine Route du Rhum qui, vous le savez, doit arriver ici, je vous pose cette question : serait-il possible de faire l’inverse, c à d de faire le départ depuis la Guadeloupe et l’arrivée à Saint Malo et ce en particulier concernant la météo et la traversée de l’Atlantique. Considérant que les dates dans l’année ne sont pas figées. Je vous remercie de votre éclairage.
    Marie-Ange Terrasse

    6 novembre 2014, 23 h 09 min
  11. Nicolas

    Nicolas écrit :

    @TERRASSE : On peut évidemment faire le contraire. C’est d’ailleurs ce que feront nombre de concurrents une fois cuvé leur ti’punch guadeloupéen :-) Cependant, le faire dans la foulée n’est pas l’idéal car cela fait arriver franchement en saison hivernale en Europe. Le meilleur moment pour faire la route retour est juste avant la saison cyclonique, donc départ idéalement fin mai, pour arriver dans le courant du mois de juin. Le climat est alors nettement plus agréable (et les tempêtes moins violentes) sous les latitudes tempérées qu’en décembre !

    8 novembre 2014, 4 h 34 min
  12. philippe chollet écrit :

    Bonjour, tout d’ abord merci de votre exposé très clair. peut être votre experiencve peut m’ éclairer:je dois faire un retour Cuba Mediterrannée fin mars, je sais que ce n’ est pas l’ idéal, trop tôt en saison, mais je ne suis pas non pus à qcq jours près et avec une couverture météo correcte est ce raisonnable, sachant que je ne veut pas épuiser l’ équipage ( réduit) ni faire souffrir le bateau ( catamaran). Philippe

    13 décembre 2014, 14 h 48 min
  13. mathieu écrit :

    salut
    je dirais pareil que les autres super interressants…
    alors vu le courant equatoriale toujours présent le long des cotes de l amerique du sud c est tres difficile de rejoindre le bresil ou meme la guyane a partir des caraibes quel que soit la saison. j aurais éventuellement voulu le faire en mars avril
    que me conseillerais tu?
    merci d avance
    mathieu

    5 janvier 2015, 22 h 57 min
  14. Nicolas

    Nicolas écrit :

    @mathieu : Rien n’est impossible, mais d’autres en ont bavé avant toi ! Je me fie à notre ami Jimmy Cornell, n’ayant pas fait ce parcours, et surtout pas dans ce sens. Il propose deux options. Soit tirer bien au large, au-delà du plus fort du courant (mais il en reste toujours), et là où le vent sera peut-être plus régulier et favorable. Soit serrer la côte de très près pour sortir du courant, mais le vent y est moins régulier, et surtout c’est nerveusement difficile, entre les faibles profondeurs (il faut rester à l’intérieur des 20 mètres) et les nombreux pêcheurs. En tous les cas, il recommande de faire le trajet entre novembre et février pour ne pas avoir le vent sur le nez en plus. Bonne chance !

    5 janvier 2015, 23 h 41 min
  15. Nicolas

    Nicolas écrit :

    @philippe chollet : C’est effectivement un peu tôt en saison (ce que confirme Jimmy Cornell), mais en prenant une bonne couverture météo pour le départ et en restant pas mal au sud ça peut passer. Cependant, même si vous ne souhaitez pas vous épuiser ni faire souffrir le bateau, préparez-vous cependant à du gros temps, juste au cas où. Mais regardons le côté positif : vous aurez peut-être moins de chance de vous faire encalminer d’une part, et d’autre part au moins à cette saison-là vous n’aurez pas de cyclone !

    5 janvier 2015, 23 h 46 min
  16. Mathieu écrit :

    Merci pour Ces précisions Nicolas
    On a laissé tomber l atlantique
    Du coup l autre plan était côté pacifique
    On a trouve le bateau et on est en plein préparatifs direction mexique jusqu au Panama…ensuite???? Un peu plus hors des sentiers battus ca risque d être intéressant
    Bonne route à toi

    24 janvier 2015, 21 h 18 min
  17. Toussaint écrit :

    bonjour , merci pour vos conseils

    nous envisageons de faire la transat depuis le cap vert jusqu’au Brésil (Cabedelo : marina de Jacare ), en passant par les iles Fernando de Noronha
    un départ du Cap Vert le 28/07/15 vous parait-il judicieux . éviterons nous les cyclones ?à quel niveau faut-il passer le » Pot-au-Noir », les alizés de l’hémisphère Sud ne risquent-ils pas d’être contraires ?

    si nous décidons de partir à la même date du Cap Vert ( 28/07/15 ) mais vers les Antilles , en faisant une route sud avec atterrissage aux Grenadines , pourrons nous éviter les cyclones de l’hémisphère Nord ? Franck

    23 février 2015, 1 h 17 min
  18. Nicolas

    Nicolas écrit :

    @Toussaint : Concernant l’hypothèse de la traversée vers le Brésil, ça semble faisable, même si la période n’est pas idéale. La traversée de la zone de cyclogénèse se fera immédiatement au sud du CV (en gros jusqu’à 10°N), donc avec une couverture météo récente. Les alizés de l’hémisphère sud seront bien orientés au SE et vous porteront au largue sur toute la fin du parcours, et ce ne sont pas eux qui poseront problème. C’est la zone entre les deux qui est plus problématique (de 10°N à l’équateur) : à partir du mois de juillet s’installe, et jusqu’à septembre, la mousson du Golfe de Guinée, qui promet sur cette zone des vents de sud à ouest, parfois soutenus. Le risque est donc important de devoir tricoter de manière pas très agréable sur plusieurs centaines de milles. L’idée est de gagner du sud dès que possible et que le vent est suffisamment à l’ouest, en tirant au besoin au sud-est. C’est pour éviter cette mousson que nous avions quitté le CV encore au mois de juin, pour éviter de se faire prendre dans ces vents contraires.

    Venons-en maintenant à l’idée de traverser vers les Antilles sud. Pour faire court, c’est trop risqué et je ne le ferais pas, même si d’autres ont peut-être une opinion contraire. La route est soumise sur une bien trop grande distance au risque cyclonique. A l’est les ouragans ne seront peut-être pas encore pleinement développés mais ils arriveront sans prévenir. A l’ouest vous aurez plus de temps pour voir venir, mais vous serez potentiellement exposés à des monstres. Et même s’il n’y a pas de cyclone, les ondes d’est s’enchaîneront et la météo sera tout sauf agréable. Enfin, n’oublions pas que Trinidad, les Grenadines etc. sont « normalement » épargnées par les ouragans… sauf lorsqu’elles se font frapper ! (ça arrive, cf. Emily en 2005, http://fr.wikipedia.org/wiki/Ouragan_Emily_(2005) )

    Reste à envisager une traversée allant plus vers la Guyane, mais tout comme pour le Brésil il faudra gagner du sud d’abord, puis gagner de l’ouest ensuite, en limite de la zone de mousson, et avec le risque de faire toute la transat dans le Pot-au-Noir. Pas forcément une partie de plaisir, mais il faut se l’avouer, c’est un peu le pire moment pour faire une telle transat d’est en ouest…

    Pour étudier cela un peu plus en détail, je ne peux que recommander l’utilisation d’OpenCPN avec le plugin Climatology. Il permet de vraiment bien visualiser les conditions moyennes à chaque date, y compris la répartition statistique des directions de vent façon Pilot Charts, et les trajectoires des cyclones passés. Voici ce que ça donne pour le mois d’août sur les deux routes concernées : http://journal.belle-isle.eu/wp-content/uploads/2015/02/transat-aout.png

    Enfin, une petite remarque concernant la date. Je suis perplexe de voir une date de départ aussi précise (ex : j’aurais parlé pour ma part d’un départ fin juillet début août plutôt que le 28 juillet). Il s’agit d’une traversée océanique, soumise aux aléas météo et autres. Et surtout – bien que ce ne soit en rien mentionné dans votre commentaire – ne vous fixez pas une date aussi précise pour la date d’arrivée et d’un éventuel vol retour. Cela pourrait vous conduire à prendre des décisions mauvaises voire dangereuses, comme par exemple de prendre la mer au départ alors que les prévisions sont mauvaises, sous peine de rater l’avion à l’arrivée. C’est la porte ouverte aux drames…

    26 février 2015, 1 h 40 min
  19. pellet philippe écrit :

    Salut, je suis actuellement a New york dans une marina et attendant sagement le printemps pour retourner a la maison!

    Je suis arrivé le 31 décembre a N.Y city..

    J’aimerai avoir qq conseils pour le retour..la meilleure période juin? mais Avril ??

    je pense passer par les Acores pour rejoindre Concarneau

    Si vous avez des conseils je suis preneur!

    Merci…ha ! je suis un apprentis marin!

    7 mars 2015, 17 h 56 min
  20. Nicolas

    Nicolas écrit :

    @ pellet philippe : Avril pourquoi pas, mais tout dépend de votre équipage et de votre bateau. Ca se fait même en janvier, mais il ne faut pas s’attendre à trouver des conditions du mois de juin ! Si le bateau est solidement préparé pour l’Atlantique Nord, que l’équipage est expérimenté, résistant, etc. alors ça irait probablement très bien, même si vous devez subir une belle tempête hivernale avec sa mer démontée et croisée. Maintenant, si vous êtes en solitaire, avec un bateau de série équipé au minimum, j’aurais tendance à dire qu’il ne faut pas tenter le diable, d’autant que vous ne visez pas Gibraltar mais la Bretagne, bien plus au Nord. En avril, c’est tout juste la fin de l’hiver, et les tempêtes d’équinoxe rôdent… Fin mai-début juin est souvent considéré comme la meilleure période de départ.

    Et puis pour terminer : il est possible de traverser directement vers les Açores, certes, mais même si c’est plus long, une escale aux Bermudes est envisageable. Ca permet notamment de bien traverser le Gulf Stream à angle droit sans y rester trop longtemps. Ca permet aussi de reprendre une nouvelle météo avant de s’élancer. Et enfin, on gagne du sud, ce qui est souhaitable en avril, car les glaces peuvent descendre assez bas du Labrador.

    8 mars 2015, 22 h 08 min
  21. philippe écrit :

    Ravis de votre réponse désolé de ne pas avoir réagis plus tard, on part de Liberty landing Marina N.Y mercredi 13 mai pour les Bermudes et puis les Açores…POGO 30 EIXURIT
    L’hiver était rude. Mettre son bateau au sec c’est plus prudent. Sur la HUDSON river et dans la marina 20 cm de glace ça rigole pas. A bientôt les Marins j’ai juste l’océan a traverser pour rejoindre mes montagnes ( Briançon!)

    10 mai 2015, 14 h 52 min
  22. Girard écrit :

    J’ai échoué dans ma première tentative faire un tour du monde en courant sur les continents et en ramant sur les océans (pris dans une tempête dans le canal du Mozambique en mais 2015.
    Pourriez-vous m’indiquer d’après l’expérience à la voile quelle serait la meilleure période avec le moins de hauteurs de vagues possibles mais les courants et les vents favorables pour traverser à la rame:
    1- l’océan atlantique sud de Namibie (walvis bay) au Brésil environ Recife environ 70 jours
    2- L’indien de environs de Perth à la Réunion environ 80 jours

    D’avance merci
    Cordialement

    29 mai 2015, 10 h 36 min
  23. Nicolas

    Nicolas écrit :

    @Girard : Tout d’abord, afin de vous faire votre propre opinion, je vous conseille de jeter un coup d’oeil au plugin Climatology sur OpenCPN, qui est en passe de devenir un outil de référence. A compléter par les Pilot Charts américains.

    Mais au global, à vue de nez (et sans savoir exactement ce que seraient les contraintes à la rame) :
    1- Pour la traversée de Walvis Bay à Recife, ce n’est pas trop compliqué, le vent sera portant toute l’année, et un peu plus fort en hiver qu’en été (austral). En hiver, il y aura aussi sûrement plus de houle du SW à cause des dépressions du grand sud, et la possibilité de passage de queues de fronts froids (et donc de vents contraires) est plus importante. Comme ça, au jugé, je choisirais donc les 3 mois d’été.
    2- Pour la traversée de Perth à la Réunion, le vent et la houle seraient sans doute les moins forts également durant l’été. Mais il y a un souci de taille : c’est la saison cyclonique dans l’Indien sud. La traversée devra donc se faire entre mai et novembre, et même de préférence entre juin et octobre, pas le choix à mon sens.

    Bonne chance !

    30 mai 2015, 11 h 03 min
  24. Jean-Marc écrit :

    bonjour
    j’envisage une traversée Canaries/Guadeloupe avec un départ programmé début octobre
    que pensez vous de cette période ?
    est ce envisageable en sécurité ?
    ou faut-il éviter un départ aussi tôt pour reporter un peu plus tard dans la saison ?
    Dans l’attente de vos commentaires
    cordialement

    2 juillet 2015, 8 h 43 min
  25. Nicolas

    Nicolas écrit :

    @ Jean-Marc :
    Une transat avec un départ début octobre est vraiment limite limite. C’est grosso modo la fin de la saison cyclonique, mais cette fin n’a pas lieu à une date précise. Il y a des années où ça ira très bien, et d’autres pas.
    A mon sens, soit vous décalez votre départ d’une ou deux semaines, ce qui est sans doute plus sûr. Soit vous conservez cette date prévisionnelle, mais en vous ménageant la possibilité de décaler votre départ d’une ou deux semaines, ou de faire un arrêt à Mindelo (au Cap-Vert) si un phénomène semble se présenter. Donc ça veut dire pas d’impératif aux Antilles 3 semaines après le départ (du genre billet d’avion ou visite de proche), car vous risquez de louper le RDV !
    Pour le reste, en dehors des cyclones, rien d’autre à redire, ça devrait bien se passer. Bon vent !

    2 juillet 2015, 10 h 29 min
  26. Jean-Marc écrit :

    Merci Nicolas pour ces précieux commentaires
    je vais voir dans quelle mesure il sera possible de reculer un peu la date de départ voir reporter sejour Guadeloupe vacances noel plutôt que vacances toussaint
    cordialement

    5 juillet 2015, 9 h 12 min
  27. Pierrefeu Jean Louis écrit :

    Bonjour,

    En partant un 2 Février de Lanzarote, j ai traversé avec un Joshua ayant un gréement modifié (+ 34% de surface de voile que le gréement d origine) 22 jours entre Lanzarote et la Martinique soit 19 jours entre Sud Grande Canarie et entrée au Marin, ce qui n est pas mal pour un vieux bateau lourd skippé par un retraité. Je précise 100% à la voile, moteur pas du tout utilisé entre grande canarie et arrivée au Marin. Inconvénient, arrivée tardive aux Antilles, mais comme j y suis resté les deux années suivantes, pas de probléme.

    J ai utilisé les services d un routeur excellent, communication quotidienne par internet satellite, il m a « donné du vent », comme je le lui avais demandé, (parfois un peu beaucoup.., mais c est ce que je lui avais demandé.)
    Cette option me semble avoir l avantage d augmenter la probabilité d avoir du vent un peu musclé et établi, très souvent plus de 20 kts, attention, parfois plus jusqu’à 40 kts, mais je n ai pas eu un seul jour sans vent, et n ai jamais été encalminé. Traversée effectuée sous régulateur d’allure Aries.

    Je retraverserai sans doute et repartirai encore fin janvier début Février, mais bien sur cela vaut pour mon bateau qui est lourd et ancien.
    Bon vent, bonne route.

    30 août 2015, 10 h 21 min
  28. christophe écrit :

    Bonjour,
    Votre site est très intéressant. Je souhaiterai effectuer la transat jusqu’aux antilles en décembre, mais pas avant le 17 décembre 2015 (rendez vous personnels). Je suis français, skipper amateur. N’est il pas trop tard pour trouver un voilier à cette date ? Selon votre expérience, vaut il mieux partir depuis les Canaries ou le Cap Vert ?
    Merci de m’aider.
    Salutations
    Chris

    5 décembre 2015, 16 h 41 min
  29. Nicolas

    Nicolas écrit :

    @ christophe : Mon propos ici traite surtout de la météo. Pour ce qui est des bourses aux équipiers, je m’y connais bien moins, même si j’imagine qu’aujourd’hui le mieux est certainement de trouver sur Internet plutôt que sur place.
    A vue de nez, voir les sites spécialisés et y déposer une annonce me parait mieux. Sinon, l’avantage du Cap Vert c’est qu’il y a réellement un seul endroit où aller, c’est Mindelo, mais moins de voiliers y passent qu’aux Canaries, et beaucoup auront déjà trouvé leur arrangement auparavant. Aux Canaries, il y a de nombreux de ports. A choisir j’irais à Las Palmas car beaucoup de voiliers passent là-bas, mais il y en a aussi sur Ténérife, voire à La Gomera. Bonne chance !

    15 décembre 2015, 0 h 14 min
  30. eric manise écrit :

    Bonjour a tous , j ai réalise plusieurs traversées Europe vers caraïbe, et brésil, via cap vert mais jamais dans le sens ouest ,est . je dois absolument ramener un voilier de 45 pies en acier du brésil situé a recife et le ramener sur l Espagne. pouvez vous me dire si il est possible traverser de recife vers le cap vert, ensuite Canaries, et Espagne a cette époque ???? mi mars!!!!!! est -il possible de longer les calmes équatoriaux avant de remonter vers le nord , ou route direct?? vais-je rencontrer de forts courants??? c est urgent merci de votre aide .
    eric

    11 février 2016, 20 h 54 min
  31. Nicolas

    Nicolas écrit :

    @ eric manise : Tout est probablement possible, mais vous avez raison de vous interroger. Si vous parvenez à faire le trajet que vous envisagez, ce sera au prix de semaines de près musclé et de moteur ! Quelle autonomie en gazole avez-vous ? Un voilier standard ne peut faire que quelques centaines de milles avant d’être à sec et cela ne vous mènera même pas de l’autre côté de l’Atlantique. Sans compter qu’autant de près entraîne souvent des avaries (gréement, structure), à condition que le moral ne lâche pas avant.
    A mon sens, la seule solution logique, au départ du coin NE du Brésil, est de partir sur une route au NNW puis au N. Vous passerez probablement l’axe de l’anticyclone des Açores vers 30N 45W, et vous pourrez alors profiter des vents d’ouest au portant jusqu’à l’Espagne, avec une escale éventuelle aux Açores. Une belle traversée, assurément, mais si vous doutez du fait que ce soit la seule solution, et au risque de me répéter encore, jetez un coup d’oeil au plugin Climatology d’OpenCPN ou aux Pilot Charts.

    12 février 2016, 4 h 00 min
  32. eric manise écrit :

    Nicolas, merci beaucoup pour tes info , je m’en doutais un peu que ce n’était pas très viable, mais tu me le confirmes également .Ce dont j avais besoin !!!,mon problème est le facteur temps , car je suis déjà au Brésil et je voulais profiter d etre ici , mais je pense que je vais rentrer en Europe pour revenir vers mai, et partir pour la route nord ,donc caraibe,et ensuite vers les açores. Encore un grand merci , et bon vent
    eric

    12 février 2016, 17 h 03 min
  33. Nicolas

    Nicolas écrit :

    @ eric manise : Il y a un point que je n’ai pas mentionné car la date de départ était a priori déterminée dans la question d’origine, mais que j’aurais peut-être dû mentionner malgré tout. L’avantage de partir mi-mars pour cette route nord puis est, c’était que la route se faisait hors saison cyclonique. Avec un départ après mi-mai, la période dangereuse n’est pas loin. Les prévisions s’améliorent, certes, et ce n’est plus autant la roulette russe que dans l’ancien temps, donc c’est faisable à condition de bien savoir ce qu’on fait. Mais si vous faites le détour par les Caraïbes, vous y arriverez à la mi-juin, juste au mauvais moment.
    Pour ma part, le bon compromis me parait être un départ dans la deuxième quinzaine d’avril si route directe et début avril si via les Caraïbes, pour atteindre en tous les casles Açores avant fin mai, ce qui n’est pas trop tard pour les cyclones et pas trop tôt pour les tempêtes de l’Atlantique Nord. Bon vent et bonne mer !

    13 février 2016, 11 h 58 min
  34. eric manise écrit :

    Bonjour Nicolas , je suis désolé pour ce retard pour te répondre , mais je me suis fracturé deux cotes il y a 5′ jours , ce qui ne n arrange ni améliore les choses. ceci dit , je voulais te faire part de ma nouvelle route afin que tu me donnes ton avis . Vu que le problème est que je dois absolument sortir le bateau du brésil car il est la depuis deux ans .Je pense donc entreprendre la navigation pour le ramener en Espagne.
    Apres la préparation du bateau , je prendrais route de joao pessoa (NE du Brésil) le 10 mars, route sur Cayenne, je calcule 12 jours en moyenne, le 25 mars reprend la route vers Trinidad et Tobago , 6 jours+- arrivée donc vers le 1 avril, ensuite je remonte tranquillement les petites Antilles jusque saint Martin pendant le mois d avril et prépare la traversée pour l Espagne , en pensant partir entre le 15 et 20 mai
    Mes questions sont :
    Penses- tu viable partir de saint Martin , tracer direct sur le sud du Portugal sans passer la lat 35°ou 36° afin de passer Gibraltar après.
    OU bien devrais- je monter plus au nord , cap sur les Acores et redescendre ensuite sur le Portugal . Mon objectif est de trouver le vent , sans vouloir monter trop au nord , car les équipiés sont plutôt débutants.
    Egalement, peux me recommander un logiciel gratuit de cartes maritimes a télécharger pour pc, car je me suis fais voler grande partie de l électronique a bord , notamment le gps plotter
    Je te remercie d avance
    Eric .

    19 février 2016, 16 h 23 min
  35. Nicolas

    Nicolas écrit :

    @ eric manise : Pour la route entre les Antilles et Gibraltar, impossible de savoir à l’avance jusqu’où monter. Tout dépendra de la position de l’anticyclone et d’éventuelles dépressions vers les Canaries. Pour le logiciel de carto, je ne peux que recommander l’excellent OpenCPN mentionné plusieurs fois sur cette page. Le plugin Climatology est fabuleux pour planifier ses routes en fonction des saisons, mais à la base le logiciel lui-même est un programme de navigation et de cartographie (cartes à trouver par soi-même). Bon courage pour la guérison et pour remplacer l’équipement volé.

    11 mars 2016, 15 h 15 min
  36. Xeno écrit :

    Bonjour,
    C’est très technique mais très intéressant. Une question simple comment se forment les nuages des Antilles? Je sais que l’anticyclone des Açores entraînent des Alizés. Est ce que les nuages se forment avec l’Alizé? ou se sont des dépressions qui ont était poussées par les Anticyclones?
    Merci

    11 août 2016, 16 h 31 min
  37. Nicolas

    Nicolas écrit :

    @ Xeno : La formation des nuages correspond simplement au fait qu’il y a suffisamment de vapeur d’eau dans l’air pour qu’elle condense et forme des gouttelettes liquides.

    Si l’on pense aux classiques « nuages d’alizés » (les cumulus qui sont penchés en arrière et qui évoluent en gros entre 300 et 1’500m d’altitude), ils sont bénins et se génèrent directement dans l’alizé. Si l’on regarde une photo satellite, dans la zone immédiatement à l’ouest du Sahara, le ciel est limpide et des nuages commencent à se former un peu plus à l’ouest encore. L’air, initialement très sec, se charge d’humidité dans les basses couches, jusqu’à ce que ça commence à condenser. L’air une fois arrivé aux Antilles est devenu bien humide par la traversée océanique, et dans un ciel d’alizé classique, environ 35% à 65% du ciel est couvert par les cumulus. En revanche, il n’y a rien au-dessus car dans une situation normale, il y a un flux de « contre-alizé » en altitude, qui est très sec et qui circule en sens inverse. Ce « contre-alizé » vient ainsi alimenter l’anticyclone, et explique que les cumulus du bas soient penchés « vers l’arrière ».

    Mais il peut aussi arriver que d’autres nuages soient présents que les simples cumulus. Je passe sur tous les nuages dits « orographiques », qui sont dus à la présence d’une île montagneuse et qui restent coincés sur son sommet et dans son sillage. Mais un front ou une dépression tempérée peut descendre assez bas pour frapper certains points du nord de la Caraïbe, et dans ce cas, on retrouve les classiques nuages du secteur chaud et du front froid, quoique plus atténués que dans les latitudes tempérées. Dans ce cas, les nuages proviennent donc de la dépression et celle-ci est descendue suffisamment bas en latitude pour les apporter aux Antilles.

    Mais surtout, il y a les perturbations tropicales (notamment les ondes d’est et les dépressions tropicales allant jusqu’à l’ouragan), qui influencent régulièrement la région. Schématiquement, dans tous les cas, ce qui met la puce à l’oreille c’est que les nuages augmentent en altitude. Les cumulus habituellement cantonnés à moins de 1’500m grandissent au point, souvent, de former des cumulonimbus orageux, et/ou le ciel peut se couvrir par un voile en altitude. Ici encore, il est clair que la masse nuageuse provient de la dépression et qu’elle se déplace avec elle. La différence avec les dépressions tempérées, c’est simplement que ce type de perturbation est d’origine tropicale et que le « moteur » de la perturbation est la très importante humidité présente dans l’air, plus que le contraste de température entre deux masses d’air.

    J’espère que ça peut répondre à la question.

    13 août 2016, 2 h 17 min
  38. olivier écrit :

    Bonjour, nous allons traverser l’atlantique au départ de Barcelone avec un catamaran de 45pieds. Notre destination est les Iles vierges britanniques. Un passage par le CV est-il nécessaire/utile/recommandé? ou une route plus directe au départ des Canaries est-elle envisageable? Départ de Barcelone début novembre 2016. Merci pour votre prochaine réponse. Meilleures salutations. Olivier

    28 août 2016, 7 h 06 min
  39. Nicolas

    Nicolas écrit :

    @ olivier : L’escale au Cap-Vert n’est évidemment pas indispensable. Une transat peut aussi très bien se faire au départ des Canaries. En revanche, Mindelo est un bon port de déroutement, et peut être une escale utile pour ceux qui doivent réparer quelque chose ou qui ont un problème médical. Et puis ça dépend aussi de votre programme. Si vous avez le temps et que ce pays vous intéresse, alors oui, je ne peux que vous recommander de le visiter. A l’inverse, si vous êtes pressé, la route directe conviendra certainement. Attention toutefois à bien suivre la météo. L’un des pièges à éviter est de ne pas sortir de la zone des alizés en restant trop au nord. Et d’autre part, attention à ne pas prendre une dépression descendue très au sud à la sortie des Canaries. C’est une situation peu fréquente mais qui arrive de temps à autre.

    29 août 2016, 7 h 26 min
  40. Gaël écrit :

    Bonjour, et merci beaucoup pour votre article et le forum très instructifs.
    Une question cependant : que pensez-vous d’une transat est-ouest avant l’été (mai-juin-juillet grand max)
    et d’un retour début d’automne ?
    Sans forcément un passage aux Antilles, mais une route plus au nord.
    En gros une virée à l’est des états-unis pour l’été.
    En vous remerciant de vos conseils.

    16 septembre 2016, 12 h 38 min
  41. gaborit Maxime écrit :

    Bonjour,

    Je vous écris suite a la lecture de votre de votre article et vous remercie pour vos précieuses informations.
    Je souhaite partir de Saint Malo, passer par les Acores et finir en Guadeloupe, quelle serait la période idéale ?

    Merci de votre réponse
    Maxime

    20 septembre 2016, 14 h 04 min
  42. franck chef écrit :

    bonjour, Suite à un abordage au large d’Haïti qui a mis fin à notre voyage, nous sommes à la recherche des archives des fichiers grib us du 19 février 2014, nous sommes toujours en procès avec le bateau qui nous a abordé et nous avons besoin de prouver notre allure, même si les vents soufflent toujours de la même façon a cette période de l’année il nous faut des preuves, est-ce que vous connaissez un moyen de récupérer ces fichiers?
    Merci à tous ceux qui pourraient nous aider.

    21 septembre 2016, 7 h 02 min
  43. Nicolas

    Nicolas écrit :

    @ Gaël :
    Je ne dirais pas qu’un tel aller-retour est impossible, mais simplement que ce n’est pas la période la plus favorable… La route aller plus au nord que les Antilles, ce sera certainement soit du calme plat (dans l’anticyclone), soit du vent de face (plus au nord), et la route retour à l’automne, c’est la saison cyclonique. Mais je crois que j’ai déjà évoqué tout cela dans l’article, qui n’est là qu’à titre d’information. Quand vient le moment de prendre la décision, celle-ci revient au skipper du bateau.

    7 octobre 2016, 7 h 47 min
  44. Nicolas

    Nicolas écrit :

    @ gaborit Maxime :
    Malheureusement, pour chacun des deux tronçons, la période idéale est assez différente. Entre la Bretagne et les Açores, l’idéal serait en début d’été (juin, voire juillet) – ou en tous les cas moins difficile qu’à d’autres saisons, car il y a toujours un risque de vent variable, voire de face, il faudra voir avec les conditions au moment du départ et reporter celui-ci si besoin.
    Entre les Açores et les Antilles, ce n’est pas facile, mais il ne faudra pas se lancer avant la fin de la saison cyclonique (novembre). Comme en plus l’automne aux Açores peut être bien musclé et qu’il faudra descendre au sud pour attraper les alizés, honnêtement je ferais alors plutôt Bretagne -> Açores -> Canaries et/ou Cap-Vert -> Antilles. Eh oui, ça ne fait pas la ligne droite, mais à la voile, la route la plus rapide et la plus confortable est rarement la plus directe.

    7 octobre 2016, 7 h 59 min
  45. Nicolas

    Nicolas écrit :

    @ franck chef :
    Nous sommes désolés d’apprendre l’abordage de votre bateau, et nous espérons que cette mésaventure se terminera au mieux. A priori, comme il s’agit d’obtenir une preuve légale, plutôt que de récupérer un fichier grib glâné sur Internet, je tenterais plutôt d’en obtenir une archive « certifiée » auprès d’un office météorologique (comme la NOAA ou Météo-France), ainsi de même que les bulletins météo officiels du jour et éventuellement les relevés des stations météo de la région. Peut-être cela coûtera-t-il quelques euros, mais ce seront des preuves indiscutables.
    Bon courage et bonne chance !

    7 octobre 2016, 8 h 06 min
  46. christian écrit :

    bonjour,
    c’est fantastique de vous lire a tous ,la passion de la voile me motive encore plus pour me lancer dans l’aventure ,j’ai 66 ans et après avoir fait 15 années du dériveur(vaurien)j’ai acheter un an passé un petit voilier de 7.43,un horizon de 50 ans mais en bon état est j’ai fais pas mal de sortie en mer du nord ,mais au printemps je vais me lancer en solitaire comme souvent faire du cabotage du nord (Belgique )jusqu’à la limite de la bretagne et retour,je trouve ce site très interessant et sympa ,donc je reviendrai certainement pour qq conseils ,encore bravo est a bientôt,,christian

    18 janvier 2017, 18 h 19 min
  47. Arnaud écrit :

    Bonjour Nicolas,
    Merci pour ces éléments très utiles. Je souhaiterais traverser l’atlantique début 2018 mais avec nos contraintes respectives, je ne pense pas que nous serons prêts pour partir de méditerranée avant février/mars 2018. Compte-tenu de ce calendrier je crains que ce soit trop tard pour rejoindre les Canaries et profiter des alizés. Qu’en pensez-vous? Le cas échéant, est-il préférable de retarder encore un peu le départ et de rejoindre le Cap Vert pour traverser vers le Brésil avec les alizés du sud? Quelles serait alors la meilleure fenêtre de tir pour la traversée? Juin/juillet?
    Merci beaucoup par avance,
    Arnaud

    16 février 2017, 17 h 10 min
  48. pascal écrit :

    Bonjour
    nous avons acheter un Lagoon 42 Neuf livraison vers MI juin
    nous souhaiterions l emmener aux Seychelles
    en passant par l atlantique sud
    pouvez vous me donner la meilleur période pour traverser
    et le meilleur passage , sachant quel on va passer par l afrique du sud

    merci

    pascal

    25 février 2017, 11 h 59 min
  49. gregoire hue écrit :

    Bonjour, cela va sûrement encore vous faire répéter mais l’été prochain j’ai 4 mois où je dois partir en mer de juin à octobre 2018. Mon idée principal était de traverser l’Atlantique par n’importe quelle route, en avez vous une à conseiller ? Sachant que je souhaite faire l’aller retour

    Merci pour votre réponse

    10 mai 2017, 6 h 41 min
  50. Nicolas

    Nicolas écrit :

    Au risque de me répéter effectivement, juin à octobre c’est la saison cyclonique dans tout l’ouest de l’Atlantique nord… Le bon sens voudrait donc d’éviter de vous trouver dans une zone à l’ouest d’une ligne Boston-Açores-Cap-Vert-Trinidad. Vous comprendrez donc qu’a priori ça remet pas mal en cause votre projet. La bonne saison pour faire une transat Canaries-Antilles, c’est un départ entre octobre et mars, et la bonne saison pour faire une transat « retour » c’est un départ en avril-juin, voire juillet à la limite. Maintenant, chacun fait ce qu’il veut…

    10 mai 2017, 18 h 01 min
  51. Benjamin T écrit :

    Bonjour Nicolas,
    Nous prévoyons un tour de l’atlantique en famille avec 4 enfants sur 1,5 ans, après examen des pilot chart US et OpenCPN notre plan initial serait un départ de Séte début Janvier 2019,puis Gibraltar, Canaries, Cap vert pour une arrivée en Guadeloupe fin Mars. On restera sur place jusqu’à la fin de l’année scolaire , puis remonté fin juin à fin août sur la Floride (si la période cyclonique nous permet de le faire via un cabotage d’île en île jusqu’au Bahamas). Ensuite nous restons sur la Floride jusqu’à la fin de l’année scolaire aux US et partirions fin avril pour les Bermudes puis Acores, et retour à la maison pour Aout 2020. Quel est ton avis sur les périodes choisies.
    Un grand merci pour tes conseils.

    1 septembre 2017, 12 h 52 min
  52. Nicolas

    Nicolas écrit :

    @ Benjamin T :
    Aucun problème sur les dates jusqu’aux Antilles, de même que pour le retour Bermudes-Açores-maison (c’est d’ailleurs à peu de choses près les mêmes dates que nous avons choisies pour notre transat retour).

    Pour la navigation entre Antilles et Floride, en revanche, la période choisie se situe au début de la période cyclonique. Naviguer en juillet dans la région est déjà assez risqué, mais avec le mois d’août on passe dans le domaine du très dangereux, inutile de le rappeler au vu des évènements récents (Harvey, Irma, José, Maria…). Au risque de répéter des choses déjà écrites nombre de fois sur cette page, chacun fait ce qu’il veut, mais si vous vous lancer dans cette zone à cette période, vous avez intérêt à savoir très précisément ce que vous faites et où vous replier en cas d’alerte ouragan. Bonne chance !

    19 septembre 2017, 20 h 36 min

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