Année 2009

Eiði
Avant que nous puissions vous puissions vous donner un premier aperçu de l’avancée des travaux, nous continuons cependant les petites surprises photographiques. Ce sont donc maintenant les photos des Iles Féroé qui sont disponibles sur notre galerie. Vous trouverez donc un peu plus d’une centaine de clichés de cet archipel méconnu qui ne ressemble à nul autre endroit de la planète à l’adresse suivante : http://photos.belle-isle.eu/2009-08-faroe/. Laissez-vous donc transporter dans un autre monde le temps d’un diaporama !

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Syv Søstre
Nous voici de retour sur la terre ferme, en Bretagne. Ce fut une fin de voyage au rythme d’une croisière tranquille en Bretagne Sud, à naviguer d’île en île : Groix, Belle-Ile, Houat, seuls les Glénans manquent à l’appel pour cause de mauvais temps du sud, ce qui nous a permis de retourner admirer la ville close de Concarneau. Petit à petit, nous sommes revenus dans des eaux bien connues, et nous avons retrouvé famille et amis. La sensation du retour est assez étrange…

Cela dit, nous avons beaucoup de travail devant nous pour adapter Fleur de Sel comme nous le voulons. Et afin de ne pas vous laisser trop longtemps sans nouvelles croustillantes, nous avons le plaisir de vous proposer un petit retour en arrière, avec les photos de Norvège, que nous avons enfin mises en ligne. Vous trouverez un résumé imagé du mois et demi que nous avons passé dans les eaux scandinaves à l’adresse : http://photos.belle-isle.eu/sailing/2009-07-norway/. Bien entendu, nous vous inviterons ultérieurement à aller voir les photos de la suite de notre périple dès que possible, à commencer par les Iles Féroé et l’Ecosse.

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Les téléphones portables captent-ils en mer ? C’était l’une de vos questions les plus récurrentes, et bien qu’il s’agisse dun appareil très terrestre, nous nous en servons aussi ! Car la réponse est à la fois oui et non. Pour continuer dans la série des moyens de communication que nous utilisons, je vous propose donc aujourd’hui de voir quel usage nous faisons du téléphone portable, et la solution que nous avons retenue. On ne sait jamais, cela peut servir à d’autres que nous.

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La nostalgie qui nous habitait était évidente lorsque nous avons tourné le dos à l’Irlande. Nous étions encore sous le charme de ses baies profondes, entourées de hauteurs majestueuses. Mais d’autres rivages nous attendaient de l’autre côté de la mer. Une mer qui porte le nom de Celtique seulement depuis peu, et que beaucoup de gens nomment erronément Mer d’Irlande. Contrairement à cette dernière, qui sépare la Grande-Bretagne de l’Irlande, la Mer Celtique n’est pas fermée et a des contours plutôt flous. Elle baigne les eaux irlandaises, galloises, cornouaillaises et nous mène jusqu’à la pointe de Bretagne. A l’exception du Pays de Galles, c’est le programme de notre route retour.

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Le comté de Clare, malgré ses collines verdoyantes, est le plus inhospitalier de la côte ouest pour le marin. Aucun abri sérieux entre la baie de Galway et l’embouchure de la rivière Shannon. Nous vous avions d’ailleurs laissés devant les falaises de Moher, splendides et sauvages, qu’il ne faut certainement pas longer de trop près dès que le temps se dégrade. Heureusement, depuis notre départ du nord-ouest de l’île émeraude, nous profitons d’un bel anticyclone. Il s’est cependant un peu affaibli le temps de laisser passer un front froid petit mais costaud, et c’est le moment que nous avons choisi pour filer vers le sud.

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C'est notre régulateur d'allure qui barre pendant que nous passons le Fastnet
Nous descendons la côte ouest d’Irlande, cette nuit, dans un reste de front froid peu actif. Cependant, il nous envoie quand même quelques bonnes bourrasques à une vingtaine de nœuds, et fait rouler le bateau. Je veille, tout en faisant la vaisselle du dîner et en recevant les fax météo sur l’ordinateur, et Heidi tente de se reposer pour prendre la relève par la suite. Malgré l’heure tardive, les moins endormis se demanderont donc : qui barre ?

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Les formes splendides de Clare Island sont encore plus belles au petit matin
En quittant Castlebay, le petit port de l’île de Barra, nous savions que les conditions calmes n’allaient pas durer. Malgré le manque de vent, il fallait se hâter, et nous avons donc parcouru au moteur les quelques milles qui nous séparaient de Barra Head, l’impressionnante falaise tout au sud-ouest des Hébrides et surmontée d’un petit phare. Puis, le vent étant suffisant, nous avons commencé notre navigation crescendo, avec un petit souffle d’abord doux et qui est ensuite rentré rapidement dans la journée, pour nous assurer une belle vitesse moyenne. Une fois la nuit tombée, le bateau continuait à marcher rapidement, sous deux ris et vent de travers, tandis que le vent montait encore dans les grains. 30 nœuds de vent ne sont pas un problème, mais la mer se formait rapidement, atteignant 3 à 4 mètres de creux.

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A ne pas confondre avec le blues à bord, que la BLU peut amener de temps en temps, selon ce qu’elle nous envoie. Car la question ici est comment recevons-nous les prévisions météos lorsque nous sommes loin de toute civilisation ? En effet, la précision, fiabilité et diffusion des informations météorologiques de nos jours permettent une navigation de plaisance de très loin beaucoup plus sûre et agréable qu’il y a quelques années. Encore faut-il avoir accès aux informations disponibles.

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Le pont qui mène au château d'Eilean Donnan
L’atterissage eut lieu de nuit. Le Butt of Lewis sera donc resté caché dans la pénombre, ne daignant nous montrer que le faisceau de son phare, très pratique au demeurant. Ce n’est qu’un peu plus loin que le jour a pointé le bout de son nez. Mais déjà depuis la veille au soir, on se sentait en Ecosse. Il a suffit d’une voix, d’un accent, à la VHF. Le bulletin météo diffusé par Stornoway Coastguard nous fait bien sourire, et en l’entendant, on se serait presque crus à la maison. Effectivement, en approchant de Stornoway, la plus importante ville des Hébrides Extérieures, nous reconnaissions baies, pointes, phares et jetées, pour y être passés l’année dernière sur notre route vers le nord. C’est la première fois que nous croisons notre route, que nous revenons quelque part, et c’est un peu une parenthèse que nous fermons. La parenthèse du nord, de la Scandinavie, des peuples, terres et mers nordiques.

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Le célèbre poisson féroïen…
Les Iles Féroé ne sont pas à proprement parler un archipel perdu. Elles sont tout juste un peu reculées, si l’on compare à d’autres cas plus extrêmes, comme Tristan da Cunha ou Pitcairn, dont les communautés vivent véritablement en autarcie. Cela dit, le sentiment que laisse cet archipel attachant est tout de même empreint d’un peu d’isolement, même si les Féroiens sont loins d’être seuls. Tout d’abord ils sont plus de 48’000 ! La population d’une jolie ville, tout de même. Mais en plus, ils ont de vrais voisins. Les Ecossais tout d’abord, les plus proches physiquement (à peine 200 milles les séparent, soit 350 km), même si les Hébrides, les Orkney et les Shetland, les trois archipels les plus proches, ne sont guère plus peuplés. Mais aussi les Islandais, qui sont eux aussi d’origine nordique, et dont la langue est proche du féroïen.

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Les nuages se déchirent pour laisser apercevoir l'à-pic de l'Enniberg
A plus d’un titre, depuis que nous avons quitté les Lofoten, nous sommes revenus vers l’océan. Bien évidemment, ces îles, ainsi que la côte norvégienne dans son ensemble, sont elles aussi bordées par la Mer de Norvège. Mais à force de naviguer dans le skjærgård (chenaux protégés entre fjords et îlots), on en oublierait presque que l’océan mène sa vie juste à côté. On sent parfois la houle, lorsqu’on franchit un passage un peu plus ouvert, mais cela ne dure pas. On subit de temps en temps une petite dépression avec sa pluie et son vent, mais elles sont très atténuées. Et au final, nous avons découvert la Norvège dans une atmosphère beaucoup plus continentale qu’océanique : le vent d’est apporte la chaleur terrestre, et assure le plus souvent un temps étonnemment clément. Mis à part deux ou trois jours seulement où l’eau était animée par les vagues, nous avons surtout évolué sur de l’eau plate, ce qui assure des conditions de navigation optimales.

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Aperçu reçu en mer par fax BLU du monstre avec lequel nous n'avons aucune envie de flirter, même à distance...
Nous étions lancés. Quittée la petite île de Væroy vers 22h avec un bon vent portant, destination les Iles Féroé à environ 600 milles nautiques au sud-ouest. Le soleil offrait son spectacle de feu en déclinant doucement pour se lever sur les Lofoten 3h30 après son coucher, juste alors que nous passions la drôle d’île de Røst : les lumières des habitations se distinguent au raz de l’eau, ainsi qu’une énorme antenne radar, mais plus au sud des falaises sortent de l’eau qui nous rappellent que nous sommes à la porte de sortie des Lofoten.

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